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mardi, 03 juin 2008

A vos parapluies! La pluie arrive!!

Alors que le département de météorologie avait annoncé le début de la mousson pour le 29 mai, elle n’a frappé que le 31 ! Mais bon, les experts se donnaient une marge d’erreur de 3-4 jours…

Alors voilà, elle a tapé, comme tous les ans, au Kerala (4 cm d’eau en une journée à Thiruvananthapuram – en certains endroits, jusqu’à 10 000 mm (1 mètre !) d’eau vont tomber (annuellement) et elle va remonter vers chez nous.

Photos de Sinhagad le 1er juin 2008 

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En général la mousson dure 3 mois, de juin à septembre. Voir la carte ci-dessous pour les dates par région.

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  La mousson remonte du sud-ouest au nord-est comme le montre la carte ci-dessous.

La mousson, qui arrive de direction générale du sud-ouest, se divise en deux sections à cause de la topographie indienne. On a donc la mousson du sud-ouest de la mer d’Oman et celle du golfe du Bengale. L'air arrive d'abord sur la côte de l'État de  Kerala dans le sud-ouest de l’Inde. La circulation se divise alors en deux : la première branche progresse vers le nord, le long de la pente Ouest de ces montagnes alors que la seconde passe du côté Est du plateau du Deccan et subit un effet de foehn, ce qui l’assèche et ne donne que des précipitations faibles et de répartition variable sur la péninsule du Deccan. 

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La mousson est un phénomène de vents périodiques. Ce phénomène est dû à la température de la terre qui devient plus élevée que celle de la mer à appel d’air. Communément on appelle mousson la saison durant laquelle ces vents soufflent, et par extension la saison des précipitations qui sont associées à ces vents. Le mot mousson proviendrait du mot arabe « mausim » qui signifie saison.

La durée et l’intensité des pluies, qui varient d’une année à l’autre, font l’objet d’importantes spéculations. Une faible mousson signifiera mauvaise récolte (dans un pays où l’agriculture représente 60% de l’emploi) et donc hausse des prix. Pas bon. En plus, cette année, c’est les élections. La mousson a intérêt à pas se louper ! Des pluies trop importantes en revanche, des inondations et c’est la catastrophe : plus de 1 000 morts à Mumbai en 2005

Photo du National Geographic : un crapaud sauvant une souris pendant la mousson de 2005

Il est temps que je me casse en France pour les vacances !

10:14 Publié dans IncredIble India | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : inde, mousson, pluie |  Facebook | |

jeudi, 22 mai 2008

Indian English / English in India

NB : L’anglais est arrivé en Inde au début des années 1600, avec la Compagnie des Indes et aurait dû en partir en 1947 – les Anglais ayant en effet exigé que les Indiens « désapprennent » l’anglais (ah l’humour britannique). Aujourd’hui, l’anglais est une « associate official language », une langue officielle associée, même si il est moins important que l’hindi. L’objectif affiché est qu'il soit remplacé par le seul hindi comme langue de communication interne mais cela pose problème dans les Etats du Sud où la pénétration de l'hindi est très faible et par ailleurs l’intégration à l’économie mondiale rend cet objectif impossible. L’Inde compterait 350 millions d’anglophones (les chiffres varient complètement de 10 à 35% mais à ma petite échelle d’expatriée, ça suffit très bien). L’anglais s’est développé à sa manière, s’agrémentant de mots hindi (ce qui donne le « hinglish »), conservant des formules désuètes etc., un peu comme le Français au Québec en somme. On trouve même des dictionnaires d’Indian English…

Et voilà comment l’autre jour, tandis que je demandais à mon tailleur de me faire la réplique d’une robe, je me suis entendue lui dire: “I want the EXACT SAME”. Et là, j’ai flippé ! Et puis finalement, c’est normal de choper les tournures de langue du pays, non ??

Voici donc quelques exemples d’expressions et de formules de grammaire anglaise version indianisée, qui m’ont bien fait marrer (à chaque fois je reconnais mon collègue !) et également surprise – quelques tournures incorrectes que je croyais bonnes !

Vous savez que vous avez passé trop de temps en Inde quand par exemple vous dites (le détail et la mise en page dans le fichier:Indian English.pdf) : 

ILS DISENT / THEY SAY à AU LIEU DE / INSTEAD OF

I am liking it very much. I am understanding it. She is knowing the answer. à I like it very much.

Let us discuss about this. à Let us discuss this.

