mercredi, 02 mai 2012
Comment se mettre un éléphant dans la poche
Une expérience dont je rigole encore…
On a tous LE client casse-couilles. Celui qui cherche toujours la petite bête, qui appelle dix fois par jour mais que tu ne peux pas envoyer bouler parce que 1. c’est un client et 2. c’est un bon client.
N’empêche que chaque fois que tu vas le voir, tu sais que tu vas en prendre plein la tête pendant une heure… Appelez-moi masochiste, mais j’y vais tous les mois.
Une soixantaine d’année, un bon quintal.
Mon collègue le voit arriver de loin et me glisse « tiens, voilà l’éléphant ! » (oups c’est pas bien).
Et là, dialogue de dingue :
- Moi : « Bonjour Monsieur, comment allez-vous ? »
- Lui (avec un grand sourire) : « Ah vous trouvez ?? »
- Moi : ?????
- Lui : « Ah oui, peut-être bien que j’ai perdu un peu de poids ! »
- Moi (qui suis en train de comprendre qu’il croit que je lui ai dit « mais vous avez maigri ! ») : « Ah ben oui quand même, c’est bien visible ! »
Le type ça l’a mis d’une humeur formidable !
J’ai passé l’heure suivante à écouter ses griefs et la conclusion de mon collègue : « il était de bonne humeur aujourd’hui » (quand il n’est pas de bonne humeur, on écoute les mêmes plaintes mais c’est beaucoup plus agressif et on sort de là sur les dents).
C’est énorme !! A réutiliser…
08:04 Publié dans Histoires de Samouraï | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inde, poids, client
samedi, 28 avril 2012
Le produit magique
Je ne parle pas souvent du boulot mais là quand même ça vaut le coup…
Alors voilà, j’allai rendre visite à un pharmacien la semaine dernière.
Le type il te dégoûte rien qu’à le regarder. Il mâche du paan (un mélange de feuille de bétel, de noix d’arec et de tabac) à longueur de journée, donc quand il te parle, forcément il a la bouche pleine. Et ce ne serait que ça… Ca déborde de partout, il en a plein au coin des lèvres.
J’ai même entouré sur mon bloc-notes le postillon rouge de paan qu’il a balancé.
Répugnant.
A part ça un type assez sympa, bien que très suffisant.
Il m’a longuement expliqué comment protéger mon entrepôt de la poussière. Pour donner plus de poids à ses propos, il m’a montré mes bras en me disant que j’étais en train de me décomposer et que ma peau ne se régénérait pas avant deux ans (allons bon !). Et là il me sort la « crème magique » (je cite), le truc « qu’on ne trouve nulle part en Inde ». C’était tellement magique que c’était dans une boîte en carton complètement poussiéreuse.
Et là, il se met à déboucher le tube, m’en mettre sur le bras et me dire de faire pénétrer. Pleine de bonne volonté, je masse. Je masse. Je masse. La crème/gel se met à faire des boulettes gluantes bleues qui se collent à mes (pourtant pas nombreux) poils de bras.
Pas concluant ton truc mon vieux !
Allez, vaut mieux en rire… Passons aux choses sérieuses maintenant !
08:00 Publié dans Histoires de Samouraï | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inde, client, paan, crème
lundi, 09 avril 2012
Première sortie à Delhi...
Autre première: sortie "en couple" pour mon Indien préféré et moi. En cinq ans...
Petit retour en arrière. Dimanche, dans la piscine du Neemrana fort palace:
- Vous êtes Française (en Français dans le texte)?
- Oui.
- Vous dansez le tango?
- Euh...
- Vous devez venir à nos réunions tango, deux fois par semaine!
Voila comment ma mère et moi avons rencontre M., une très belle Indienne dans la soixantaine. Célibataire, une fille installée aux États-Unis, gérant une usine de textile à Delhi, passant ses vacances sur la cote d'Azur, sachant faire la différence entre un verre à vin blanc et un verre à vin rouge (moi, à qui ma nationalité semble conférer une expertise automatique sur la question vinicole, je ne connais pas la différénce!)...
