vendredi, 01 décembre 2006
Un Déjeuner Indien - Grand Moment de Solitude
Ce matin, je me réveille à midi. Nous avons RDV à 13h chez le fils du ministre-de-chais-pas-quoi-et-d'ailleurs-je-m'en fous. Prajay vient me voir à 12h30 pour me dire que nous partons vers 13h15. Soit. Puis il revient à 13h en disant qu'on doit partir dans 5 minutes. Je m'installe aussitôt dans l'entrée pour l'attendre. Au bout de 20 minutes je décide d'aller aux toilettes. Et là il vient frapper violemment à la porte parce que je suis pas prête!!!!
Nous arrivons donc à 14h, quand tout le monde a fini de déjeuner. J'ai horreur de ce genre de situation... Et puis le déjeuner: 8 personnes, toutes anglophones. Elles n'ont quasiment pas décroché un mot d'anglais. Comment avoir l'air de pas se faire chier quand on ne comprend pas un mot?? Je vous le demande!! Total, à la fin du repas, j'ai pris le prétexte de passer un coup de fil et je me suis installée au salon avec mon MP3 et mon Sudoku. J'ai trouvé ça extrêmement malpoli de ma part; ça voulait dire clairement "je me fais chier" mais c'était trop pour moi.
Et la bouffe! Notre hôte voulait me faire découvrir la nourriture maharati. Résultat ils ont passé le repas à me regarder galérer avec ma cuiller (j'arrive pas encore à manger avec les doigts, je m'en fous partout, comme eux avec une fourchette) et m'étrangler avec les épices. Quel intérêt de cuisiner si c'est pour noyer le tout dans le citron et le yaourt pour tuer la puissance de ces foutues épices hein???
Pour me récompenser de ce sale déjeuner, j'ai eu droit à des chocolats Lindt. Ils ont compris cash que ça me plaisait ça! Prajay aussi ça lui a plu. Qu'est-ce qu'il vient nous faire chier après avec ces histoires de diabète?? Qu'il commence par arrêter les 2 whisky quotidiens et qu'il liquide les tobleronnes géants de sa chambre!! Parce que ces histoires de diabète, la terre entière est au courant maintenant.
Voilà, ma patience est à bout!!! AAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Et pour compléter le tableau, impossible d'acheter un scooter sans passer un permis spécial - quand on voit comment ils conduisent, on se demande à quoi ça rime! Et puis les intouchables se rebellent, y a eu 2 morts à Pune hier. A part ça, il fait beau!!! Aie aie aie
11:32 Publié dans Histoires de Samouraï | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : inde, quotidien |
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mardi, 28 novembre 2006
Quand un samouraï pète un plomb...
J’ai trouvé cette petite salope dans mes fringues et c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Prajay s’est barré ce matin sans rien dire de son programme et surtout avec la voiture ; j’ai bossé toute la journée – malgré la chaleur. Et j’ai failli péter un câble quand Claire Marie m’a proposé de sortir et que je n’ai réalisé que je n’avais pas les moyens logistiques de faire ce qui me chantait. C’est tout simplement insoutenable d’être dépendante de quelqu’un, ne serait-ce que pour aller boire un verre ou aller à la poste.
Alors quand j’ai vu cette blatte, je me suis dit merde, je prends un rickshaw et advienne que pourra. Pour dire à quel point mon appart est excentré : j’ai mis une heure pour arriver chez Claire Marie. Et pour couronner le tout il s’est mis à pleuvoir des cordes (littéralement) et j’étais trempée dans mon rick.
Mais ça valait grave le coup !! J’ai passé une super soirée avec Claire Marie (une Française), et ses collocs Amy (une Américaine) et Thomas (un Irlandais). On a trippé pour aller au resto, planqué deux par deux sous les parapluies alors que la pluie nous attaquait par derrière. On a bien mangé (italien). On a partagé nos expériences de petits Westeners dans la jungle indienne. Et surtout je n’avais pas mon chaperon pour me surveiller. Il m’a d’ailleurs appelée vers 23h, non pas pour me demander si j’allais bien mais pour me rappeler qu’on doit partir tôt demain matin !! Le vieux jaloux. On croit rêver ! Il aura beau faire, même si je lui suis reconnaissante de tout ce qu’il fait pour moi, je ne tripperais jamais avec lui comme avec Claire Marie, Amy ou Thomas – ne serait-ce que parce qu’il a 40 ans et que c’est mon boss. Que les choses soient claires bon sang.
Le problème de l’éloignement s’est à nouveau posé pour le retour : 1. il faut trouver un rick qui accepte d’aller jusque chez moi, 2. il faut négocier les tarifs de nuit. Même si j’ai eu beau insisté pour rentrer seule – on est un samouraï ou on ne l’est pas – Thomas a eu la gentillesse de me raccompagner.
Voilà, j’ai pris le taureau par les cornes, je ne serai plus jamais coincée ici. Et puis s’il le faut j’achèterai un scooter. Bonzaïïïïïïïïïïïïïï !!!
20:10 Publié dans Histoires de Samouraï | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : inde, cafard, quotidien |
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