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mercredi, 15 avril 2020

Le coronavirus vu par une Française en Inde - 15 avril 2020

15 avril – Un humain dans la ville

  • Nombre de cas en France : 103 573 (15 729 morts)
    • Jour de confinement : 29
  • Nombre de cas en Inde : 11 439 (377 morts) 
    • Jour de confinement à Gurgaon : 24 / National : 22

Hier je suis allée en voiture au petshop. J’avais essayé 3 sites internet et 2 petshops pour me faire livrer mais leurs stocks étaient à cours alors je suis allée au petshop qui avait du stock mais ne livrait pas. J’avoue j’étais également un peu curieuse de voir Gurgaon vidée.

Sur 15 kilomètres aller-retour, j’ai passé 10 barrages de police et j’ai dû baisser ma vitre 4 fois. La première fois, le flic – masqué et à 2 mètres de ma voiture – me demande mon pass. Comme je n’en avais pas, il me demande où je vais et j’explique dans mon plus bel hindi que je vais acheter de la nourriture à mon chat. Je pense qu’il a pas compris mais il m’a laissé passer. La deuxième fois, il m’a juste demandé ce que je fabriquais. La troisième fois, il a vu ma tête quand j’ai baissé la vitre et m’a signalé de circuler. Et la dernière fois j’ai dû crier que je rentrais chez moi. La flic m’a demandé pas très gentiment d’où je venais et m’a laissé avancer. (Oui parce que j’ai vu presqu’autant de femmes flics que de mecs à tous ces barrages ; et beaucoup étaient sur leur téléphone.).

La rue appartient aux livreurs de Swiggy et Zomato (et quelques autres entreprises) qui profitent que les feux sont quasiment tous éteints :

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Et aux vaches :

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Et parfois aux deux :

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J’ai aussi croisé plusieurs vendeurs de fruits que les policiers ne venaient pas déranger – ils patrouillaient un peu partout, en plus des barrages :

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J'ai aussi vu quelques travailleurs journaliers, certains oisifs et d’autres marchant – je ne sais pas comment ils tiennent dans leurs tentes de fortune avec les températures qui avoisinent déjà les 40 degrés.

Pour le reste, la rue appartient à quelques pékins envoiturés qui en profitent pour faire des pointes de vitesse. Alors que je rentrais tranquillement chez moi, j’ai soudain croisé une voiture lancée à pleine vitesse. Sur cette route vide, j’ai dû piler et je ne sais pas comment il n’y a pas eu d’accident – j’ai vu circuler pas mal d’infos dans les 10 secondes qui ont précédé l’éventuelle collision mais au lieu de voir défiler ma vie, je me suis dit, ça y est cette fois je vais vraiment casser la voiture et comment vais-je survivre à l’hôpital en ce moment ?? Donc je vais faire comme on me dit hein, et je vais rester chez moi, c’est vraiment trop dangereux dehors.

Ironie de la vie, j’ai vu un panneau qui indique le niveau de pollution du moment et donne des recommandations, celle du jour étant de faire du yoga en extérieur. Pourtant, même si on respire mieux, ça reste pas follichon la pollution dans la capitale. J'aimerais bien qu'on m'explique ce phénomène...

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