Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 12 mars 2014

Parce que voyager en train en Inde c'est une expérience...

Inde,voyager,train

mercredi, 26 février 2014

Virée à Kanyakumari et à Kovalam

Quand des visiteurs viennent nous voir en Inde, on les emmène dans les « beaux » endroits, histoire qu’ils reviennent (ou au moins qu’ils se cassent pas en courant)… C’est ainsi que je suis retournée récemment au Kerala…

En Inde il y a un dicton « Work hard, Party hard », genre « Travaille dur et fais la teuf à fond ». J’ai donc profité d’être dans le sud pour aller voir la pointe de l’Inde, Kanyakumari. On m’avait demandé plusieurs fois si ça valait le coup et c’était l’occasion ou jamais d’aller vérifier par moi-même !

Voilà donc qu’après 6 heures de train de nuit (Cochin-Nagercoil), je me retrouvai à 5 heures du matin sur un quai de gare en train d’essayer d’ouvrir les yeux, capter un rickshaw et partir pour Kanyakumari… Arrivée sur place nous trouvâmes un hôtel sympa – pas de fenêtre, peinture jaunasse, propre à part des bouloches de poussière et de cheveux morts mais avec la télé !! A peine le temps de se laver les dents, nous nous dépêchâmes d’aller voir le lever de soleil. L’intérêt d’être à la pointe de l’Inde c’est en effet de pouvoir voir le coucher du soleil ET le lever !! Petite balade sympa sur une jetée, un ciel couvert et finalement le soleil qui sort !!

Mes pas se firent traînants sur le retour… Après un stop dosa (les crêpes locales), mon lit m’accueillit à bras ouverts (je m’inquiétai quelques instants du fait qu’il puisse y avoir des rats dans la chambre) mais la fatigue eut vite raison de  mes craintes !

Trois heures plus tard, ragaillardis, nous nous mîmes en quête du ferry pour rejoindre le rocher dans la mer au bout de la pointe. Comme le matin au lever du soleil, nous n’étions pas les seuls à avoir cette idée : la queue faisait plusieurs centaines de mètres ! Heureusement il y a un système : au lieu de payer 34 roupies, tu peux en débourser 167 (2€) et griller toute la queue ! Alors certes c’est pas très égalitaire mais quand il fait 35 degrés et qu’il y a des milliers d’Indiens, ça ne dérange pas très longtemps…

Nous fîmes le tour du rocher, visitâmes le mémorial du saint Vivekananda dont je ne sais rien si ce n’est qu’il a médité trois jours sur ce roc et nous repartîmes déjeuner.

Il s’avéra ensuite que nous avions à peu près fait le tour des activités de Kanyakumari !! A part le musée de Vivekananda et quelques églises… Et comme c’est une ville de pèlerinage, c’est blindé de monde, d’hôtels pas chers, et de bouffe quelconque… Il n’en fallut pas plus pour décider de mettre les voiles et rejoindre Trivandrum plus tôt que prévu (à savoir le jour-même au lieu du lendemain !). Et tant pis pour le coucher du soleil !! Après tout on l’a tous les jours sur Juhu beach depuis la fenêtre du bureau !

Le (seul) chauffeur de taxi qui voulut bien nous emmener s’avéra un fieffé escroc (2 000 roupies pour 80 kilomètres !) et nous prîmes donc le train (20 roupies chacun) ! Perso j’adore le train. Y a de la vie. Les paysages sont magnifiques. Y a du vent. J’aime moins quand on reste coincés des heures pour laisser passer les autres trains mais bon, faut s’avoir être patient ! Il nous fallut donc 4h30 pour couvrir les 80 kilomètres et débarquer dans le capharnaüm de Trivandrum (la plus grande ville du Kerala). Capharnaüm exacerbé par le bordel du festival Attukal Pongala – un festival pour la déesse Devi qui a été enregistré au Guiness des records pour le plus grand rassemblement de femmes au monde et qui fait l’heur des marchands de pots en terre (remplis de riz et de sucre de palme pour faire offrande) et qui jonchent les rues (y a des montagnes de pots partout !!).