M. m'invite le mardi même pour une petite soirée sur sa terrasse. Je prends sur moi et délaisse mon canapé (pourtant Dieu sait si j'ai sommeil!): Il faut que je sorte et me sociabilise. Mon Indien préféré me soutient dans cet effort et accepte de m'accompagner...
Nous arrivons sur une superbe terrasse dans le quartier chic de Defence Colony. Les invités arrivent au fur et à mesure. Petit coup de jeune pour nous que la trentaine approchante inquiète un peu: la moyenne d'âge frôle les 60. Mon Indien a son petit succès: Il y a trois hommes pour 20 femmes! Des femmes qui rigolent en disant que l'homme de leur vie, c'est leur chauffeur!!
Discussions de desperate housewives indiennes... Sur telle femme politique. Sur le bonheur d'avoir un chien. Sur les messes du dimanche à l'église de l'ambassade du Vatican. Sur les enfants qui vivent à Singapour, en Australie. Sur l'éclate de la nouvelle quarantaine (la soixantaine). Sur la zumba. Sur les ONG.
Le tout sur fond de musique: une invitée a sorti sa guitare et ça chante dans la bonne humeur!!
Mon Indien et moi avons pris place derrière le bar. Un endroit indiqué pour briser la glace et passer outre l'incongruité de la situation... Et ça picole sec les nanas!
Une expérience unique (encore une). Une plongée au coeur d'une société dont j'ignorais l'existence. Et une franche partie de rigolade pour ma première "sortie" à Delhi!!
08:00 Publié dans Histoires de Samouraï | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : inde, delhi, sortie, indian desperate housewives
lundi, 26 mars 2012
Le canapé-lit
Une histoire qui pourrait arriver n’importe où. N’empêche qu’elle m’est arrivée ici…
Alors voilà, je cherchais un clic-clac. Un truc un peu sympa. Pas trop comme ça quoi :

Plutôt comme ça :

Bref, j’ai trouvé un gars qui faisait ça à Mumbai. Pour un prix qui m’allait. Et livraison gratuite. Aussitôt dit aussitôt fait : le 13 février je passe ma commande. Ca doit partir 3 jours plus tard. 5 jours plus tard…
09:01 Publié dans Histoires de Samouraï | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : inde, delhi, canapé, canapé-lit, mousse, sofa
samedi, 24 mars 2012
Installation à Delhi... électrique!! - Part 4
A Pune, nous avions jusqu’à 8 heures de coupure d’électricité par jour.
A Mumbai, je n’ai pas eu une seule coupure en 3 ans.
A Delhi, j’ai vite compris que j’allais souffrir… J’ai donc acheté en priorité une espèce de batterie. Le type l’a branchée et pas de problème. Même si ça faisait affreux dans mon salon.
Mais comme c’était vraiment trop moche, nous l’avons fait déplacer ailleurs. Bien nous en a pris.
Le jour même j’ai lancé le micro-onde. Il s’est mis à grogner. Et les enceintes du salon se sont mises à faire chboum chtac chboum chtac. Et alors, c’est quoi ce délire ??
Allons bon, voilà-t-y pas que je prends le jus en débranchant mon ipod de l’amplificateur ; je me brûle !
Le lendemain je constatai que mon micro-onde était bien souffrant en le branchant à toutes les prises de l’appartement.
Et mieux : tandis que je lisais dans le salon, je constatai un étrange cycle : 5 minutes de bonne lumière, 3 minutes de pas bonne lumière. Et ce pendant plus d’une heure. Bon.
Je décide de tenter le diable et lancer la clim dans la chambre (installée un mois plus tôt mais jamais utilisée). Et CHBAM. Plus d’électricité. Rien. Que dalle. Et les plombs sont normaux. Et la batterie fait chtac chtac chtac.