They did it, no? / He is here, isn’t it? / She closed the door, did she? à They did it, didn’t they? / He is here, isn’t he? / She closed the door, didn’t she?

A: You didn't come on the bus? B: Yes, I didn't." à A: You didn't come on the bus? B: No, I didn't."

My all closets are empty. à My closets are all empty.

He does this always. à He always does this.

Where you are going? / Tell me where are you going. à Where are you going? / Tell me where you are going.

I only told her to do that. à I Ø told her to do that.

She had so much of work to do that… à She had so much Ø work to do that…

Let’s go out for some ice-cream-ice-cream. / She has curly-curly hair. / You will get used to the humidity slowly-slowly. / Don't worry about small-small things. à Let us go out for some ice-cream Ø.

Seriously / Actually etc., she is a good person. à Ø she is a good person.

What is your good name? à What is your Ø name?

Please do the needful. à Could you help me with this?

Where do you stay?à Where do you live?

I don't take meat/milk. à I don't eat meat / drink milk.

It is really bad. / There is none. à It is worst. / There is less.

Out of station.à Out of town.

Tell me (used when answering the phone) à How can I help you?

T-K. ("theek hai" literally means "fine is") à O-K.

Hotel à Restaurant

Kindly disregard the previous message. à Please disregard the previous message.

My head is paining. –> My head is hurting.

Cover à Envelope ou shopping bag

I got fired today at the office. à I have been given an oral (not written) dressing down by a superior / sacked / dismissed.

To revert à To reply to

Today morning / Yesterday night –> This morning / Last night

Healthy à Fat people

To reduce à To lose weight

Bring it this side. / We went that side. à Bring it here. / We went there.

Metro (for Metropolis) à Big city

When are you shifting? à When are you moving?

Do you have sugar? à Do you have diabetes?

I have BP! à I am suffering from high BP or hypertension.

I met my friend last night. à I spent time with my friend last night.

I also need a blanket. / He was late also. à I too need a blanket. / He was late as well.

Open / Close the air conditioner. à Turn on / Turn off the air conditioner.

Open your shirt. à Take off your shirt.

Current went and came. à The power went out and came back.

You are gifting me a new cell phone? à You are giving me a new cell phone?

Curd à Yoghurt

Batchmate or batch-mate à Not classmate, but a schoolmate of the same grade

Eggitarian à A person who is eats vegetarian food, milk and eggs but not meat

Brother / Sister à Male brother & first cousin / Female sister & first cousin

Deadly à Intense

Hi-fi à Stylish or beyond the perception of the average person

Sexy à Excellent or extremely cool

Gone for a toss. à Something got ruined.

Bucks à Rupees

I had gone. à I went.

I would be going to New York this weekend. à I will be going to New York this weekend.

I have been working since four years. à I have been working for four years ou I have been working since four years ago.

Can you drop me? à Can you drop me off?

Throw it. à Throw it out.

Wish her. à Wish her a happy birthday.

Let's go to city. à Let's go to the city.

I heard that you have written a document on... Could you send me the same? à I heard that you have written a document on... Could you send it to me?

What I did? à What did I do?

I met him five years back. à I met him five years ago.

Arey! C'mon, yaar! Don't be such a killjoy! / Long time no see, bhai. / Ay, bhaiyya! Over here! / How much to go to the train station, boss? /Arey! What a good job you did!, Accha, so that's your plan. 

Pour ce qui est de l’accent, l’accent indien surprend toujours mais au final il est assez proche de l’accent français : inutile donc de vouloir se la raconter avec un accent britannique !

Sources: chillibreeze.com par Dr. Roopa Nishi Vishwanathan et Wikipédia, article de John Lawler.

mardi, 20 mai 2008

Hijras - Le 3ème sexe en Inde - Suite

Le monde est fou… Voilà ce que j’ai pensé en lisant un article à propos du mariage à Mexico (pourtant très conservateur) de Mario et Diana Guerrero, anciennement et respectivement Maria et Jose. Une femme devenue homme épouse un homme devenue femme. Comment faire simple quand on peut faire compliqué ?? C’est donc un mariage transexuel ("transgender wedding" dans la presse - voir définitions en bas de page) qui a eu lieu…
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Ce qui m’a rappelé mon article sur les hijras en Inde (voir la rubrique docs à gauche) et j’ai décidé de me remettre à la page. Une petite recherche et je vous annonce avec joie que l’horizon à l’air de s’éclaircir pour le 3ème sexe… Voici pour vous la traduction de 2 articles du Times of India (datés des 13 avril 2008 et 22 janvier 2006) :

« On les repère au feu rouge grâce à leur maquillage, leurs saris aux couleurs pétantes et leurs fleurs dans les cheveux, raillant et exigeant quelques roupies. On ne les voit que là et lors de rassemblements où elles viennent demander de l'argent. Le troisième sexe en Inde est une communauté mal comprise souffrant du stigmate social et qui a longtemps été marginalisée.

