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lundi, 25 décembre 2017

Les perles d'Helen - La réincarnation

La nounou de mon fils, Helen, nous a fait une sacrée démonstration de chasseuse l’autre jour en tuant une énorme mouche, deux-trois fois la taille d’un bourdon, probablement inoffensive mais dans le doute... PAF!

  • Ma belle-mère s’insurgea : « Mais Helen, pourquoi vous avez tué cette pauvre bête, c’était peut-être un humain dans un vie antérieur. »
  • Helen faillit faire un deuxième strike : « non mais n’importe quoi! C’est quoi ses conneries (bullshit dans le texte, n’ayons pas peur des mots) d’humain qui se réincarne en mouche ?? Et les fourmis, vous les écrasez pas peut-être quand elles envahissent votre cuisine ?? D’ailleurs, ces milliards de fourmis elles se réincarnent pas tous en humain, sinon on serait beaucoup plus nombreux. Dans ma religion (catholique) on ne se réincarne pas, mais si on se réincarnait – qui sait – on se réincarnerait en humain pas en scarabée. Non mais ce qui faut pas entendre... »
  • Ma belle-mère ne se laissa pas démonter pour autant : « Mais y a plus de gens qui meurent que de gens qui naissent, alors elles vont où leur âme ?? »
  • Helen mit fin à la conversation avec son tact légendaire : « Nulle part. »

inde,réincarnation,helen,moucheÉvidemment je me tenais de vérifier l’argument de ma belle-mère qui me paraissait un peu limite. Et de fait : 55 millions de morts par an pour 131 millions de naissance dans le monde. Si tous les humains se réincarnent (le nombre de saints restant quand même ridicule), et en humain (laissons de côté la théorie du karma qui augmente les probabilités de revenir sur terre en crapaud si on se comporte mal), ça laisse 76 millions de bébé d’origine inconnue. Quand tu niques un moustique, tu as donc moins de chance d’ôter la vie à un humain réincarné qu’à la future réincarnation d’un humain. Et là encore, les chances sont infimes – personne ne semble avoir compté les moustiques (j’ai quand même cherché, au cas où) mais il y en a des milliers de milliards c’est sûr. Leurs chances de se réincarner en êtres humains sont donc infinitésimales. En revanche, ils font au moins 750 000 victimes humaines par an.

lundi, 11 décembre 2017

La différence fondamentale entre les Indiens et les Français c’est…

… leur approche de la pluie.

Les Indiens voient ça comme un instant magique, romantique, une tasse de chai fumant dans les mains à regarder tomber la pluie ; et pour les Français, la pluie c’est plutôt une emmerde – on parle d’ailleurs de ‘mauvais’ temps.

Paris a 1 700 heures de soleil avec une température moyenne de 12°C et 111 jours de pluie répartis également tout au long de l’année avec environ 650 mm de précipitations.

Delhi a 2 700 heures de soleil avec une température moyenne de 25°C et 52 jours de pluie répartis sur 3 mois avec environ 800 mm de précipitations. (source : Wikipédia)

En bref, on a deux fois moins de jours de pluie à Delhi et une température deux fois supérieure. Y a de quoi attendre la pluie avec impatience 

lundi, 23 octobre 2017

La guerre des boutons (Début)

Inde,acné,boutons,recettes maison,bon sens populaire,citron,saffranMi-janvier, je me suis mise à avoir des boutons sur le visage. Pas de panique, un ou deux chtars au moment des règles, y a pas de quoi en faire un fromage. Sauf que les salauds se sont multipliés jusqu’à devenir un truc bien vilain. Dépitée, je continuais de laver ma peau soigneusement et appliquer un peu de Kailash Jeevan (une crème ayurvédique magique qu’on trouve à Mumbai et qui soigne tous les bobos ; tu peux même la manger pour guérir les indigestions !). Mais ça empirait. Alors quand ma nounou me parla de son remède magique pour la troisième fois, je finis par l’écouter. Selon elle, il suffit de se faire un petit scrub maison, à base de gros sucre, sel et jus de citron. Pas convaincue et profitant de toute façon d’une accalmie, je laissais filer, jusqu’à ce que de nouveaux pustules apparaissent et qu’elle me mette d’autorité les ingrédients dans les mains. Après tout me dis-je, peut-être s’agit-il de cette bonne vieille ‘sagesse populaire’ (ou connaissance ? croyance ? bon sens ?) que l’on a (presque) perdu dans nos sociétés occidentales ? J’appliquais donc le scrub deux-trois jours d’affilée, me sentant une peau plus nette. Un séjour à Mumbai m’obligea à interrompre mon ‘traitement’ pendant 3 jours.

