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mercredi, 08 juillet 2009

Poule mouillée?

Ce matin, j’ai hésité à aller travailler. Non non pas par fainéantise mais plutôt cas de force majeure : la pluie. Et oui, c’est le bruit qui m’a réveillée (enfin, en plus de mon réveil). Pas le bruit des travaux d’à côté ni des rickshaws dans la rue mais le bruit de la pluie. Des trombes.

 

Après mûre réflexion enfoncée sous les draps comme un soir d’orage à la campagne, j’ai fini par me dire que si je me laissais déborder (c'est le cas de le dire!) dès le premier matin de pluie ça n’allait pas le faire et je me suis donc extirper du lit, motivée…

 

Je suis quand même arrivée un peu en retard : il m’a fallu du temps pour décider que porter. Notamment les chaussures… Vous me croirez ou pas, j’ai mis les bottes de côté – pas d’humeur à jouer Martine part à la pêche aujourd’hui (le prends pas mal Martine) – et opté pour les ballerines. C’est vite mouillé mais ça sèche vite aussi ! Un K-Way et j’étais parée.

Sauf qu’arrivée au rez-de-chaussée, y avait 5 centimètres d’eau… Je suis donc remontée dare-dare enfiler mes magnifiques bottes bleues et suis partie travailler, ignorant les blagues du rickshaw qui m’a conduite (facile, j’ai rien compris !).

 

La mousson à Bombay, ça promet !

mercredi, 03 juin 2009

Mousson 2009, ça va barder!

Message du consulat:

La municipalité de Bombay (BMC) a diffusé un communiqué sur les risques d'inondations prévisibles durant la mousson 2009. En effet, la conjonction de fortes marées et de pluies, même modérées, pourrait entraîner des inondations à Bombay, notamment dans les quartiers suivants : Lower Parel, Bandra Kurla Complex, Kalina, Andheri, Borivali, Malad, Navi Mumbai.

 

Des alertes sont lancées pour les jours suivants :

- mercredi 24 juin : marée haute (4,95 m) à 13h41 ;

- jeudi 25 juin : marée haute (4,97 m) à 14h24 ;

- jeudi 23 juillet : marée haute (5,01 m) à 13h23 ;

- vendredi 24 juillet : marée haute (5,05 m) à 14h03 ;

- samedi 25 juillet : marée haute (4,94 m) à 14h43.

 

Les écoles seront fermées le 24 juillet (amplitude de marée record depuis plus de 100 ans).

 

Le Consulat Général de France vous invite donc à la prudence pendant les jours concernés par ces fortes marées. Il est recommandé d'éviter les déplacements, spécialement en voiture, et de décaler les voyages prévus à Bombay à ces dates.

Par ailleurs, on attend de fortes vagues le 22 juillet, en raison d'une éclipse de soleil. Les plages et bords de mer sont donc à éviter ce jour-là.

  

Pour mémoire,

contacts en cas d'urgence :

- n° de permanence du consulat : (0)9820321452

- votre responsable d'îlot, M. Benoît FRAYSSE : (0)9820529868 ;

benoit.fraysse@asia.bnpparibas.com

dimanche, 17 août 2008

Voyage au bout de la nuit

Goa0004.jpgHellloww!

Long time…

Et voici le récit de mon escapade à Goa avec Shiv pour mon anniversaire.

 

Quand je l’ai quittée début août, l’Inde envisageait de déclarer l’état d’urgence pour cause de sécheresse, la mousson boudant le pays. Et ben tac, pas plus tôt avions-nous posé le pied à Goa que la mousson reprenait du poil de la bête et il en est tombé… En 2 jours, les barrages autour de Pune se sont mis à déborder – c’est pour dire : ces fameux barrages ne se décidaient pas à se remplir, provoquant 6 heures de coupure d’électricité par jour !

 

Bref, Goa, sous la pluie. C’est terrible ! Surtout à l’abri dans une chambre d’un hôtel bien confortable – les prix sont cassés pendant la mousson, et oui !! Tellement bien que Goa0003.jpgnous avons prolongé d’une nuit…

Bien mal nous en a pris : il a plu sans discontinuer pendant 48 heures. Dans l’absolu pas de problème mais alors là, bonjour le retour en bus !!

 

Goa-Pune, 300 kms, 12 heures. Nous avons fait Goa-la campagne du Maharashtra, 60 kms, 30 heures. Normal. Premier arrêt de 3 heures à cause d’un arbre en milieu de la route. Deuxième arrêt vers minuit pour cause inconnue ; quand nous avons rouvert les yeux, la lumière du petit matin se pointait et nous n’avions pas bougé. Deuxième obstacle vaincu. A 11 heures, Goa0002.jpgnouvel arrêt. Après un bon moment à s’interroger sur la marche à suivre, nous avons vidé la cale du bus et empilé les sacs dans nos mini-couchettes pour passer une route inondée, une rivière en fait. Et puis à midi nouveau blocage : pas de bol, un camion venait de verser sur le bas-côté) et le bus n’avait pas la place de passer. Notre chauffeur est donc retourné se coucher (il a bien pioncé çui-là pendant ce voyage) pendant qu’un pauvre type s’acharnait à virer le grain de son camion. Ensuite un tracteur playmobil est venu le tirer de là, enfin essayer. 5 heures plus tard, pas l’once d’un progrès. Et ça faisait 5 heures que je cherchais un endroit tranquille pour pisser… Dans la tempête. Au milieu des rizières (impraticable avec mes petites ballerines !). Sur une route de rase campagne blindée de camions et de curieux…

 

Les rats ont finalement quitté le navire et nous nous sommes entassés à 9 dans une jeep pour rejoindre la granGoa0001.jpgde ville la plus proche. Entassée à l’arrière avec les valises qui faisaient pression sur ma vessie, j’en avais marre. Mais je n’étais pas prête d’arriver à Pune…

A Kolhapur, nos 3 collègues ont mis une heure à négocier un taxi. J’étais encore trempée – Shiv a failli faire une apoplexie quand j’ai voulu changer de pantalon dans le taxi – et le restaurant du coin refusait de me laisser aller aux toilettes. Pour finir avec cette histoire, j’ai pitié de vous, notre taxi s’est arrêté sur la partie la plus éclairée de l’autoroute et je me suis soulagée sur le côté. Dieu merci, je n’ai pas provoqué d’accident : un cul blanc sur l’autoroute c’est plutôt risqué (mais à ce stade ce n’était plus mon problème)!

 

Bref, quand le chauffeur a décidé de s’arrêter boire un chaï, nous avons constaté une fuite d’air dans le pneu… 1er atelier fermé, 2ème aussi, 3ème ouvert ! Mais impossible de changer le pneu (problème technique que je n’ai pas voulu approfondir). Nous sommes donc repartis avec un peu d’air dans le pneu. Et arrivés à bon port à minuit !!

 

Résultat : 30 heures pour faire 300 kms sans nourriture ni eau ni pause pipi (j’y tiens). Je suis convaincue qu’au moment où nous atteignions le lit, le bus était toujours derrière son tracteur… Vous avez dit l’Inde un pays en voie de développement ??

Et puis la blague : « nous partîmes cinq cent [répartis en une dizaine de bus] et par un prompt renfort » personne n'arriva au port: certains bus ont tout simplement fait demi-tour, d’autres ont bifurqué et tenté d’autres routes, et nous étions 2 bus Paulo Travel derrière ce foutu camion. Et qu’on ne me dise pas que cette bande de branquignoles n’avait aucun moyen de savoir que la route Goa-Pune était bloquée un peu partout…

 

Heureusement, le séjour à Cavelossim tenait du paradis (mouillé) !