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samedi, 15 mars 2008

Indian Samourai à la ferme

Avant de rentrer en France, je suis allée faire un tour dans le Tamil Nadu, près de la station de montagne Ooty. Nous avons voulu aller faire un tour sur un lac; j'ai bataillé pour convaincre Shiv de ne prendre ni le pédalo ni le bateau moteur mais le... rameur! Sauf que en Inde, sur le rameur, interdiction de ramer sur le rameur!! Il y a un Indien pour ça! Top romantique... mais ça crée de l'emploi j'imagine.

Ensuite, séjour en ferme moderne ! Un paysage comme on en n’attend pas en Inde, à 20 km du moindre village. Mais comme tout ce qui vient de l’Occident, l’Inde a avalé, digéré et régurgité le concept de la ferme pour en faire un endroit où : y a de bons gros lapins, mais on ne les mange pas (si vous êtes comme moi et que vous vous demandez « mais alors pourquoi élever des lapins ? » Ben pour le show pardi !) ; y a des poulets, mais on ne les mange pas (là je comprends moins la logique parce qu’ils servent du poulet à table, mais là encore, les poulets, c’est pour le show !) ; y a des légumes qui poussent partout, mais la salade ne figure pas au menu (et pourtant, que la laitue est bonne quand on finit par se faire comprendre et se la faire servir !) ; y a des chevaux, mais on ne les monte pas sans un type pour tenir la bride : explication : ce sont des chevaux de course, ils sont intenables ! Les balades restent sympas et j’ai réussi à squatter un cheval pendant dix minutes…

Nous nous sommes finalement pas mal rabattus sur la pêche (avec un bout de bambou) et y avons passé de nombreuses heures ;)

Il n’y avait qu’un couple avec nous dans la ferme, jeunes mariés qui ne se connaissent pas, ne s’adressent pas la parole pendant le dîner et ne fait aucune activité ! Total, nous avons investi sans complexe le « saloon », avec notre musique à fond, en jouant au Uno auprès du feu…

Un endroit hors du temps, magique…

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01:50 Publié dans Virées en... Inde! | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ferme, ooty |  Facebook | |

jeudi, 28 février 2008

Creusé dans la roche...

Photos : voir juste à droite.

Ce week-end, je me suis décidée à aller voir le « joyau » du Maharashtra : les grottes (ou plutôt les temples creusés dans la roche) d’Ellora et Ajanta (classées au patrimoine de l’Unesco). Bon, c’était énorme, et le truc bien c’est que même si on voit des photos, la réalité surpasse de beaucoup ce qu’on peut imaginer… Donc il faut y aller !

Mais attention, il faut le mériter… ça n’a donc pas été de tout repos : départ à 6h du mat’ samedi, 5-6 heures de bus jusqu’à Aurangabad. Hop on saute dans un bus direction Ajanta. Hop on saute dans un autre bus pour aller voir les grottes (à 4 kms de l’entrée du site). Et hop hop hop, 2 heures de marches (d’escaliers quoi) pour voir les grottes. Et hop, re-bus, re-bus, dîner et dodo…

Dimanche matin, lever à 7h30 (nous n’en perdrons pas une miette, même si mon ami Bing est malade – oups le vilain biryani au poulet…). Nous passons la journée à visiter la région en rickshaw : les grottes d’Ellora, Khultabad : le tombeau d’Aurangzeb (qui a donné son nom à Aurangabad), le fort Daulatabad (Deogiri Fort) (mais il fait trop chaud pour visiter), Panchakki : le moulin à eau, et pour finir en beauté, le « Taj Mahal du pauvre » : Bibi Ka Maqbara. J’étais une carpette en rentrant dimanche soir à Pune, mais j’en avais pris plein la vue et m’étais bien marrée avec Bing…

Alors c’est hyper touristique, avec le côté chiant des vendeurs à la sauvette qui nous harcèlent MAIS, et c’est assez surprenant, on ne se marche pas du tout les uns sur les autres pendant les visites. Et puis quand on demande le prix de la course aux rickshaws, ceux-ci répondent souvent (pas toujours évidemment !) : « comme tu veux » !! La plupart propose en effet un tour à la journée et se met les clients dans la poche comme ça. Nous en avons croisé trois super sympas…

Voilà la fiche de route. Petit conseil : commencer par Ajanta, les grottes étant plus anciennes, elles sont moins impressionnantes qu’Ellora même si elles valent carrément le déplacement. A Ellora, possibilité de commencer par la dernière grotte : ça va contre l’ordre chronologique, mais on est moins fatigué qu’à la fin… Gros conseil : allez-y en TONGUES !

