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jeudi, 09 juillet 2009

McDo en Inde

En regardant le film Outsourced (intéressant au début, l’arrivée en Inde, mais le reste est surfait et bourré de clichés (à mon goût)), je repensai à l’histoire de McDonald. Le type (un Américain), se tape 4 heures de route pour trouver une copie de Mc Do et fait une crise d'apoplexie quand il réalise que son hamburger est au poulet, pas au bœuf…

 

Et je dois bien reconnaître que lors de ma 1ère sortie au McDo j’ai été un peu désappointée de ne pas trouver de Big Mac mais du Mac Maharaja…

 

Rapidement : McDonald en Inde c’est aujourd’hui :

-          155 restaurants – don’t 85% franchisés

-          16 ans de présence – le premier restaurant fut ouvert en 1993 (après 7 ans d’études de marché et de supply chain). La filiale 100% indienne McDonald signa une joint-venture 50:50 avec 2 entreprises indiennes.

-          Un menu adapté (75% menu adapté localement (33% en Asie et moins de 5% dans le reste du monde)) : 40% du menu est végétarien ; il n’y a ni bœuf ni porc mais des choses du genre McAloo burger, Veg Salad Sandwich, McMasala sauces

-          Des cuisines séparées, pour le végétarien et le non-végétarien.

 

Mais qui se souvient du procès de la frite au bœuf de McDonald, entre 2001 et 2003 ? En tout cas pas moi. J’ai donc découvert une histoire édifiante :

 

En 1990, aux Etats-Unis, McDonald lance une campagne de presse proclamant que « les frites McDonald sont cuites dans une huile 100% végétale ».

 

En 2001, Eric Schlosser publie un livre, Fast Food Nation, dans lequel il cite un article du Vegetarian Journal stipulant que le « goût naturel » des frites de McDonald est dérivé du bœuf

Un lecteur, de religion jaïne, envoie un mail à McDonald, demandant si les frites contiennent du bœuf. McDonald répond affirmativement et le mail est publié dans India-West, un journal Nord-Américain à lectorat indien.

 

Pas plus tôt l’article publié, un avocat indien résidant aux Etats-Unis, Harish Bharti, prend l’affaire en main. Bharti, de religion hindoue, se dit trahi et sali d’avoir mangé du bœuf (sacré pour les Hindous) sans le savoir; il prévoit un pèlerinage au Gange pour se laver de ses péchés mais il se dit peu optimiste : le mal est fait et il y a peu de chances que la trempette les lave complètement.

Alors il intente un procès contre McDonald, proclamant que ce dernier n’a pas dit la vérité à propos des ingrédients. En réponse au mail qu’il cite dans l’accusation, McDonald réplique immédiatement n’avoir jamais prétendu que ses frites étaient végétariennes et qu’elles ont toujours contenu du bœuf (en fait, les frites étaient partiellement frites une première fois dans une huile contenant du bœuf puis congelées).

 

Pour finir, McDonald dût verser 10 millions de dollars, dont 6 millions à des groupes végétariens, 2 millions à des groupes hindous et/ou sikhs, 1 million pour combattre la faim des enfants et 1 autre million pour promouvoir la compréhension de pratiques culinaires comme la nourriture kasher. Les végétariens se sont alors mis à se taper sur la tronche pour savoir à qui reviendrait la part du gâteau.

 

En Inde, la nouvelle du procès fit moult remous, certains restaurants furent saccagés. McDonald affirma que les frites faites en Angleterre et en Inde n’étaient frites que dans de l’huile 100% végétale, à tous les stades du processus. De même dans les pays musulmans, avec les standards halals.

 

Sources :

Sur la stratégie McDonald en Inde : http://ipm.ge/article/How%20McDonald's%20evolved%20its%20marketing%20in%20India_ENG.pdf ; http://www.slideshare.net/rangnekar/mcdonalds-india-launch-presentation ; http://www.scribd.com/doc/11520753/Marketing-Strategies-of-McDonalds

 

Sur le procès : http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/asia/india/1331625/McDonalds-admits-using-beef-fat-for-vegetarian-french-fries.html ; http://www.commondreams.org/headlines01/0520-02.htm ; http://www.gopetition.com/petitions/ban-mcdonalds-the-corporation-abuses-rights-of-vegetarians.html ; http://www.mcspotlight.org/media/press/mcds/chicagosuntimes100103.html ; http://www.encyclopedia.com/doc/1G1-120510758.html ; http://www.compassionatespirit.com/McDonalds-Lawsuit-article.htm

mercredi, 08 juillet 2009

Poule mouillée?