Mais les temps changent. Aujourd'hui, elles sont actrices de série et mannequins pour calendrier, elles ont des permis de conduire, elles se présentent aux élections, elles travaillent dans des call centers. Le troisième sexe en Inde sort lentement du placard et se dé-marginalise.

Elles obtiennent enfin l’appui (tardif) du gouvernement et des ONG. Le gouvernement du Tamil Nadu, en effet, a récemment décidé de leur accorder un statut officiel et de leur donner des tickets d'alimentation (ration cards = tickets distribués par le gouvernement qui permet aux plus pauvres de se nourrir).

Rose – animatrice télé : est le premier membre du troisième sexe à présenter une émission de débats, sur une chaîne Tamoul, témoigne : « je voulais défier la société, je voulais que les gens comprennent qui je suis réellement. » […] Rose fait partie des membres du troisième sexe qui ouvrent la voie. Rahul Singh, un activiste de la fondation Naz, indique que plusieurs de ses amies appartenant à cette communauté travaillent dans des call centers et gèrent leurs propres entreprises. Les familles acceptent peu à peu ces transformations. Il rappelle l’histoire de cette une famille de la classe moyenne qui non seulement a accepté le statut transsexuel de son enfant mais a également accepté son mariage. Elle était allée à l'école et l'université en tant que mâle. Ca a été un choc pour la famille quand elle a décidé de suivre son coeur mais ses parents l’ont acceptée maintenant.

D'autres comme elle trouvent également des partenaires pour la vie en dehors de leur communauté. Padmini – mariée : elle a épousé son petit ami Prakash et a été accepté par ses beaux-parents. Selon Lakshmi Bai, directeur de projet de l'initiative d’une association contre le SIDA du Tamil Nadu (TAI), « il est très important qu’elles prennent conscience de leur talent. Récemment, certains de nos membres du troisième sexe ont participé à un concours régional. Impressionné par leur performance, le présentateur lui-même a reconnu que c'était la première fois que quelqu'un avait répondu bon à toutes les questions. Les gens ont été stupéfiés et les ont applaudies. En fait, cela a même permis aux familles de faire le premier pas et se réconcilier avec elles. 

« Faire du mannequinat ou de la politique, danser... leurs horizons s’ouvrent comme jamais. Alors que Shabnam Mausi de Bhopal est devenue le 1er membre du troisième sexe à gagner un siège à l’Assemblée il y a quelques années, Sridevi de Bangalore fait des vagues dans le monde du mannequinat. Récemment, elle a posé pour un calendrier réalisé par le photographe K Venkatesh, qui l'a rencontrée dans la rue et a été tellement frappé qu’il lui a proposé de poser pour lui. Le succès de la récente exposition de ses photographies permet à Sridevi d’être excitée à l’idée de perspectives futures. Comme elle, Padmini, 27 ans, transsexuelle, a été acceptée dans le monde artistique en tant que danseuse de Bharatanatyam (danse classique indienne originaire du Sud de l’Inde – voir photo : Narthaki danseuse transgendre également). Elle danse sur scène à Mumbai et à Chennai et jouera bientôt dans une série aux côtés de la 1972244386.jpgstar Tamoul Khushboo. « On m’a dit que mon rôle ne sera pas l'un de ces rôles typiquement réservés aux membres du troisième sexe mais celui d’un élément de la société traditionnelle. ».