Ajanta (106 km / 2h30 de route depuis Aurangabad) - Particularité : peintures.

29 grottes bouddhistes qui datent de 200 ans avant J.C. à 500 après. Creusées dans du basalte dur en partant du plafond et en descendant jusqu'au plancher, une technique utilisée de façon générale en Inde.

Découvertes par les Anglais lors d’une partie de chasse en 1819.

Ajantâ était un centre monastique et universitaire. Les grottes se classent en deux catégories, celles qui servaient de refuge aux moines durant la saison des pluies, la première apparue, et celles qui servaient plutôt de salles de réunion et de prière.

Ellora (30 km d’Aurangabad) - Immanquables : les grottes 16 (temple de Kailâsanâtha) et 32 (grotte jaïn).

34 grottes : architecture troglodytique datant du 5ème au 13ème siècle après J.C. :

La coexistence de ces structures démontre la tolérance religieuse dont l'Inde a toujours fait preuve.

Le temple de Kailâsanâtha (725-755) est le joyau du site, un édifice en forme de temple, complètement excavé de la falaise. Il a été creusé dans un seul roc et couvre une zone qui fait deux fois le Parthénon d’Athènes. La construction de ce temple montre les capacités du génie humain : 200 000 tonnes de roches ont été retirées, et ça a duré pendant 100 ans.

Bibi Ka Maqbara

Construit par le Prince Azam Shah, fils de l’Empereur Aurangzeb, à la fin du 17ème siècle, et dédié à sa môman. Bibi Ka Maqbara signifie littéralement “Tomb of the Lady” mais est advantage appelé le “Taj Mahal du pauvre” parce qu’il a été construit pour faire concurrence au Taj Mahal.

Il est essentiellement fait de grès et les murs sont plâtrés (c’est moins onéreux que le marbre).

Coût : Total : 1,800 roupies (40 ).

AR Pune-Aurangabad en bus : 340 roupies (non AC) / AR Aurangabad-Ajanta en bus : 130 roupies / Nuit : 500 roupies / Visites : 250+250+100 = 600 roupies / Rickshaw pour la région d’Aurangabad (la journée) : 200 roupies.

lundi, 28 janvier 2008

Week-end à Arambol, Goa

Mardi dernier, Emmeline, ma pote de collège m’a rendu une petite visite à Pune… Comme c’était un peu court (une soirée et une journée), j’ai décidé de la rejoindre à Goa pour le week-end, et Marie-Aymée s’est jointe à l’aventure. Je dis bien aventure…

Jeudi soir, alors que je vais acheter les billets de bus, tout est complet : sleeper (annoncé à 900 Rs. quand même), semi-sleeper, plus rien. Option de la dernière chance (selon Shiv) : aller à Swargate (le lieu de départ des bus pour Goa) tôt le lendemain matin et choper les derniers tickets. Pleine d’espoir (même si j’y crois pas trop), j’ « envoie » Marie chercher les tickets le lendemain matin. A 11h30 elle m’appelle pour me demander où est Swargate. Bon, on n’est pas très bien barrées !! A 12h30, elle a trouvé des billets, semi-sleeper, et en plus pour 300 Rs. Yeepaaaaaa ! Trop géré !! J’ai eu tort de douter…

Le soir, 21 heures, nous arrivons à Swargate. Marie a l’air de savoir où elle va et moi j’ai l’impression que ce n’est pas là où je prends le bus d’habitude. Nous arrivons finalement au terminal et ce n’est décidément pas là où je prends le bus d’habitude… C’est un terminal de bus « locaux » bondé, avec des bus pourris, et qui n’augure rien de bon ! Après 2-3 passages au guichet, le type nous confirme que nous avons réservé des places dans un de ces bus (en fait ce n’était pas semi-sleeper, c’était semi-luxury, je ne ferai pas de commentaire là-dessus…) !! A partir de là, c’est la course pour aller aux autres compagnies de bus (les « normales »), qui nous font poireauter avec l’espoir que des personnes qui ont acheté leur billet mais pas confirmé ne viennent pas (90% de chance quand même !). Puis ils nous envoient directement vérifier sur place, dans le bus. Marie s’acharne à négocier avec le conducteur, mais tout est plein. Pendant ce temps, nous sommes sur le point de louper l’autre bus… C’est la course !!

