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lundi, 14 novembre 2016

Trekking au Népal en aout – Chapitre 1, La genèse

Faire un trek au Népal en août ? Mais pourquoi ??

Bah voilà pourquoi…

Tout a commencé par une fraiche journée d’avril 2015, alors que je me baladais en famille dans les monts corses, avec un Bébé Samourai de 4 mois installé dans son porte-bébé. J’étais pas peu fière avec mon rejeton position bébé kangourou ! Quand, après une ou deux heures de marche je vis passer une famille avec un petit d’un an dans un sac à dos spécial rando, un truc de compèt. Qui m’a donné plein d’idées !

Quand vint la question des vacances d’été cette année, j’imaginai donc direct un petit trek avec Bébé Samourai, du haut de ses 20 mois. La première partie fut relativement aisée : trouver un porte-bébé de compèt. Ça n’existe pas vraiment en Inde, ou alors je ne suis pas au courant. Mais une Française en vendait un d’occas sur un site d’expatriés. Aussitôt vu aussitôt acheté !

lundi, 01 août 2016

Alors, la vie à Gurgaon??

Ben pas facile facile l’adaptation… Ne serait-ce qu’au niveau du climat et de la faune.

Par exemple de mai à juin il a fait chaud. Tellement chaud que même les moustiques n’y survivaient pas, et ça c’était chouette ! A près de cinquante degrés, on frôle la liquéfaction, au moins du cerveau. D’ailleurs même l’eau de la piscine devient trop chaude (et ça il faut le faire). Une ou deux petites tempêtes de sable pour agrémenter le tout et donner un peu de fil à retordre à la femme de ménage, la maison apparemment complètement perméable à la poussière. De temps en temps on aperçoit un serpent qui cherche à boire, éventuellement dans la piscine, même lui il pète de chaud le pauvre…

Fin juin-début juillet il y a eu des hauts et des bas et un tout petit peu de pluie. Juste de quoi faire éclore les mouches. Pas mal chiantes les mouches. C’est évidemment quand il fait bien chaud que le gars de la clim vient vérifier que tout marche bien au bureau. Et comme tout marche bien, il décide de faire un peu de zèle et desserrer des vannes. Suite à quoi, il crée un dégât des eaux et se carapate loin de la scène de crime, laissant l’eau couler du plafond allègrement. Sympa l’ambiance on transpire sous les cocotiers au bureau pendant la semaine qui suivit !

Et puis mi-juillet il s’est mis à pleuvoir un peu plus, genre une fois par semaine. Juste de quoi redonner la patate aux moustiques ! Jusqu’à la fin du mois et des pluies diluviennes pendant 2 jours qui détruisirent un paquet d’infrastructure – faut dire, y a pas de système d’évacuation des eaux à Gurgaon, ils pouvaient pas penser à tout quand ils ont construit la ville – et laissèrent la ville en plan pendant presque toute une nuit (voir ci-desous ce que les pauvres riches de ma copropriété ont dû vivre !). Et redonnèrent vie aux… fourmis ! Mais oui mais oui !! Donc en ce moment c’est la valse des mouches, des moustiques et des fourmis. Et il fait presque bon (à part l'humidité qui vient nous rappeler que rien n'est jamais parfait!).

A part ces considérations estivales, climatiques et entomologiques, la vie n’est pas si mal dans notre grande maison tout au calme. Ce qui est un peu pénible c’est de ne rien pouvoir faire à pied. Mais bon, on ne peut pas avoir la crémière, ses fesses et son beurre !

Gurgaon

lundi, 03 août 2015

Si tu vas à Delhi…

N’oublie pas de te préparer !

Mumbai-Delhi. Deux villes qui font chacune dix fois la taille de la Slovénie. Deux mille bornes. Deux heures d’avion. Deux trentaines de vols directs par jour. Rien d’insurmontable !! Sauf qu’il faut un peu d’anticipation. Si les retards ne sont plus ce qu’ils étaient il y a quelques années, ils restent fréquents entre ces deux mégalopoles : quand c’est pas le brouillard de Delhi c’est la pluie à Mumbai… 

Pour un rendez-vous à 16:15, j’avais donc prévu large. Arrivée à 13:10 + un imprévu (1 heure de retard d’avion) + 40 minutes de taxi + un imprévu (n’importe quoi sur la route qui nous bloquerait 30 minutes) et j’avais encore 45 minutes de battement… 

 

