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jeudi, 18 juin 2009

A la piscine

Chaque fois que je vais à la piscine en Inde (avec des Indiens dedans), j’hallucine. Prenons par exemple la baignade d’une demi-heure avec mes collègues à Goa. J’ai donc rejoint Laurel et Hardy pour une baignade matinale. Hardy a décrété tout de go* qu’il ne savait pas nager et se contenta de faire rouler son bide sur l’eau. Et Laurel y a vu une opportunité de se « distinguer » et nous a fait une belle démonstration des capacités des nageurs de la côte du Karnataka où il est né ; on voit le type qui travaille dans la nourriture pour chien : il maîtrise la nage du petit chien !!

 

Ce n’est pas triste non plus quand je vais avec ma pote à la piscine de son « club ». Il a le mérite d’avoir décidé d’apprendre à nager il y a quelques mois. Son plus gros challenge : faire une longueur (de petite piscine) sous l’eau. Après force entraînement il me montrait le résultat et ma voisine, ébahie, se tourna vers moi pour me demander : « he is doing underwater » ? (il nage sous l’eau). Quand il a rejoint l’autre bord après une splendide diagonale il fallait voir son air admiratif !!

Pour ceux que ça intéresse, ça fait 3 mois que j’essaye de lui apprendre la galipette dans l’eau et le résultat est toujours pathétique…

 

En guise de conclusion, loin de moi l’idée de me moquer des Indiens qui ne savent pas nager (quasiment tous en fait), c’est juste rigolo, on ne peut rien y faire !

 

* Je ne savais pas d’où me venait cette expression quand je l’ai tapée alors j’ai cherché : « Expression apparue au milieu du XVIIe siècle. Elle est une déformation de l'expression 'tout de gob', gob étant un substantif tiré du verbe gober. 'Avaler tout de gob' voulait dire "avaler d'un trait" ». Source : http://www.expressio.fr/expressions/tout-de-go.php

13:28 Publié dans IncredIble India | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : inde, piscine, eau, nager |  Facebook | |

mardi, 16 juin 2009

Un million de « Slumdogs » bientôt expulsés de Dharavi

Par Louis Villers | Directeur de la rédaction de LINTER... | 30/03/2009 | 13H50

Dans le bidonville de Dharavi, à Bombay (Louis Villers).

Avant de rentrer, Selwyn pousse légèrement le rideau de sa « maison » et y glisse un œil. Il ne veut pas que je voie sa femme en train de dormir. Toute la famille -cinq enfants et deux parents- dort dans cette pièce, de neuf mètres carrés, à même le sol. Angel, six mois, est suspendue au toit par un drap. Il y a une télé, un ventilateur, des ustensiles de cuisine.

Dehors, les égouts passent au pied de la porte, emplissant la pièce d'une odeur lourde et nauséabonde. On ne voit pas la lumière du jour, tant la façade voisine jonchée de linges séchant est proche. Il fait chaud, il n'y a pas d'eau, ils sont entassés, les télévisions marchent en continu. Bienvenue à Dharavi, le « plus grand bidonville d'Asie », au cœur de Bombay.

Sur son lieu de travail, quelques minutes plus tard, Selwyn et ses collègues rejoignent leur machine à coudre. Il y en a une dizaine dans ce petit local sombre, et même en ce mois de janvier, il fait bien trente degrés à l'intérieur. Ils travaillent douze heures par jour, n'ont pas le droit à un seul retard, à un seul jour de repos et gagnent à peine quarante euros par mois. Mais ils ne se plaignent pas, ils savent qu'ils ont de la chance d'avoir cet emploi. Les sacs de cuir qu'ils fabriquent seront vendus, à quelques centaines de mètres du local, à M. Kale, propriétaire d'une petite boutique de cuir qui se chargera de les exporter.

Dans le bidonville de Dharavi, à Bombay (Louis Villers).

Le fils de Selwyn parcourt les rues toute la journée, véritables montagnes de déchets, pour ramasser tous types de morceaux de fer : clous, copeaux, débris. Il les revendra quelques roupies à un ferrailleur. Sa mère, elle, s'est installée une petite nappe à même le sol, non loin de la gare de Mahim, sur laquelle elle vend des fruits. Tous rêvent d'échappées, ils y seront forcés.

