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lundi, 18 avril 2016

Débarquement à Gurgaon city

Mon changement de boulot, effectif le 1er mars, a entraîné d’autres bouleversements. Comme celui de déménager à… Gurgaon ! Et c’est pas rien… Pour te dire, j’ai même failli ne pas aller à l’entretien quand j’ai vu que le poste était là-bas. Gurgaon.

Gurgaon, c’est dans la banlieue de Delhi. Déjà vivre à Delhi c’est pas facile quand tu viens de Mumbai : le froid glacial l’hiver, la chaleur étouffante l’été, les coupures d’électricité, l’absence de vie de quartier – d’autres ajouteront la pollution et l’insécurité mais je n’en ai pas souffert personnellement pendant mon année là-bas.

Alors la banlieue… Surtout pour une Parisienne pure souche… Tu vois quoi…

 

Mais bon, il faut savoir mettre un peu d’eau dans son vin. Et comme mon mari était partant, nous avons fait nos valises ! Non sans, quelques semaines avant le grand départ, une petite expédition reconnaissance de logement. Durant laquelle j’ai découvert que Gurgaon n’était pas une banlieue au sens parisien du terme. C’est une ville à elle toute seule, qui se suffit à elle-même.

Une ville nouvelle qui est sortie de terre il y a une dizaine d’années et se veut ‘djeuns’. Elle a d’ailleurs réussi à attirer les multinationales, les malls et les bars qui brassent leur propre bière (il y en a des dizaines).

Mais bon, c’est quand même pas la fête du string. D’abord il y a ces barres d’immeubles qui se veulent le chic du chic avec leurs piscines, terrains de sport etc., mais ne sont pas sans rappeler les HLM et leur côté ruche. Ensuite il faut prendre sa voiture pour la moindre course. Et surtout ce champignon a poussé dans le désert et les coupures (d’eau et d’électricité) sont monnaie courante.

 

Ceci étant dit, Gurgaon offre des options de logement assez sympas, à savoir une villa avec petite piscine privée dans un complexe, ce qui assure la sécurité, et la continuité de l’approvisionnement en eau et électricité et offre aires de jeu pour les enfants et terrains de sport. On a vu pire ! Gurgaon est doc devenue tout de suite plus sexy à mes yeux après avoir visité une de ces villas !

 

Quelques semaines plus tard nous emménagions…

Et nous nous heurtâmes immédiatement aux difficultés de gérer la main d’œuvre. Surtout dans un complexe où les gardiens-femmes de ménage-chauffeurs s’organisent en mafia et profitent de l’« isolement » pour imposer leur quatre volontés.

On n’est pas à Mumbai ! D’abord les femmes de ménage. Y en a une qui fait le sol, une autre la poussière, une autre la bouffe. Au-delà du coût, ça devient stressant à gérer… J’avais pris l’habitude des femmes de ménage qui font tout, du ménage à la cuisine ! Heureusement, quand on veut on peut, et on a trouvé une parade. Et puis ayant été un peu prévenue, j’ai ramené ma nounou de Mumbai ! C’est pas faute d’avoir cherché sur place, mais je n’ai rencontré que des obstacles comme des mises en garde contre les agences de nounou, et les vols de bébé etc. Ça a donc été vite vu ! (A Mumbai on trouve cette « espèce » de nounou catholique (qui parle donc anglais) qui fait du super boulot et ne se trouve pas à Delhi où la meilleure option semble les filles du Népal.)

Ensuite le chauffeur. Dès que tu demandes un contact, on te met en garde : « il faudra bien le faire enregistrer à la police », « c’est difficile de trouver quelqu’un de confiance ». D’ailleurs pas plus tard que la semaine dernière un chauffeur a cambriolé la maison de ses employeurs méga-millionnaires. Du coup, je me garde le casse-tête pour plus tard et je conduis. D’ailleurs il faut savoir qu’à Gurgaon, les gens conduisent comme des PORCS. Si tu penses que les Indiens en général ont une conduite archaïque, tu n’as rien vu tant que tu n’es pas venu ici. Des porcs je te dis.

