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lundi, 13 mars 2017

Lecon de propreté

On s’amuse un peu dans la ‘salle du fond’ de l’immigration de l’aéroport de Chicago – où sont seulement autorisés les privilégiés (comme moi) suspectés d’entrer ou de vouloir rester illégalement aux Etats-Unis.

Inde,immigration Etats-Unis,immigration illégale,ordures,policeJ’étais assise, attendant mon tour (où que les officiers se réveillent vu que j’avais l’air d’être la première, à 6 heures du mat), quand un couple de vieux Indiens est entré.

Un officier a suivi, plutôt jovial, ce qui est pour le moins inhabituel dans la ‘salle du fond’. Apparemment il se passait quelque chose de drôle.

L’officier : Hey, j’aimerais bien savoir, juste par curiosité, qu’est-ce que vous avez bien pu faire pour être arrêté pour ‘nuisance’ ?

Le vieil Indien : Reneumeuleu

  • L’officier : Non, non, je suis juste curieux, pas de stress !
  • Le vieil Indien : Reneumeuleu
  • L’officier (qui perd son sourire) : Okay, écoutez, ça fait 4 ans que vous vivez aux Etats-Unis et vous parlez toujours pas anglais ?? Non ?? Alors police ? Arrêté ? POLIIIIIICE ???
  • Le vieil Indien : Reneumeuleu
  • L’officier: Oh, alors t’as juste balancé des poubelles dans la rue ?
  • Le vieil Indien : Reneumeuleu

Inde,immigration Etats-Unis,immigration illégale,ordures,policeMoi : Hahaha mes chers Indiens si on vous avait pas faudrait vous inventer ! En même temps, ce serait bien que l’Inde crée une amende pour jeter des ordures dans les lieux publics, ça potentiellement ramènerait plus de fric que d’augmenter l’impôt sur le revenu. Bon et puis faudrait aussi gérer le ramassage et la transformation des ordures derrières, et c’est pas gagné ça…

(Tout ça est un peu hypocrite de ma part puisque récemment, je me suis fait engueuler sec par mon Indien préféré parce que je jetais mes pelures d’orange par la fenêtre en Irlande, et ma mère le soutenait.)

lundi, 24 octobre 2016

Trop c'est trop! Ou pas...

Récemment, je trouvais l’Inde trop polluée, trop bruyante, trop chaude, trop puante, trop chaotique, trop compliquée, trop emmoustiquée. Trop quoi. C’était sans doute l’effet ‘trois semaines en Europe en septembre, avec un climat idyllique, les paysages superbes d’Ecosse (sans pollution, sans bruit, sans chaleur, sans humains ; sans rien quoi)''. Avec cela, il y a ces dix  questions qui reviennent toujours sur la vie en Inde, et qui me donnent plutôt l’occasion de revenir sur les difficultés - où j'en finis d'ailleurs par me demander ce que je fais toujours là-bas ! - que les points positifs, je sais pas pourquoi. Le retour à ma « réalité » sous 40 degrés et en plein brouillard de pollution a été un peu rude cette fois-ci.

Too much.jpegJusqu’au jour (moins d’une semaine après le retour) où, dans les toilettes de l’aéroport de Chennai, alors que je galérais depuis cinq bonnes minutes à mettre mes boucles d’oreille – j’ai les oreilles percées depuis deux ans mais je suis toujours aussi manchote et me blesse à chaque fois ou presque – quand la technicienne de surface m’offrit son aide. Ce qui valut à mon oreille droite un charcutage limité !

lundi, 03 octobre 2016

Question pratique (mais tabou) sur les toilettes à l'indienne

Si comme ma mère, vous vous êtes déjà retrouvé dans des toilettes sans papier (OH. MON. DIEU.) et que vous vous êtes demandé(e) comment vous alliez bien pouvoir vous en sortir, cette note est pour vous…

India-Toilets-012319105260.jpgSi vous avez voyagé en Inde, (comme ma mère donc), vous aurez réalisé que femmes et hommes se lavent à l’eau après action. J’ai d’ailleurs pas mal dithyrambé sur le sujet (voir ces notes). Jusque-là tout va bien. Ma mère a bien compris. Mais ce qui la turlupine c’est : mais comment elles se sèchent la foufoune ?? Parce que – j’espère que toutes les filles le savent – mais renfiler une culotte sur une zézette pas sèche, c’est doux parfum garanti le soir en rentrant à la maison !

J’avoue m’être posé la question, mais pour m’être retrouvée dans cette situation – avec de l’eau mais pas de papier – j’en avais déduit que toutes les Indiennes faisaient comme moi : utilisaient le premier bout de tissu qui dépasse : la dupatta (l’écharpe qu’elles utilisent un peu pour tout, y compris moucher bébé) ou le sari.

Quand je posai la question à une collègue, elle eut l’air complètement surprise – genre ça lui était jamais arrivé – et après un certain temps de réflexion elle m’expliqua que les femmes se sèchent avec le dos de la main.

Je cherchai confirmation auprès de ma nounou, qui, elle, ne fut ni surprise ni hésitante : c’est le sari qui fait office de séchoir !

A bonne entendeur…