Rahul Singh indique que les employeurs dans des grandes villes commencent à accepter d'avoir des employés transsexuels. Akkaamma de Bangalore, née Jagdish, indique que quand elle était à l'université, la discrimination était telle qu’elle a dû arrêter ses études parce qu'il n'y avait aucune aide et personne à qui s’adresser. Mais maintenant, 10 ans plus tard, avec des ONG soutenant notre cause, les gens comme nous sentent renaître l’estime de soi. Ils sont prêts à reprendre le combat pour se faire accepter. »

Le nombre d'incidents de discrimination au travail et à la maison contre les membres de cette communauté au travail a également diminué ces dernières années. « Jusqu'à très récemment nous recevions environ 100 cas de discrimination par mois mais maintenant seulement 10-12 » témoigne Akkaamma, qui travaille avec Sangama, une ONG qui agit en faveur du sexe marginalisé. Elle a le sentiment que le mouvement du gouvernement du Tamil Nadu aura des répercussions en offrant à la communauté de vivre dans la dignité.

D’avoir un statut officiel leur permet d’obtenir des permis de conduire, des tickets d'alimentation et des passeports. Revathi de Bangalore est l'une des rares à avoir un permis, acquis avec beaucoup de difficulté. Elle conduit maintenant un scooter pour aller travailler. Comme Rose témoigne : « maintenant, avec le succès de mon émission, appréciée par tous les segments de la société, ma famille m'a peu à peu acceptée. Beaucoup de gens m'appellent pour me dire que « je veux être comme vous ». Article_Times of India_From the shadows_130408.pdf

Les filles de Lucknow, de Patna, d'Ahmedabad, de Jaipur et de Ludhiana, selon une enquête sur le sexe réalisée par un important magazine hebdomadaire, perdent leur virginité bien avant (15-18 ans) les filles des grandes villes. Les femmes à Ahmedabad et à Jaipur demandent plus de variété dans le sexe. Les gens de Patna sont ceux qui matent le plus de pornographie. On entend beaucoup d’histoires de jeunes mariées lesbiennes à la campagne, de changement de sexe d'un instituteur de village du Bengale occidental, de groupes de filles chopées à mater des films de cul dans des cybercafés... La révolution du sexe a-t-elle vraiment touché l’Inde des petites villes ?

« Aujourd'hui faites attention un samedi soir. À Bombay, des hommes en sueur, torse nu, dansent avec d’autres hommes au Voodoo, le premier bar (ouvertement) gay du pays. Dans la ville méridionale de Bangalore, comme dans beaucoup de plus petits centres, des couples qui se trouvent par petites annoncent commencent discrètement des parties d’échangisme. De plus en plus Indiens ont décidé qu'ils ne se satisferont pas d’aperçus ou de rêves, et un genre de révolution sexuelle se fait sentir – cela ne fait que s’ajouter aux autres inévitables changements sociaux en cours. » Ceci est extrait d'un rapport du Times au sujet de la révolution sexuelle de l'Inde paru en 1996. Clairement, nous avons parcouru un long trajet ces 10 dernières années. La petite ville a dépassé la grande. L'histoire du changement de sexe de Mafatlal ne nous amuse plus. Les riches et les célébrités ont les moyens d'avoir de telles prérogatives. On n’en a pas fait un foin quand le Metro de Mumbai a annoncé l’ouverture d’un espace libre appelé le Drop-In Centre où les communautés lesbienne, gay, bisexuelle et du transgendre peuvent passer du temps sans être poursuivie ou condamnée.

Intéressons-nous à l'histoire d'Unnimaya, 23 ans, et de Sheela, 21 ans, deux lesbiennes du Kerala. Après le meeting de l’International Lesbian and Gay Law Association à Toronto l'année dernière, E J Graff, un thésard au Centre de Recherches des Etudes des Femmes Brandeis a écrit un article au sujet des jeunes mariées lesbiennes en Inde. « Vers la vingtaine, ces femmes se rencontrent et tombent amoureuses ; une fois que la menace d’un mariage arrangé se fait sérieuse, elles s’enfuient loin de leurs parents et font leurs propres cérémonies de mariage dans des temples hindous, échangeant des guirlandes et s’oignant le front l’une de l’autre avec des points rouges. En réponse, chaque couple de parents accuse l'autre femme d'avoir enlevé leur fille et envoie la police pour ramener les femmes de force. Mais par rapport à il y a trois ans, la fin de l'histoire change. Alors que les femmes se suicidaient, elles sont maintenant soutenues devant le tribunal par des groupes de femmes locales ou des groupes lesbiens en ligne – et les juges locaux, incroyablement, se mettent du côté des femmes. Quand les familles harcellent les femmes, les juges ordonnent réellement la protection de police. Les journaux indiens, naturellement, aiment ce genre d’histoires juteuses, pleine de désobéissance, de romance, et de sexe illicite entre femmes (qui n'est pas illégal, puisque la section 377 ne s'applique qu’aux hommes).