Sauf que… Alors qu’il n’avait pas plu depuis plus de trois semaines, les éléments se sont déchaînés la nuit précédent mon départ ! Naïvement, je croyais encore pouvoir prendre un rickshaw mais sur les conseils avisés de mon Indien préféré je pris la précaution de réserver un Uber (une première !), et de prévoir un peu de marge.india,mumbai,delhi,gurgaon,vol,pluie,mousson Il n’y avait qu’une grosse voiture de disponible, et bien m’en a pris de la réserver : le niveau d’eau était tel que seule cette voiture pouvait se frayer un chemin dans certains passages, là où les chauffeurs de rickshaws, bloqués au milieu de la rue avec de l’eau jusqu’à la taille, étaient obligés de pousser leurs engins sur le côté. Et nous, tandis que de l’eau filtrait sous la portière, nous avancions, poussant l’eau comme un tractopelle la neige !! Ce qui me permit de 1. Arriver à l’aéroport et 2. Arriver à l’aéroport à l’heure, et même un peu en avance. Assez en avance pour prendre le temps de rappeler le chauffeur après avoir réalisé que j’avais oublié mon parapluie dans sa voiture – comme on n’a pas le droit de sortir de l’aéroport après le check-in en Inde, c’est le garde qui a dû aller me le chercher, le chauffeur ayant quelques difficultés à me localiser derrière la porte en verre ! Et assez en avance pour acheter un chargeur de téléphone, le mien étant introuvable. Ca y est, j’étais parée pour le vol !! 

 

Une heure de retard à l’embarquement… Comme je me félicite de ma prévoyance !! 

 

Deux heures de retard au décollage… Mais pourquoi je n’ai pas réservé le vol précédent ?? Bon, ne paniquons pas. Il y a encore une petite chance que les bouchons sur la route Delhi-Gurgaon ne soit pas énormes en début d’après-midi et qu’il n’y ait pas d’incidents majeurs…  

 

Arrivée à Delhi. Je saute dans un radio-taxi. Nous fonçons à Gurgaon et nous y sommes en 25 minutes !! J’ai quinze minutes d’avance, juste le temps de faire pipi, pomper un peu de lait, me refaire une beauté, enfiler ma veste. Je me fais quand même annoncer, histoire de faire savoir que je suis dans le coin… Un employé vient à ma rencontre et m’entraîne à sa suite. Avant d’avoir le temps de comprendre, je me retrouve dans mon meeting (affamée, la vessie pleine, échevelée, craignant l’engorgement mammaire, la chemise qui dépasse de partout, bref complètement à la rue !!). 

 

Mes consignes étaient strictes pour ce rendez-vous : quoi qu’il arrive, être à l’heure – ils rigolent pas avec le temps les Suisses-allemands. J’en avais conclu qu’avec les 75 minutes max prévues, j’aurais terminé à 17h30 et pouvais prendre un vol retour à 19h45. Quelle ne fut pas ma surprise de sortir de la pièce à 17h55 !! Mais pas de panique, vu le retard du matin, il n’y avait aucune chance que mon avion soit à l’heure !  

 

india,mumbai,delhi,gurgaon,vol,pluie,moussonMalgré la taille des bouchons (c’est carrément impressionnant ces chais-pas-combien-de-voies pleines de voitures), j’arrive à 18h45 à l’aéroport, tout pile une heure d’avance… Sauf que je suis au téléphone avec un collègue et il n’en finit pas de parler. Pas pratique quand je dois montrer mon e-ticket au garde pour pouvoir rentrer… Dix minutes plus tard, je raccroche enfin et me fais signifier que je suis au mauvais terminal !! J’avais complètement zappé que les vols Jet Airways ne sont pas opérés avec les autres vols intérieurs… Ça commence à bien faire cette journée !  

 

Un passager me propose alors d’utiliser sa voiture, offre qui me laisse un peu perplexe. Il m’assure que ce n’est pas un problème, c’est la voiture de son bureau et je ne trouverai pas de taxi au hall des départs… Le temps que je me remette de la proposition et le garde me dit « tiens regarde un taxi fonce ». Je repère une voiture blanche quelconque qui est sur le point de partir et l’arrête. Je demande si c’est un taxi, et si il peut m’emmener au terminal 3. Pas de problème !! Ne voyant pas de compteur, je sens venir une addition salée, mais l’important c’est de rentrer à Mumbai. Je lui demande quand même quel genre de taxi c’est et la réponse est bizarre : des taxis réservés en ligne par des entreprises, surtout pour les étrangers. Bref. Vingt minutes plus tard je suis à bon port, et pas encore en retard, mon vol ayant été annoncé à 20h30. Quand je demande au chauffeur combien je lui dois, il me répond – tiens-toi bien – « rien, c’était mon plaisir de te conduire ». Bah ??? Attends attends attends. On est bien à Delhi là ?? Cette ville à la réputation terrible ?? Et deux hommes offrent de m’aider dans la même journée ?? Trop belle ma vie !  

 

J’atterris à Mumbai avec heure de retard. Trouve un taxi et rentre chez moi en un temps acceptable vu les conditions météorologiques. Il est 23h et je suis décalquée… Paye ton déplacement en Inde !