Notre rickshaw, un fou furieux, se fraya un chemin et nous taillâmes la route jusqu’à la plage de Kovalam. Un genre de Goa en plus organisé : avec une belle promenade et tout, des vendeurs de pacotilles qui font pas chier (à savoir qu’ils dégagent quand on dit non), de la bonne bouffe (ah le beef fry du restaurant The Beatles !), des traitements/massages ayurvéda à gogo et une belle mer !! Que demander de plus ??

La fin de notre voyage illustre mon adage : « Le problème en Inde c’est que tu peux te trouver un paradis et t’y détendre, le retour pour rentrer chez toi te flinguera toute ta quiétude. » Et ben PAN !! 1h10 pour faire les 12 kilomètres qui nous séparaient de l’aéroport le lendemain. Nous arrivâmes littéralement 3 minutes avant que le guichet du dernier vol pour Mumbai ne ferme ; et j’avais littéralement les nerfs en vrac !!

Paye ton week-end !! 24 heures de transport en 48 heures, 1 bus, 2 trains, 2 rickshaws, 2 avions. Mais je suis rentrée chez moi plutôt fraîche (et plutôt très rouge) et ravie !!

Allepey, Kumarakom, Kovalam, Kanyakumari - Feb 2014

vendredi, 30 août 2013

Imli-ji dans le Madhya Pradesh - Part 1

Quand j'ai re-déménagé à Mumbai en janvier, j’ai dû trouver une solution pour transporter ma voiture et l’idée de faire un road trip de Delhi à Mumbai avec ma meilleure amie, genre Thelma and Louise, m’a semblé formidable ! J’étais à fond dans mon délire !

Bon on aurait eu une I20 en lieu de décapotable et le Madhya Pradesh au lieu de l’Ouest américain comme décor. Thelma and Louise version IndianSamourai quoi… Peut-être pas aussi glamour et tout mais on fait avec ce qu’on a, pas vrai ?!

Mais bon il faisait froid, Thelma était pas dispo, y avait mon chat à transporter, l’état des routes laissait à désirer et tous mes amis indiens me déconseillaient de faire ce road trip donc j’ai fini par abandonner l’idée et prendre l’avion…

 

J'ai fait plus ou moins le même itinéraire avec mes parents cet été et j'ai zéro regret d'avoir annulé le road trip ! Ma voiture serait probablement bonne pour la casse et mon dos aussi. A supposer que nous ayons réussi à atteindre Mumbai ! 

MP trip.jpg

 5 heures pour faire 250 kilomètres entre Gwalior à Orchha. Avec une « bonne » route. La mauvaise route fait 125 kilomètres mais apparemment c’est vraiment l’enfer. Je peux même pas imaginer ce que cette «  mauvaise » route doit être après m’être tapé la «  bonne » route : cent bornes à zigzaguer entre les trous et cent-cinquante bornes d’une nouvelle autoroute, moins trouée mais tout aussi fréquentée par des camions, des gens, des charrettes, des vaches, et Dieu sait quoi d’ autres... L’anarchie totale... 

Ce qui m’a confortée dans mon choix du train de Delhi à Gwalior (3 heures) et de Gwalior à Indore (une nuit) ! J’avais longuement hésité à faire tout le voyage en voiture…  

 

J’ai trouvé que Gwalior était une petite ville très (trop ?) animée. Mais c’est peut-être dû au fait que nous avons visité le fort le jour de la fête de l'Indépendance. Il m’a semblé que le million d’habitants de Gwalior avaient décidé de faire comme nous et aller au fort... Nous étions constamment entourés. C'était même drôle de voir à quelle vitesse une foule se rassemblait autour de nous quand nous nous déplacions dans une nouvelle pièce du fort... Malheureusement ma GoPro n'avait plus de batterie.  

 

Après une heure ou deux, ce manège a cessé de me faire marrer. Il faisait très chaud (38 degrés) et j'ai commencé à étouffer. Nous avons alors trouvé refuge dans l'hôtel « heritage » de la chaine Taj. Sympa mais sans âme. Alors nous nous sommes rabattus sur notre hôtel «  heritage », le superbe Deo Bagh de la chaine Neemrana !