Séjour au cours duquel je profitai d’une pause pour saluer mon ancienne nounou, que je n’avais pas vue depuis un an. Elle me salua cash :

- Mais Madame, qu’est-ce que c’est ça sur votre tronche ? Mais c’est moche, il faut faire quelque chose ! 

- Oui oui, je sais bien, j’essaye un scrub avec du sucre, du sel, du citron.

- Quoi du citron ? Mais ça va pas la tête ?? Non non, il faut faire une pâte avec du safran et de la farine de pois chiche et ça va assécher les boutons direct. C’est connu, dès qu’on a une blessure on met du safran, ça a de vraies propriétés antiseptiques, même toi tu sais. Mais fais-le, hein, parce que là c’est vraiment affreux.

Le tout devant sa nouvelle employeuse que je rencontrais pour la première fois. Heureusement ça fait longtemps que je n’ai plus honte de grand-chose ! Une tronche d’adolescente bourgeonnante en pleine trentaine, t’as intérêt à assumer.

Dans le taxi du retour, je ‘vérifiai’ sur internet ce que la ‘science’ a à dire de la sagesse populaire de ma noInde,acné,boutons,recettes maison,bon sens populaire,citron,saffranunou. Rien sur ce scrub en particulier mais un message : « éviter les scrubs » vu qu’ils agressent la peau qui est suffisamment traumatisée (plus précisément, en agressant la peau, ils l’obligent à produire du sébum pour se protéger, or le sébum est déjà produit en excès et obstrue les pores, conduisant à des infections). Pas con… Ce que ma nounou avait d’ailleurs évité de me dire c’est que quand ça lui est arrivé à elle, la tronche calculatrice, elle s’est scrubée le visage avec tellement d’énergie – que dis-je, de violence – qu’elle se l’ait à moitié arraché. Alors évidemment les boutons sont partis avec le reste de la peau. Des fois, elle m’inquiète.

Et puis voilà-t-y pas qu’à l’aéroport, la militaire qui me tripote pour vérifier que je ne cache rien sous mes vêtements se fend d’un « mais vous avez quoi sur le visage ? c’est la varicelle ? ». Non mais d’abord c’est quoi cette manie chez les Indien(ne)s de te faire un commentaire sur ton physique comme ça ?! On n’a quand même pas élevé les cochons ensemble bon sang !

Sur ce, je testai donc la seconde recette. En l’ ‘améliorant’, autrement dit en utilisant du citron pour lier le safran et la farine – sur l’insistance de ma nounou qui veut ABSOLUMENT que je me mette du citron sur la peau (à ce sujet, un article intéressant avec des avis très variés sur l’usage du citron sur la peau, qu’apparemment la science réprouve). Alors ça a eu un effet formidable. Sur les draps du moins ; quand mon fils a attrapé la coupelle et a renversé la poudre dessus : le safran, c’est magique, ça part pas. A part ça, j’ai continué de l’appliquer tous les soirs, pendant trois jours, jusqu’à ce que j’oublie.

J’avais déjà essayé un médicament ayurvédique qui avait marché du tonnerre, assainissant le sang ou un truc comme ça. Mais ce docteur, comme tous les dermatos que j’ai rencontrés, ne font que soigner les symptômes sans chercher à comprendre d’où ça vient ? L’alimentation et la digestion ? Le manque de sommeil avec Bébé Samourai qui se (me) réveille deux-trois fois par nuit ? Un déséquilibre hormonal ? La pollution ? Le temps ? La poussière ? Le stress ? Autre chose ?

(A suivre)