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lundi, 25 mars 2019

A la découverte du Shekhawati

En août 2010, j'ai parcouru, avec mes parents, le Rajasthan. Déjà à l'époque, nous avions fait une pause dans le Shekhawati pour enInde,Rajasthan,Shekhawati,Shekawati,Mandawa,havelis,peintures découvrir les havelis (maisons des marchands) dans ces villages sur la route de la soie (Nawalgarh, Mandawa, Jhunjhunu, Dundlod). Ces maisons, qui ont souvent plus d'une centaine d'années, étaient largement  couvertes de peintures (réalisées avec des minéraux et des végétaux), à l'intérieur comme à l'extérieur. Entre-temps, leurs propriétaires sont partis dans les grandes villes et elles ont été abandonnées. L'irrespect de cet héritage fait souvent mal au coeur. Heureusement, à mesure que le tourisme se développe dans la région, le maintien de ses oeuvres se fait un peu plus pressant. Et puis quand c'est trop compliqué de restaurer, certains n'hésitent pas à effacer ce qui ne leur convient pas (notamment certaines scènes érotiques) et à improviser de nouvelles peintures, dixit l'auteur ci-après:  

Mes photos de peinture en 2010 ici: photos 

Et un bref aperçu de mon court séjour de janvier 2019 ci-dessous:

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lundi, 11 mars 2019

Safari équestre au Rajasthan

D’aucuns disent que je ne tiens pas en place. Or je me sens une âme de casanière invétérée : j’ai un mal fou à quitter ma tanière, surtout mon petit havre gurgaonite. Mais comment résister à une opportunité d’aller faire du cheval dans le Rajasthan?? Me voilà donc partie à Mandawa, dans le Shekhawati, région du Rajasthan désormais touristiquement connue pour les peintures de ses havelis (maisons des commerçants qui vivaient sur la route de la soie).

J’ai tenté le safari équestre, avec cinq jours de monte et des nuits dans des hôtels heritage ou dans des camps. Malheureusement, les dates ne correspondaient pas et les prix étaient souvent dissuasifs. L’un des organisateurs me proposa alors de venir à Mandawa et faire des balades à la journée. Je me laissai tenter...

La race du coin, le cheval Marwari, a les oreilles en pointes qui se rejoignent et une belle énergie. Je me suis payée de chouettes galops sur les chemins sablonneux. Décoiffée j’étais – ou aurais été n’eut été la bombe !

Je m’étais fait une certaine idée de ces promenades à cheval dans le Shekhawati – et, on le sait bien, il faut toujours se méfier de ses attentes. Je me voyais faire des pauses dans les villages, garer mon cheval devant une haveli. Et pourquoi pas aller y boire un chai avec le propriétaire en regardant passer une caravane de dromadaires… C’est stupide puisque les havelis sont dans de petites villes (et je le sais pour avoir déjà visité un peu la région), grouillantes d’activité, pas trop le genre Western.

Alors j’ai sillonné la campagne environnante pendant trois jours. Je ne dirais pas qu’elle est belle, mais elle a le mérite d’être reposante, surtout que je n’avais personne à qui parler, pépère sur mon canasson. Les paysages sont en fait assez monotones : du sol semi-aride avec beaucoup d'épineux et, ici et là, des parcelles cultivées d’un vert ou d’un jaune éclatant. Dans les hameaux (auxquels les touristes n’accèdent en général pas, je n’ai par conséquent pas pris de photo, n’étant pas au zoo non plus, ni photographe de profession), les femmes préparent des galettes de bouse, donnent à manger aux chèvres, lavent le linge, mènent les vaches, les buffles, les zébus etc. on ne sait trop où, les enfants agitent la main « tata », et les hommes dont nous croisons la route nous saluent, « ram-ram », « ram-ji ». Et puis le chemin se vide et c’est la nouvelle envolée au galop :-)

Une belle escapade à cinq heures de route de Delhi. (Les safaris de cinq jours, qui ont sans doute une ambiance un peu plus joyeuse que lorsqu’on monte seule encadrée par deux boys sympathiques mais pas très bavards, ont lieu dans cette région mais également dans celle d’Udaipur.)

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lundi, 25 février 2019

Vacances indiennes: De la chambre à gaz à la poudrière - Part3/3

Inde,Kashmir,Jammu,Cachemir,Gulmarg,ski,skier en Inde, neige,terrorisme.Srinagar,houseboat,dal lake,nigeen lakeLe dernier jour je me suis autorisée un peu de liberté et suis partie m’adonner à mon activité préférée, la marche. Je me suis enfoncée sur un pseudo chemin dans la forêt et j’ai marché, marché, au son de mon MP3. Au début je me suis imaginée héroïne déjouant des plans de terroristes planqués dans les cabanes enneigées. Je me suis mise à faire un peu moins la maligne quand j’ai retiré mes écouteurs pour profiter des bruits de la forêt et que j’ai entendu un pom-pom-pom feutré mais distinct : j’allais finir en déjeuner du léopard des neiges dont on m’avait parlé ! Avant de m’évanouir de frayeur, j’ai réalisé que c’était les battements de mon cœur qui m’affolaient. J’ai alors continué à marcher et retrouvé une zone vaguement habitée. Étrangement, les restes d’un feu devant une cabane, une boîte de conserve vide quelques mètres plus loin et un peu de musique m’ont transportée direct dans un thriller d’horreur, genre True Detective. Une peur autant incontrôlable qu’irrationnelle m’a prise aux tripes et je me suis mise à couper à travers la neige pour retrouver la route. Enfoncée dans la poudreuse jusqu’aux hanches, je n’en menais pas large. J’eus alors l’idée de marcher sous le couvert des arbres où la neige est moins épaisse et je retrouvais vite un chemin. Sitôt arrivée sur le goudron, un Kashmiri me fit monter sur son quad des neiges et me déposa à bon port gentiment et gratuitement !

Les cinq nuits à Gulmarg passèrent vite et j’étais bien contente d’y avoir passé autant de temps, histoire de se sentir un peu à la maison - la plupart des touristes y passent deux nuits dans un tour du Kashmir. L’air était pur pour les poumons, la neige rafraîchissante pour l’esprit. Une jolie petite station de ski, avec sa touche indienne pour ne pas oublier qu’on est en Inde : les taxis qui klaxonnent comme à Gurgaon, les baignoires qui n’ont pas de bonde et ces types qui te harcèlent pour leurs luges (On peut aussi voir ça du bon côté quand on comprend qu’ils sont une option pour ne pas avoir à trimballer ses skis ou ses fesses ;) )

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Avant de rentrer à Delhi, nous avons préféré passer une nuit à Srinagar, au cas où il neige et que les routes soient bloquées. Si les locaux nous recommandaient d’éviter les houseboats à cause du froid, j’en choisis un avec chauffage et quelle expérience ! Notre bateau était sur le lac Nigeen, moins fréquenté que son voisin, le lac Dal. C’était même tellement calme et serein que l’appel à la prière à 6h30 a failli me coller un arrêt cardiaque ! Nous avons fait une balade en barque (sikhara) sur le lac Dal, mais il faisait trop frisquet pour en profiter, malgré la couverture et le kanger du rameur. Et puis il fallut absolument s’arrêter pour visiter une boutique de souvenirs, ce qui m’horripila. Enfin, avoir un aperçu de la vie sur ce lac aux 50 000 habitants qui vivent sur les nombreux îlots est intéressant, et la quantité de houseboats (qui sont plutôt des maisons flottantes et ne bougent pas, contrairement au Kerala) est impressionnante.

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Toutes les photos : lien