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mardi, 19 janvier 2010

La vie en rose…

Tout a commencé il y a 11 mois…

Je visitai un appartement, tout blanc, et demandai qu’un mur soit repeint. En orange. Le propriétaire faillit faire une crise d’apoplexie. Et ne s’engagea à le faire qu’après avoir « consulté sa famille » : peindre un mur en orange n’est pas une décision à prendre à la légère…

La famille accepta et j’eus un beau mur de couleur !!

 

11 mois plus tard je déménage. Les scotchs de mes posters ont emporté une partie du mur de couleur et mon propriétaire, aussi con qu’au premier jour, me demande de repeindre. De deux choses l’une : soit je me lance dans la repeinture, soit je lui file de la thune.

Me voilà donc partie chercher un peintre. Et de la peinture orange. Je passe sur la difficulté de trouver un peintre à 6h du soir (celui que j’avais trouvé à midi m’ayant lâchée). Celui que j’ai trouvé (via le magasin de peinture) arrive, gros barbu débonnaire, la chemise à moitié ouverte… Il commence à se changer devant moi et là je me dis « ma cocotte, t’es pas sortie de l’auberge ». Mais bon, il a réussi à dégoter un escabeau (que même Rambo il aurait peur de monter dessus) sur le chantier d'à côté. Ni vu ni connu.

Il commence à peindre le mur blanc et j’ai décidé de ne mettre qu’une couche. Ca fait vraiment peinture de baltringue…

Il insiste pour faire une seconde couche demain mais moi ça me fait chier… Enfin, il faut savoir écouter. J’ai bien dû me retenir de pas le faire moi-même cette nuit !! Là, il est 7h, le peintre est venu à l’heure et la seconde couche rend du tonnerre. On n’aura  même pas fait un travail de pignouf finalement.

 

Et là. Il sort la couleur. Orange. Normal. Sauf qu’en fait, l’ancien mur est rose saumon. Je sens le rire monter en moi. La nervosité, la fatigue, le mur orange. Et la tronche de l’autre abruti quand il va voir son mur en orange !!

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vendredi, 27 novembre 2009

Le meilleur moyen d'apprécier l'Inde...

… c’est d’aller visiter un pays aux antipodes…

 

Je sors la tête de l’eau pour donner un peu de nouvelles !!

 

Pour commencer, rien de tel qu’un voyage en Russie pour se rappeler qu’on n’est pas si mal en Inde !! Et la principale différence – à part que les Russes noient l’insipidité de leur nourriture dans la mayonnaise et les Indiens dans le curry – c’est… le soleil !!

Et qu’on ne voit pas de nanas faire le grand écart en string dans un restaurant d’hôtel…

 

Sinon, l’eau n’est pas potable non plus. Sauf que ce n’est pas indiqué alors j’ai comme qui dirait liquidé le robinet. Et… Rien ! D’aucuns disent que je suis immunisée !!

 

Comme la clim est trop forte ici, le chauffage est trop fort là-bas. Marrant non ?

 

Voilà, vous l’aurez compris, je reviens de Russie… Et c’est à peu près tout ce que j’aurais retenu de la Russie après 3 jours de voyage (professionnel) là-bas… Pas de photo parce que je n’ai pas vu le centre ville et que bon, une usine reste une usine. Même dans la neige…


Contente d’être rentrée !! D’autant que ma bibliothèque est désormais remplie de mes auteurs français préférés, mon frigo de fromage de chèvre, et ma chambre de musique. Je ne me suis pas affichée avec une valise de 30 kilos pour 3 jours de réunion pour rien !!

 

jeudi, 05 novembre 2009

3 ans, l'heure du bilan...

C'est quand même marrant que Sud Radio ait sélectionné le jour "anniversaire" de mes 3 ans en Inde pour une interview - dans le cadre d'une émission (Le Coeur au Sud) pour discuter de l'Inde, de mon expérience tout ça.

 

Alors voici une petite rétrospective :

§          14/11/2006 : http://www.indiansamourai.com/archive/2006/11/14/indian-samourai.html

§          2007 : nada

§          05/11/2008 : http://www.indiansamourai.com/archive/2008/11/05/deux-ans.html

 

Rien d’extraordinaire ces notes…

D’ailleurs Shiv me demande pourquoi je compte. Je fais pas exprès. Quand le 5 novembre arrive, ça fait tilt. C’est tout… Plus qu’un pays « génial », je trouve que l’Inde est un pays challengeant, où chaque jour est différent. Donc voilà, aucune idée de quand/si je rentre en France !!

 

J’ai repris mes notes et voici mon arrivée il y a 3 ans, écrite le soir même :

 

« Dans dix, cinq, quatre, trois, deux, une minutes, nous allons atterrir en Inde et je serai à presque sept mille kilomètres de chez moi. Je ne pourrai pas faire demi-tour. Bon, non, je ne suis toujours pas stressée. Ca m’intrigue de plus en plus cette histoire. Pas de stress non plus dans la (longue) queue de la douane, ni en attendant les bagages. Sans doute me suis-je mis en mode off ; le seul moyen chez moi de surmonter ma timidité c’est d’imaginer que c’est juste une espèce de rêve ! Flippant…

 

Trouver le type avec notre pancarte a failli se révéler une tâche ardue compte tenu le nombre de personnes qui attendaient à la sortie. Patrick a cherché à droite, moi à gauche et on a trouvé facilement finalement ! D’autorité le chauffeur m’a pris le chariot des mains. Soit.

 

Ca sent l’Inde ! Ca sent la même odeur que lorsque j’ai atterri à Delhi il y a six ans. Ca ne sent pas vraiment mauvais, ça sent la chaleur, l’humidité.

Sur le chemin, nous avons croisé deux enfants qui dormaient parterre, Patrick était révolté. C’est pour ça qu’il ne voyagera jamais en Inde pour le plaisir, il ne supporte pas la pauvreté absolue m’explique-t-il. A force de lectures, je me suis faite à l’idée que si les Indiens acceptent cette situation, j’en suis capable aussi… L’avenir nous le dira.

 

Le chauffeur arrête le chariot devant une mini-voiture bien défoncée. Ouhla, c’est pas gagné : nos cinquante kilos de bagages ne rentreront jamais et de toute façon cette voiture ne peut pas aller bien loin ! Heureusement, elle cache une autre voiture, plus grosse et plus moderne. On y a vraiment cru avec Patrick !

Dans le taxi, j’ai l’impression d’avoir toujours été là, c’est bizarre. Je comprends pas trop mal l’anglais (ou pseudo-anglais) du chauffeur, à l’inverse de Patrick. L’odeur, le bruit me sont familiers. J’ai déjà fait ce trajet il y a longtemps. »