Dernière question : on y va ? on n’y va pas ?? Allez, nous parlions justement dans le rickshaw des gens un peu « poule-mouillée », pas trop fans d’imprévus et d’aventures… Ca me fait quand même tout de suite moins rire quand je me retrouve au fond, Marie devant (oui oui, le siège numéro 37 est devant et le 38 derrière), et que je m’engueule limite avec le père de la famille qui occupe ma rangée. Ca pue, ma voisine veut que je ferme la fenêtre mais l’odeur est trop insoutenable (avec des variations allant du vomi au pet en passant par la crasse) ; et puis de toute façon, quand le froid se fait trop mordant  et que je décide de fermer la fenêtre, je découvre qu’elle ne ferme pas !! Presque 12 heures de montagnes russes, à faire des bonds de 10 cm au-dessus de mon siège, à me geler les pieds et me détruire le dos !!! J’ai décidément perdu l’entraînement d’Amérique du Sud…

Samedi matin, nous sommes à Goa ! Encore transies et crevées, mais nous y sommes (Marie aura perdu son portable dans la bataille et la copine d'Emmeline son sac de couchage). Emmeline et sa pote Marie aussi. C’est parti !! Un petit chaï, quelques friandises et Snake (un chauffeur de taxi jeuns cool) nous emmène à Arambol, tout au nord de Goa. Parce que j’y étais jamais allée et que ça s’annonçait vraiment sympa : avec un lac d’eau non salée le long de la mer… Et en effet, y a ça, même si je l’ai pas trouvé (j’ai marché du mauvais côté de la plage !)… Ce que je retiendrai c’est : 1. un vent de folie (j’ai eu froid presqu’en permanence !) et 2. les présences russe et israélienne. Un truc de dingue. Ils ont envahi la place. Comme ils sont hyper désagréables, à négocier comme des malades le moindre bout de gras, les locaux les détestent. Première question donc : d’où venez-vous. Ne pas s’amuser à répondre qu’on vient d’Israël… Vous voyez l’ambiance ;) Et puis alors ça fait vraiment village d’irrésistibles, comme vers MacLeod Ganj : un village de fumeurs (ça roule de partout, beaucoup plus que sur les autres plages), où les flics indiens ne mettent pas le nez.

Le soir, alors que nous visitions l'échope d'un Népalais (Goa-Katmandou ou la route des néo-hippies), il m'a posé des questions sur moi. Jusque là, rien de très original. Sauf quand il a fallu expliquer ce que faisait ma boîte. Pour faire simple (tailler le bout de gras sur les polymères à minuit, en plein Goa, avec un Népalais qui vendait des fringues à fleurs ne m'inspirait que très moyennement), j'ai dit qu'on produisait du plastique. Bien m'en a pris! Le gars m'a regardée de travers et balancer une remarque désagréable même si je ne l'ai pas comprise... 2 minutes plus tard je voyais un panneau "Luttons contre les plastiques à Goa" et le Lonely Planet m'apprenait qu'une assocation milite à fond contre les plastiques. Voilà.

Sinon, en bref, la petite sieste sur la plage était quand même sympa, le coucher de soleil, les jus de fruits frais, la bouffe aussi (même si Emmeline s’est chopée une intoxication alimentaire avec les crevettes !). Et puis les petites balades dans le vent ont le mérite d’aider à faire le vide (ce qui était notre objectif en partant pour le week-end à Goa).

Dimanche soir, le taxi nous dépose au bus de retour, et emmène les filles à Benaulim. Impossible de trouver un sleeper, nous sommes bonnes pour un semi-sleeper (plus cher que le sleeper, parce qu’il y a la clim – quand on sait qu’il a fait dans les 6°C la nuit, on se demande bien pourquoi ils mettent la clim, si ce n’est pour nous geler les pieds (que j’ai quand même mis 3 heures à réchauffer…)).

Conclusion : j’ai eu froid (même si j’ai attrapé un petit coup de soleil ;) ), mais j’ai vu la mer, je me suis baignée et surtout j’ai bien tripé avec mes potes. Ah oui, j’ai aussi vu des culs nus – c’est assez dingue de voir des nudistes ici quand on connaît la pudeur des Indiens ; y en a qui ont peur de rien (photos à suivre pour ceux que ça intéresse !).

Bref, c’est sympa de pouvoir se faire des petits week-ends comme ça tout de même.