 

Ensuite il y a tous ces petits trucs : courir après le menuisier pour barricader la piscine, après le réparateur de clim, les chasses d’eau qui fuit, l’isolation d’un mur. Même si tu les payes pas ou à peine, ils mettent des semaines avant de revenir finir le job et toucher leur paie ! C’est de la folie…

samedi, 04 février 2012

Baille baille Mumbai

Ca y est, c’est officiel, j’ai quitté Mumbai… Une page qui se tourne… Et une nouvelle vie qui commence à… Delhi !

Mon chat a pris l’avion comme un grand, mes cartons sont arrivés dans les temps et c’est parti !

Pas de regrets, ni même de tristesse : j’ai vraiment bien profité de cette ville ces trois dernières années, fais tout ce que je voulais y faire (boire des verres au bord de la mer, m’enfoncer dans l’eau pendant le festival de Ganapati, marcher sous la pluie de mousson, visiter le bidon-ville de Dharavi, tourner dans des pubs, m’initier au yoga, abandonner le yoga, prendre des cours d’Hindi, aller dans des cinémas de quartier pour voir des films Bollywood, et autres joyeuses activités locales)…
Mes amis (pas nombreux mais très proches) me manqueront. Mais je rejoins mon Indien préféré !!

Je reste dans la même entreprise, et j’ajoute une activité qui s’annonce pleine de challenges ;)

J’ai bien été mise en garde contre Delhi et les Nord-Indiens (y a une guéguerre entre Mumbai et Delhi) mais pour l’instant tout se passe bien. Si ce n’est que j’ai froid !! Très froid…

Pour clore ce chapitre, une photo et quelques vidéos :

A Bandra, le mec peinard

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Un dernier verre à Juhu, sur fond de Michel Polnareff!

Vue du village de pêcheurs de Khar que je traversais tous les jours, avec en prime un mariage!

Un chauffeur de rickshaw qui chante son amour pour Jésus!


mercredi, 20 janvier 2010

Je déménage !!

Mon bail arrivant à expiration, mon propriétaire a demandé à me rencontrer. Pour me dire que l’immeuble va être détruit dans les 6 mois et qu’il me fait une fleur avec 15% d’augmentation (il avait prévu 20) – sachant que la tendance est plutôt dans les 5% (max. 10%). Gentleman, il me propose d’aller voir par moi-même ce qu’il y a sur le marché avant de prendre une décision.
Ni une ni deux je saute sur le scooter d’un broker et me lance dans la visite d’appartements. Et en 2 jours je trouve un appartement bien mieux pour le même prix… En hauteur, sans vis-à-vis et un peu plus grand. Et surtout avec une propriétaire hyper sympa et qui vit au Canada.

 

Ca n’a pas l’heur de plaire à mon propriétaire !! Il me dit alors qu’il a fait ses « calculs mathématiques » et que nous devrions trouver une solution plutôt que de chacun payer des frais d’agence. Sauf que moi je les paierai quand même dans 6 mois donc autant le faire tout de suite !! De toute façon, quand j’ai une idée quelque part…

 

Les déménageurs sont donc venus dimanche. Ils ont tout chargé dans leur « tempo », refusant (offusqués) mon aide. Le tout pour la modique somme de 750 Rs (11€) - je déménage à 1200 mètres aussi. Ils ont même été surpris que les affaires soient dans des cartons…

Le canapé a été une partie de plaisir comme je m’y attendais. Il a quand même mis deux fois moins de temps à sortir qu’à rentrer : juste une petite heure. Incluant le démontage des pieds du sofa et la porte (qui a fini un peu déglinguée). Ah, mon canapé en cuir…

 

Maintenant, il me reste à briquer et ranger !!