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lundi, 28 septembre 2020

Voyager de la France à l'Inde à l'heure du Covid - Le Covid vu par une Française en Inde 28.09

Puisque l’été indien se terminait en France, il a bien fallu aller le poursuivre… en Inde. Si j’ai eu bien du mal à me décider à y aller – pour cause de paralysie décisionnelle, sans doute liée au contexte covidien – j’ai malgré tout réussi à en profiter un maximum ! Tout en ne faisant que le minimum, c’est-à-dire en se posant ici une semaine, là une autre semaine, sans trop en faire. Alors bien sûr, il y a eu mes amis que je n’ai pas pu voir ; en réalité je n’en ai vu quasiment aucun. Cet été c’était plutôt ambiance troisième âge pour moi, et qu’est-ce qu’ils ont la patate ! Ça picole, ça pédale, les soixantenaires d’aujourd’hui sont les nouveaux trentenaires. À tel point que je me suis demandé si quelque chose ne tournait pas rond chez moi, qui avais les batteries un peu à plat. Mon mari en a pris plein les mirettes sur les plages du sud, le pauvre ne savait plus où donner de la tête avec toutes ses filles hyper bien gaulées qui faisait du yoga en string et seins nus sur des stand-up paddles (j’exagère à peine). Nous étions très loin de la morosité indienne où rien ne retournait à la normale, ne serait-ce que le temps de vacances, et où chacun restait chez soi à ruminer. (Un autre vent de liberté que j’ai remarqué : plein de filles ne mettent plus de soutien-gorge, est-ce une nouvelle tendance ?)

Mais voilà, après une véritable bouffée d’oxygène, il a fallu rentrer. (En fait non, on aurait pu rester vu que je travaille de chez moi et que les écoles ne semblent pas prêtes de se ré-ouvrir mais il y a un seuil, invisible et movible, au-delà duquel je suis en danger de ne plus rentrer en Inde du tout, alors oui, il a fallu rentrer…)

Voilà quelques notes sur la procédure pour prendre un vol international avec atterrissage à Delhi (c’est différent pour chaque aéroport en Inde), pour ceux que ça intéresse :

  • Si vous ne voulez pas faire la quarantaine institutionnelle de 7 jours, vous pouvez demander une exemption. À condition de voyager avec un enfant de moins de 10 ans, d’être enceinte ou très malade, avoir un décès familial ou d’avoir un test négatif de moins de 3 jours. Il faut alors, au moins 72 heures avant le départ, remplir ce formulaire https://www.newdelhiairport.in/airsuvidha/covid-19-exempt... : Au bout de 48 heures, j’ai reçu la confirmation que ma demande était acceptée. J’ai imprimé le papier que l’on m’a demandé à l’arrivée – le type l’a regardé mais d’assez loin. Ensuite, on vous tamponne le bras, pour bien vous rappeler qu’il y a 2 semaines de quarantaine à la maison à se taper.
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  • 2 jours avant le départ j’ai reçu un mail de l’ambassade de l’Inde avec un Google Form à remplir. Je l’ai imprimé et ça a été vérifié au moment de l’embarquement. Ils ont aussi pris un formulaire ‘Undertaking cum indemnity bond’ que l’on peut remplir à l’aéroport ou télécharger.
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  • Dans l’avion, on nous a remis 2 autres formulaires que j’ai dûment remplis et que personne ne m’a demandé.

À l’aéroport, pas grand-chose à déclarer si ce n’est que nous sommes sortis en 40 minutes chrono. À la montée dans l’avion on nous donne une visière à mettre à l’arrivée (pas pour monter dans l’avion ni le temps du vol) ; et puis 100 mètres plus loin on nous demande de l’ôter – y a ptêt une opportunité de changer un truc. On nous avait dit de faire attention sur les quotas d’alcool ou les produits alimentaires ramenés de France mais sur notre vol, les douanes n’ont vérifié personne. Le duty free se débarassait de ses chocolats proches de la date d’expiration : pour 30€ d’alcool acheté, ils offraient pour 150€ de Milka, Kinder etc. Le retour s’annonçait sous les meilleurs auspices !

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lundi, 28 novembre 2016

Trekking au Népal en aout – Chapitre 3, Où trekker au Népal en août ?

Aussitôt dit aussitôt fait ! Je contactai quelques agences, pour connaître la faisabilité d’un trek en août, avec deux  bébés de 20 mois et une femme enceinte (je passais sous silence la mamie avec les genoux pétés, faut pas trop en rajouter). Deux me recommandèrent le Annapurna Panorama (Poon Hill) trek avec dans les plus : basse altitude (3 000 mètres), court (oui parce que pour ajouter aux contraintes nous n’avions qu’une semaine) et « assez facile », avec en prime des nuitées en guest-house et pas en tente. Parfait non ?? Mon père ne l’entendit pourtant pas trop de cette oreille, très inquiet de la pluie en cette saison. Heureusement il trouva le blog d’un quidam qui disait que c’était tout à fait possible !  J’achetai les billets d’avion illico.

Mon amie décida de se passer de l’avis de la gynéco mais nous regardâmes un peu ce que d’autres trekkeuses avaient à dire sur le sujet sur les forums et à peu près tout au Népal posait problème pour une femme enceinte : l’altitude, l’hygiène, l’accès aux soins, les soubresauts sur les routes. Or nous avions un petit trip de 7-8 heures pour arriver à Pokhara. Si l’agence me soutint mordicus que ce n’était pas un problème, on me la fait pas, je vis quand même en Inde et à part une autoroute au Gujarat, y a pas de route qui soit pas pénible, sans trous ni animaux ni tracteurs à contre-sens ! Alors je vois pas bien comment le Népal peut faire mieux. Sans porter de jugement.