Bon.
Je prends ma douche à la bougie. Je me couche.
Mon Indien préféré prend le relais le lendemain. Dieu seul sait ce qu’ils ont bidouillé pendant les 10 heures qu’ils ont passées à l’appartement…
Bilan : l’électricité marche.
Sauf que.
Le stabilisateur (tout neuf) de la clim de la chambre est flingué.
La clim du salon ne refroidit pas.
Si je branche la clim du bureau, quasiment tous les autres appareils (lampes et ventilos) sont en berne.
Si je lance une machine à laver, ça clignote partout.
Mon grille-pain tire la gueule.
Mon chauffe-eau ne marche pas et quand je branche les autres les lumières se mettent en veilleuse.
Et j’ai pas réessayé le micro-onde.
Bref, on n’est pas sorti d’affaire…
Mais c’est quoi ce bordel à la fin ?? Ca va pas s’arrêter non ??
Il faut savoir que le printemps à Delhi est super agréable. Il fait 20 degrés, les oiseaux chantent. Non vraiment c’est bien. Mais ça ne dure que trois jours… Sans rigoler, on est passé de 15 à 35 degrés en moins d’une semaine. Alors moi j’ai attrapé un coup de chaud évidemment. Mais j’ai pas le temps d’être malade.
Voilà pourquoi quand le pseudo-électricien (qui m’a montré comment on fait des étincelles avec deux fils électriques, tout content) a voulu partir à 21h30 en ayant tout branché sauf ma chambre je l’ai regardé bizarre. Non je n’ai pas d’autre lit. Et l’autre de me dire que j’ai pas besoin d’électricité dans mon lit si ?? Alors chéri, je ne passerai pas une nuit de plus sans ventilo ok ??
Et demain tu reviens s’il te plaît parce que bientôt je ne passerai pas de nuit sans clim !!*
Au final ?
Un autre électricien est revenu le lendemain. Plus âgé. Il payait pas de mine mais en trois heures il nous a rétabli l’électricité, j’y croyais pas. J’osais même pas y croire.
J’ai mis quatre jours avant d’oser réessayer mon micro-onde, je sais pas, j’osais pas… J’osais pas… Mais il marche ! Quand je pense que le premier électricien m’a dit qu’il était mort et qu’il était prêt à l’embarquer alors qu’il recevait juste pas assez de jus….
* En fait j’exagère, je mets la clim le moins possible…
08:00 Publié dans Expatriation (en Inde et ailleurs), Histoires de Samouraï | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : inde, delhi, installation, électricité
dimanche, 18 mars 2012
Installation à Delhi - Part 3
J’ai également dû repérer où acheter à manger (même si je peux pas cuisiner), mon shampooing Kerastase etc.. J’ai failli pleurer de joie quand le type de l’échoppe de matériel électronique m’a dit qu’il pouvait me trouver un électricien, un plombier, un menuisier. Mon sauveur !
Il reste à récupérer les meubles, les rideaux, les cadres, le gaz.
Réparer la sonnette de l’entrée.
Vendre mon frigo.
Faire insonoriser la porte qui donne sur l’appart du voisin.
Trouver une femme de ménage.
Acheter des plantes.
Me débarrasser des cartons.
Et ben tout ça sans voiture, à Delhi, c’est un parcours du combattant. Surtout quand on travaille le samedi.
En plus de ça les magasins ferment à 20h (du jamais vu !) donc on ne peut rien faire en sortant du boulot.
Ce qui m’amène donc à parler de mon travail… Comme à mon habitude je ne m’étendrai pas sur le sujet mais Dieu que c’est crevant de tout mettre en place !!
Sur ce, je vais me coucher… ;)
Welcome in Delhi !!
08:02 Publié dans Expatriation (en Inde et ailleurs), Histoires de Samouraï | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : inde, delhi, installation





