Ainsi, chaque couple de mariées inspire plus de femmes dans cette vaste nation. »

La révolution sexuelle a-t-elle donc vraiment touché Inde des petites villes ? Oui. Les opérations de changement de sexe ont eu lieu dans un village au Gujerat, déjàen 1987. Tarulata/Tarun Kumar est passé de l’état femelle à l’état mâle et a épousé Lila en 1989. Le père de Lila a fait passer une pétition à la Haute Cour du Gujerat prétextant que c’était un mariage lesbien et stipulant que le mariage devait être annulé. La pétition citait que « Tarun Kumar ne possède ni l'organe masculin ni n'importe quel mécanisme normal de cohabitation, de rapports sexuels et de procréation des enfants ». L'adoption de mécanisme artificiel ne crée pas la virilité et donc Tarun Kumar n'est pas un mâle. La pétition a réclamé  une action criminelle sous la section 377.

Dans un article intitulé La loi et l'homosexualité en Inde, Sriniketan écrit : « le concept de la famille se rapporte à un établissement universel, permanent et dominant caractérisé par l'accès à la sexualité et la reproduction socialement approuvés, à une résidence commune, à des services domestiques et à une coopération économique. Laissez-moi citer 2 exemples de système alternatif de mariage tels qu’ils existent en Inde. Parmi la communauté de Nayar en Inde Du sud, qui a suivi le système matriarcal de descendance, plusieurs hommes pourraient avoir accès à une femme à travers les rites de Tali et les unions Sambandham. La chaîne de Tali et le cadenas portés autour du cou sont attachés par un homme d’une certaine sous-caste qui a la capacité d’accomplir le rite, et ceci lui donne des droits sexuels sur la femme. Ces droits sont automatiquement étendus à n’importe quel homme d’une sous-caste supérieure (mais toujours dans la même caste), en général Nambudiri, qui est attiré par la femme et que celle-ci juge acceptable. Les hommes qui ont eu des relations Sambandham n'ont aucun droit exclusif en tant que mari ou père; la femme pourrait retirer l'accès sexuel qui leur a été donné à tout moment si elle le souhaitait. Elle a reçu le droit sur sa progéniture dans son Tarawad (foyer de la famille matriarcale). Dans le NayarNambudiri Sambandham, l’homme n’a pas le droit de diner avec son épouse ou enfants, et encore moins de partager les corvées domestiques ou toute activité économique.

Dans un petit village Angaar au Gujerat, au sein de la communauté Kutchi, un mariage ritualiste transgendre est exécuté pendant la période du festival de Holi. Ce mariage qui est célébré chaque année depuis 150 ans est peu commun parce qu'Ishaak, le jeune marié, et Ishakali, la jeune mariée, sont deux hommes. »

Ainsi,  tous ces actes « explicites » de sexualité ont eu lieu depuis des décennies, des siècles. Le Kamasutra a ses origines dans ce pays... On ne peut pas nier que le tabou et les restrictions en matière de sexe, de préférences et habitudes sexuelles se sont allégés aujourd’hui. Aujourd’hui, même dans l’Inde des petites villes. […] Article_Times of India_Sex revolution in small town_220106.pdf

Définitions (Wikipédia) :

Transidentité ou transsexualisme = situation dans laquelle une personne a la conviction qu'elle est du genre sexuel opposé à celui qui lui a été assigné, à sa naissance, en fonction de l'apparence de ses organes sexuels externes. Le transsexualisme n'a aucune incidence sur l'orientation sexuelle d'un être humain.

Transgenre = terme plus global pour désigner la situation d'un individu dont l'identité sexuelle est en conflit avec celle traditionnellement attribuée aux personnes de même sexe. Mais cette utilisation du mot « transgenre » est trompeuse, car il est aussi utilisé pour désigner des personnes qui sont dans une dynamique très différente de celles des personnes transsexuelles, à savoir celle de personnes qui n'entreprennent pas (et ne veulent surtout pas entreprendre) d'opération de réattribution de sexe.

Il est donc important de distinguer les personnes dites « transsexuelles » — pour qui le fait de « restaurer » leur corps (de le mettre en conformité avec le genre auquel elles s'identifient) — des personnes « transgenres » — qui ne ressentent pas ce besoin et dont l'identité de genre est souvent beaucoup plus complexe que celle des personnes transsexuelles.