Avec deux bébés super actifs et un autre à l’état larvaire, les sept heures de bus en transport public je les sentais pas. Sans oublier que je l’ai déjà fait ce trajet en bus au Népal et que si j’ai dormi tout le trajet, mon ancien boss, qui vivait depuis 15 ans en Inde, a eu la peur de sa vie sur ces routes de montagne népalaises.

J’envisageai donc l’avion ! Un peu à reculons parce que j’avais déjà pris la foudre au-dessus de Katmandou, et les turbulences dans un coucou en période de mousson, merci bien ! Surtout qu’une amie me mit immédiatement en garde : « renseigne-toi bien, les avions ont tendance à s’écraser au Népal ». Et en effet, depuis deux crashs sévères en début d’année, les agences françaises au Népal ne proposent plus de vols domestiques.

Au final, ce qui m’inquiétait le plus avec l’option Népal, c’était donc les turbulences d’avion et les nausées de ma copine – ma grossesse ayant été sans pitié, trekker du salon à la chambre se révélant souvent au-delà de mes forces les premiers mois ! Pour l’hygiène, j’avais pris mon parti de me dire que vivant en Inde, elle était un peu aguerrie. On peut aussi voir le verre à moitié plein et se dire qu’après tout les Népalaises himalayennes font bien des bébés elles aussi. Sauf que bon, la Népalaise himalayenne enceinte de quelques semaines et qui a jamais quitté ses montagnes, tu la plonges dans la folie routière de Gurgaon, c’est la fausse couche garantie (ou presque), voire même la crise cardiaque !

Et puis là-dessus, une grosse pluie, éboulements et glissements de terrain au Népal font la une des journaux. Et je jetai l’éponge… A ce stade, je déléguai à mon mari. Parce que bon. Trop c’est trop !

lundi, 21 novembre 2016

Trekking au Népal en aout – Chapitre 2, Où trekker en Inde en août ?

Restait plus qu’à trouver l’endroit où baptiser notre sac… Et là… Pas facile. Parce qu’en août, il pleut en Inde. Pas tout le temps mais assez pour rendre une randonnée un peu pénible.

Je connais notamment deux coins secs et superbes : le Ladakh et la Spiti Valley. Mais j’avais déjà exploré les lieux (en août, et en toute sécheresse) mais l’altitude me faisait un peu peur avec mon petit. Ma mère avait par exemple eu un sal mal d’altitude dans la Spiti Valley.

J’explorai ensuite l’Himachal Pradesh, avec des options autour de Manali (moins haut et moins loin que la Spiti Valley) mais les 15 heures de bus pour s’y rendre m’ont arrêtée net. A la grande surprise de l’organisateur local qui voyait pas le problème – et très franchement je sais pas comment les Indiens font pour se taper des trajets pareils avec des enfants…

Je partis ensuite sur la piste de l’Uttarakhand où j’avais fait un très beau (et mouillé) séjour en août dans la région de Kumaon. Mais posée dans un chouette hôtel, la pluie sonnait plus romantique que sous tente. Pourtant de nombreux treks dans cette région ne se font QUE pendant la mousson, la plupart étant des pèlerinages. Faut croire que c’est donc possible. Une grosse pluie mit fin à mes considérations, quand j’entendis parler de nouveaux glissements de terrain – fallait voir la débâcle en 2013, avec la disparition de quelques 5 700 personnes suite à trop de pluie.

Je finis donc par m’orienter sur le Cachemire et achetai les billets d’avion avant que qui que ce soit ne vienne me décourager : je la connais la réputation de Cachemire mais si on se base là-dessus on ne fait plus rien ! Immédiatement ma prof de Pilates (Kashmiri) me mit d’ailleurs en garde : c’est de la folie d’y aller un 15 août (jour de l’Indépendance de l’Inde) quand les insurgés qui veulent faire sécession profitent de la fonte des neiges estivales pour aller mettre un peu le bordel dans la capitale. Bon ben tant pis, les billets étaient pris, on verrait bien ! Et là, PAN !, à peine quelques jours plus tard, un insurgé se fait buter, le conflit reprend de plus belle, 350 personnes sont blessées, le couvre-feu est mis en place. Pas de panique. Il me reste un mois avant le départ, ça va bien se calmer.

Et puis pour en rajouter une petite couche, quelques jours plus tard, j’apprenais qu’une fille de notre groupe était enceinte ! Là ça commençait à faire beaucoup pour bibi… Elle demanda conseil à sa gynéco qui réagit sans ambiguïté : « Faire un trek au Cachemire en août ? Mais pourquoi ?? Tu vas pas aller au Cachemire maintenant non ? Moi je suis du Cachemire et je te le dis cash, c’est niet en ce moment ! ». Elle lui demanda donc de faire abstraction de la destination et de lui dire si elle pouvait faire un trek… Et elle était pas chaude chaude : ce qui l’angoissait c‘était l’exercice physique, quand on recommande d’y aller mollo pendant le premier trimestre. « Pourquoi tu veux te fatiguer ? » Elle renonça à lui expliquer ! Parce que c’est vrai, au fond, quand on y pense, pourquoi se fatiguer ??

Et voilà, nous étions à trois semaines du départ, sans début de programme. Ça continuait de péter au Cachemire, à tel point que les compagnies aériennes et agences touristiques remboursaient les billets d’avion à 100%. Et pour tout dire je commençais à me demander si tout ça n’était pas un signe du destin, genre allez donc vous reposer au bord de la mer dans un resort pépère… Je trainais donc sur la toile, des îles Andamans à Koh Sa Mui, quand je tombais sur un site avec en bas à gauche un encart Népal. Mais c’est bien sûr !! Le Népal !!