L'opportunité du millénaire

« L'opportunité du millénaire ». Dans tous les grands journaux, des publicités la vantaient. Le gouvernement a décidé de vendre Dharavi, terrain de 215 hectares occupé par un million de personnes, à cinq promoteurs étrangers chargés de reconstruire entièrement la zone : nouveaux immeubles, écoles, hôpitaux, égouts, assainissement des eaux…

Dans moins de sept ans, Selwyn et toute sa famille se verront offrir un appartement de 25 mètres carrés, avec électricité et eau courante. Ils ne vivront plus au milieu des mouches, des rats et des scorpions. L'opportunité du millénaire. Promesse d'un avenir meilleur. Et pourtant, rares sont les habitants de Dharavi à souhaiter ce plan.

Dans le bidonville de Dharavi, à Bombay (Louis Villers).

Le gouvernement s'est pourtant engagé à reloger tous les habitants. Les 57 000 familles, soit 300 000 personnes. « 300 000 ? Mais nous, nous sommes un million ! », s'exclame Ganesh, propriétaire engagé d'une mercerie. Selon la National Slum Dwellers Federation (NSDF), le bidonville de Dharavi compte entre 600 000 et un million d'habitants. Connaître leur nombre exact est impossible quand l'on sait que des centaines de personnes débarquent à Dharavi chaque jour.

Pour compliquer la tâche, pour chaque programme de relogement, cinq ou six personnes différentes deviennent étrangement propriétaires d'un taudis, en espérant récupérer un nouvel appartement. Les autorités sont donc, à juste titre, très vigilantes. Factures d'électricité, cartes de rationnement, amendes, accords communautaires et recensements deviennent donc de fragiles preuves de propriété. Dans tous les cas, aucune personne arrivée après 1995 ne pourra être reconnue « habitante de Dharavi », une injustice contre laquelle se battent activement les associations.

Une économie menacée

En réalisant ce plan, c'est toute l'économie du bidonville qui sera anéantie. Selon la Société de promotion des enquêtes territoriales (SPARC), Dharavi génère un chiffre d'affaires annuel de plus 340 millions d'euros. Les gens vivent sur leur lieu de travail, la famille de Selwyn en est un bon exemple.

Dans le bidonville de Dharavi, à Bombay (Louis Villers).

Dharavi n'est pas une « cité dortoir », mais une véritable usine. Même si les conditions de travail sont très difficiles, même s'il n'y a aucune protection des salariés, tout le monde trouve un emploi, trouve de quoi survivre avec n'importe quel type de travail. Alors que se passera-t-il si le gouvernement offre à chacun un petit appartement ?

Toutes les petites usines seront rasées et le propriétaire d'un local de 80m², employant parfois jusqu'à quinze personnes, se retrouvera avec un petit appartement de 25 m². Il n'aura plus qu'à acheter les 59 mètres carrés au prix du marché -option à oublier dans une ville qui compte le cinquième quartier d'affaires le plus cher au monde. Ruiné, il devra quitter Dharavi, laissant derrière lui quinze employés au chômage.

Même si Mukesh Mehta, l'architecte responsable du projet de développement de Dharavi, assure que des « opportunités d'espaces industriels » seront offertes, les propriétaires restent sceptiques. Aucun habitant des bidonvilles ne saurait vivre au septième étage d'un immeuble. Ils sont en permanence dans la rue, au pied de leur porte, à faire mille et un petits boulots qui leur apportent l'assiette de riz du soir. Aucun d'entre eux ne restera à Dharavi.

Une habile manière de faire fuir les habitants

Finalement, Dharavi deviendra un quartier résidentiel pour les classes moyennes. Ce projet de redéveloppement n'est qu'une habile manière de faire fuir tous les habitants.

Depuis 1936, sept plans de réhabilitation ont déjà été menés à Dharavi, et à chaque fois, les habitants du « slum » ont revendu leurs appartements et ont recréé un bidonville. La plupart de ces appartements sont laissés vacants aujourd'hui. Dans ce quartier si autonome, entièrement contrôlé par la mafia, ce plan est un échec assuré.

