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lundi, 27 juin 2011

Voyager avec un Indien, suite…

(cf http://www.indiansamourai.com/archive/2011/06/03/voyager-avec-un-indien-releve-de-l-exploit.html )

 

La veille du départ, alors que le programme est bien ficelé – et il a été en copie de tous les mails liés à l’organisation – voilà-t-y pas qu’il me dit : il faut qu’on aille là, et là, et là, regarde sur Internet. Mmmhhh et mon point dans ta figure ??

 

Plus drôle : la sortie de l’aéroport. Moi : je me jette sur le guide de voyage (surtout ne parler à personne, je les connais pas ces gens-là)… Lui : il se jette sur tous les types qui passent : le mec de la sécurité, le mec des taxis, le mec des charriots. Il leur pose des questions, ils n’ont pas la réponse, ils en inventent une, c’est comme ça.

 

Et un petit débat sur un commentaire du guide : « depuis qu’il y a l’électricité à Batad, les backpackers (les vrais de vrais) trouvent que l’endroit a perdu de son charme ». Moi : c’est ce que pas mal d’Occidentaux recherchent en voyage, l’ « authenticité ». Lui : « je trouve ça complètement stupide, quand il fait chaud, c’est important d’avoir la clim, ou au moins un ventilateur ».

vendredi, 03 juin 2011

Voyager avec un Indien relève de l’exploit !!

Note : ces quelques remarques relèvent d’expériences personnelles et d’échanges et si c’est très général, je pense que c’est assez vrai. On peut certainement en dire aussi beaucoup sur les Français qui voyagent…

 

D’abord, choisir la destination. L’Indien n’est pas un explorateur dans l’âme et il préfèrera éviter les contrées inconnues – si des parents, des amis y sont allés (ou mieux y vivent), c’est préférable.

 

Ensuite, le visa. Les Indiens ont besoin d’un visa pour aller à peu près partout. Et si dans la plupart des pays la procédure n’est pas trop compliquée – d’autant que la plupart des Indiens sous-traitent à des agents, gérer le temps pour faire le visa n’est pas facile facile. Comme pour tout, attendre la dernière minute est préférable.

 

Une fois sur place, la question primordiale va être celle de la nourriture. Pour peu que l’Indien soit végétarien et c’est la débandade… Sinon on est bon pour se faire tous les restaurants Indiens, voire Chinois, qui croiseront notre route. L’Indien n’imposera pas à l’autre de partager son dîner, puisque de toute façon, manger c’est manger – faut vraiment être Français pour penser que le dîner est davantage un moment de partage que de remplissage de panse.

 

Très récemment, mon Indien à moi m’en a fait une bien bonne. Aillant obtenu en un temps record son visa (soit 4 jours avant le départ), il a regardé la météo sur Internet, découvert que c’était le début de la mousson là où on allait – si si, on avait regardé avant et décidé que même si les pluies commençaient ça ne devrait pas gâcher le voyage (apparemment il a dû oublier…). Il a quand même soumis l’idée qu’on change de destination. Ou au moins que j’appelle ma pote là-bas (si si, même si elle est en vacances dans la campagne vietnamienne, elle a bien accès à facebook non ?) pour qu’elle me dise la météo. Une semaine à l’avance… Si je l’avais pas, je devrais l’inventer…

mercredi, 09 mars 2011

Commentaires d'Indien voyageant en Europe

J’ai récemment rencontré un docteur indien qui avait voyagé en Europe…

Il a dû écourter ses séjours à Paris et Berlin tellement c’était insupportable.

 

Ce qui l’a ulcéré c’est qu’une bonne femme le double dans la queue (il a jamais dû faire la queue en Inde lui, ou alors il a toujours doublé tout le monde !) et que les « gens ne parlent pas anglais même si ils connaissent la langue ».

Voilà.
Donc là j’ai expliqué que « connaître la langue » dans ladite expression signifie avoir étudié quelques années à l’école. Et qu’en aucun cas nous ne parlons anglais à la maison, entre amis etc. Pas comme en Inde quoi. Le type est tombé des nues. Et quelques cours ne nous donnent pas l’aisance de répondre au tac-au-tac dans la rue.
Voilà, et puisqu’il m’agaçait, j’en ai rajouté une couche en disant qu’avec son accent, les gens ne devaient même pas comprendre ce qu’il disait !! (Ca m’a rappelé mes premiers jours en Inde où je n’arrivais pas à savoir si les gens me parlaient anglais…)

 

Il aurait dû lire les conseils avisés de son agence de voyage : « Faites l’effort d’apprendre quelques mots dans la langue locale. La plupart des gens sont en général aimables et accueillants du moment qu’ils reçoivent les bons signaux. »

 

Non, lui, le seul truc qu’il a retenu des conseils de son agent c’est :

« Les Allemands apprécient beaucoup les motos. Les Indiens aussi. Mais n’allez pas vous asseoir ni même toucher les motos (qui ne vous appartiennent pas). »
Surprenant…