Ce matin, j’ai hésité à aller travailler. Non non pas par fainéantise mais plutôt cas de force majeure : la pluie. Et oui, c’est le bruit qui m’a réveillée (enfin, en plus de mon réveil). Pas le bruit des travaux d’à côté ni des rickshaws dans la rue mais le bruit de la pluie. Des trombes.

 

Après mûre réflexion enfoncée sous les draps comme un soir d’orage à la campagne, j’ai fini par me dire que si je me laissais déborder (c'est le cas de le dire!) dès le premier matin de pluie ça n’allait pas le faire et je me suis donc extirper du lit, motivée…

 

Je suis quand même arrivée un peu en retard : il m’a fallu du temps pour décider que porter. Notamment les chaussures… Vous me croirez ou pas, j’ai mis les bottes de côté – pas d’humeur à jouer Martine part à la pêche aujourd’hui (le prends pas mal Martine) – et opté pour les ballerines. C’est vite mouillé mais ça sèche vite aussi ! Un K-Way et j’étais parée.

Sauf qu’arrivée au rez-de-chaussée, y avait 5 centimètres d’eau… Je suis donc remontée dare-dare enfiler mes magnifiques bottes bleues et suis partie travailler, ignorant les blagues du rickshaw qui m’a conduite (facile, j’ai rien compris !).

 

La mousson à Bombay, ça promet !

mardi, 07 juillet 2009

Famille indienne en voyage

La famille indienne

 

Une grande première pour mon retour de vacances, départ de Londres : un vol Air India affrété par Air India (en général, en direction et retour de Paris, les vols Air India sont affrétés par Air France).

Pas plus tôt entrée dans l’avion je vois la différence : pas ou très peu de Blancs et ça sent la bouffe. Mais à la limite, ça on s’en fout.

 

Pas plus tôt assise, une mère de famille commence à faire une scène : les 6 sièges qui lui ont été attribués ont moins de place pour les jambes que les autres. Ben voyons. Surtout qu’en plus elle fait un mètre cinquante maximum et son mari peut-être un mètre soixante. Elle a réussi à mettre un steward carrément en pétard – ce qui m’a en fait servi par la suite.

Pas étonnant que Air France ait un code de conduite spécial à l’adresse des employés pour les passagers indiens… Parce que cet employé-là, il a carrément perdu patience.

Et ce n’était que le début…

 

Leur mioche d’un an s’est mis à hurler au bout de 10 minutes, et ça n’a pas arrêté. Huit heures non stop. Pas une larme non, rien que des cris. Et rien. Ils ne faisaient rien pour l’arrêter. Pas de guilili, pas de jouet, pas de promenade. Qu’il hurle. A une heure de l’arrivée j’ai perdu ma patience à moi et demandé au père de « faire quelque chose ». J’y connais rien en gamins mais quand même, j’ai jamais vu ça (ou du moins entendu). Et là, tu me crois ou pas, le gniard s’est tu. Je n’ai pas su comment réagir : soulagement ou colère ? Finalement, j’ai eu envie d’hurler au foutage de gueule… Shiv m’a retenue. Pour finir, l’autre a recommencé son cirque au bout d’un quart d’heure…

 

Là-dessus, pour faire taire leur gamine de 3 ans, qu’est-ce qu’ils ont trouvé de mieux ? Un DVD. Mais bien sûr. Et les écouteurs ? Euh non pourquoi ? Après une demi-heure de dessins animés plein pot j’ai demandé au steward d’intervenir. Il n’a pas hésité une seconde !!

 

Et faut voir dans quel état ils ont laissé leur rangée…

 

Bref, à l’arrivée : l’avion n’était pas arrêté que tout le monde était debout. Non, sans rire. Et personne n’a rien dit. D’habitude y a toujours un steward hystérique qui court après tous les rebelles en leur demandant de s’asseoir…

 

Ensuite, passage obligatoire au stand H1N1 pour tamponner un papier spécial stipulant nos conditions de santé. Soit. Je viens de lire dans le journal que ce jour-là, 13 000 passagers sont passés par ce stand. 2 ont été retenus et testés positifs et 5 mis en quarantaine. Alors chapeau pour l’initiative ! Pas vu ça ni en France ni à Londres (où y a même pas eu un seul contrôle de passeport d’ailleurs).

 

Et pour finir – en beauté – on a mis plus d’une heure à récupérer les bagages. J’ignore à quoi jouaient les employés de l’aéroport ce soir-là mais ils changeaient les numéros de tapis toutes les 5 minutes, renvoyant les passagers d’un bout à l’autre du hall d’arrivée des bagages et c’était carrément bordélique. Et pour ajouter au plaisir, les employés d’Air India étaient en grève – la compagnie étant au bord de la faillite, le gouvernement parle de vendre – et nos bagages ont tranquillement attendu sous la flotte pendant que je me demandais « mais que diable allais-je faire dans cette galère ? »…