Dans le bidonville de Dharavi, à Bombay (Louis Villers).

De nombreuses questions restent floues. A qui reviendront les titres de propriétés ? A chaque habitant ? Impossible, tant la mafia est implantée. A la mafia ? Evidemment, non. Comment faire pour que les habitants ne revendent pas leurs appartements ? Comment préparer l'exode massif qui se profile ? Le déplacement de milliers de personnes dans un autre endroit de Bombay pose, lui aussi, de nombreux problèmes : rejoindront-ils les bordures de voies ferrées, zone extrêmement dangereuse ? Auront-ils accès à l'éducation, à la santé ? Les moyens de transports seront-ils adaptés ?

L'oscar à Hollywood ne retiendra pas les bulldozers

Quatre Golden Globes, oscar du meilleur film parmi huit récompenses, « Slumdog Millionnaire » sort Dharavi de l'ombre. Accoudé à la table d'un café chic de Bombay, Irrfan Khan, l'un des acteurs majeur du film, me fixe en soupirant.

Il ne pense pas que le film puisse changer le cours des événements. Il a visité ces ruelles, décors d'enfance de Latika et Jamal. Il ne sait pas si, dans trois ou quatre ans, elles ne seront plus que des images d'archives. Il a goûté à cette joie qui vous prend au tripes quand vous parcourez ces rues, quand vous rencontrez ces habitants qui ont une envie extraordinaire d'avancer malgré leur dénuement.

Face aux puissances financières, les habitants de Dhavari n'ont aucune chance. Mais ils ont, ce qui, toujours, les sauvera : la joie, la débrouillardise et la volonté.

Dans le bidonville de Dharavi, à Bombay (Louis Villers).

Photos : dans le bidonville de Dharavi, à Bombay (Louis Villers).

En partenariat avec : LINTERVIEW.FR

Source: http://www.rue89.com/2009/03/30/un-million-de-slumdogs-bi...

jeudi, 11 juin 2009

Recette indienne: Butter Chicken

C’est la première fois que l’idée me vient en 2 ans et demi : et si je lâchais un peu mes pates Barilla et ma purée Mousseline (importée) et me lançais dans… la cuisine… indienne !

 

Si vous voulez vous y essayer, voici la recette (pas encore testée) de mon plat préféré : le Butter Chicken.

 

Ingrédients :
1 poulet entier

2 tomates écrasées dans un mixer
2 oignons, coupés
1 cuiller à soupe de pâte gingembre-ail (ginger-garlic paste)
15 noix de cajou en pâte
1 ½ cuiller à soupe de beurre
3 cuiller à soupe de crème
1 cuiller à café de poudre de piment (chilli powder)
De l’huile pour frire

Du sel

 

Pour la marination

1 cuiller à soupe  de tandoori masala
½ cuiller à soupe de garam masala (si ça n’existe pas tout fait, il faut mélanger de la poudre de clous de girofle, de canelle et de cardamome)
2 cuiller à soupe de jus de citron
½ cuiller à café de graines de cumin (jeera)
5 cuiller à soupe de yaourt

 

Méthode :

Faire mariner le poulet dans la marinade pendant une heure.

Faire chauffer l’huile dans la poêle et frire le poulet pendant 10 minutes.

Enlever le poulet et le mettre de côté.

Dans ce qui reste d’huile frite, faire dorer les oignons puis ajouter la pâte gingembre-ail et faire frire en balançant des gouttes d’eau de temps à autre, jusqu’à ce que l’huile se sépare.

Ajouter la pâte de noix de cajou, le piment en poudre, la pâte de tomate et faire cuire pendant 10 minutes.

Ajouter le beurre, la crème et le poulet.

Bien mélanger et faire cuire jusqu’à ce que ce soit prêt

 

Ben mon vieux ça n’a pas l’air trop compliqué tout ça !

 

Source : http://www.recipesindian.com/indian_recipes/indian_chicken_recipes/Butter-Chicken.html