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dimanche, 02 décembre 2012

Un avocat éclairé

Je n’ai jamais trop porté mon voisin dans mon cœur (cf notre première et seule rencontre: ici) mais nous cohabitons plutôt bien. Disons qu’il ne s’est jamais plaint du bruit (de mon sound system) et ça me suffit. 

L’autre jour cependant mon propriétaire est venu me payer une visite de courtoisie. Et tenez-vous bien je crois qu’il m’a fait du gringue! En soit rien de trop surprenant si ce n’est qu’il va sur ses 80 ans… Et vas-y qu’il me demande de me rapprocher sur le canapé et tout… Bon, une fois qu’il s’est senti vraiment à l’aise il a commencé à aborder ses problèmes de prostate et là comment dire, ça tue tout…

Pour en revenir à nos moutons, papi a fait venir le voisin, son petit-neveu ou un truc du genre. Et nous en sommes venus à discuter les factures d’électricité.  Mon voisin, jeune avocat d’une trentaine d’années était hyper remonté: « C’est n’importe quoi! Si tu payes pas ta facture, ils envoient quelqu’un chez toi et si tu ne payes pas, ils coupent cash. Je les ai appelés pour leur demander comment ils osent me faire ça? A moi! Un avocat! »

Et oui petit trou du cul, avocat ou pas, tu payes tes factures. Et si t’es jamais chez toi comme moi, tu les payes en ligne. Mais oui mais oui…

vendredi, 30 novembre 2012

Moment de solitude au bureau d'immatriculation

Quelques mois après avoir acheté une voiture, il faut aller chercher les plaques de « haute sécurité ».

Il semblait évident aux types de Hyundai que ce n’était pas eux qui fournissaient les plaques, et c’est à peine si ils m’auraient indiqué où aller… Enfin, ils se sont exécutés en se marrant comme des baleines…

Je pressentais déjà le pire…

 

J’ai compris pourquoi ils rigolaient comme ça en arrivant à l’endroit indiqué. J’ai apprécié qu’ils me donnent suffisamment d’informations pour que mon GPS se repère. Parce que la boutique des plaques est minuscule. On la reconnaît facilement parce qu’il doit y avoir vingt types qui s’accrochent aux deux mètres de grille en agitant des papiers…

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J’ai tenté l’insertion parce que je n’ai peur de rien. Je me disais aussi que peut-être ils seraient sympas en voyant une étrangère. Que dalle. C’était chacun pour sa peau… Enfin, j’ai réussi à capter le regard de l’employé qui m’a fait entrer dans le Saint des saints, a pris mon papier et m’a indiqué d’aller attendre dans ma voiture.

 

J’ai patienté. Et puis quand ils sont arrivés pour me changer mes plaques, j’ai décidé d’aller regarder. Un gros type est venu me parler, un peu trop fort, un peu trop vite. J’ai fini par comprendre qu’il voulait que j’aille prendre mon sac à main sur le siège passager. Avec la fenêtre ouverte, c’était facile à embarquer !

 

De toute façon je suis allée me remettre à l’abri dans l’habitacle parce que cinq mecs commençaient à se battre devant ma voiture, dieu seul sait pourquoi…

Mais mission accomplie !!

 

Au menu pour la suite : le truc de la pollution et le permis de conduire...

mercredi, 28 novembre 2012

Mes copines du vendredi

J’ai mis longtemps à sortir de ma coquille, à me faire des amis à Delhi.

Il y a beaucoup plus d’étrangers qu’à Mumbai mais il a suffi d’une soirée de Français où je devais être mal lunée pour me dissuader de les fréquenter…

J’avais copiné avec mon agent immobilier mais une fois où on était à table avec ses gosses et qu’elle a fait une remarque parce que personne ne l’avait remerciée d’avoir cuisiné, j’ai décidé de laisser tomber. C’est pas comme si j’avais pas remercié quinze fois de m’inviter ni proposé d’aider à cuisiner ! En plus elle voulait absolument ouvrir une crêperie et même si l’idée est bonne, j’ai pas trop la tête à ça.

Elle m’avait emmenée à un petit dèj de femmes d’expatriés. Entre les veilles américaines qui font dans le social et la jeune Japonaise fraîchement débarquée et complètement larguée, je n’ai à nouveau pas trouvé ma tasse de thé.

Et puis un jour une relation professionnelle m’a proposé de laisser tomber nos déjeuners « d’affaire » et d’aller boire un verre. Histoire d’y aller mollo, j’ai proposé un verre de vin. Elle a fait une moue. J’ai suggéré un Long Island Iced Tea (LIT) comme alternative.

Pour situer le contexte, le Long Island Iced Tea est ce cocktail de tueur avec : 13% de gin, 13% de vodka, 13% de rhum blanc, 13% de triple sec, 13% de tequila, 26% de coca, 9% de jus de citron. Et elle en a descendu 3 comme si c’était du petit lait !

Rendez-vous fut pris pour le vendredi suivant. Nous nous sommes retrouvées toutes les deux à essayer différents bars de Hauz Khas, et peu importe qu’il faille grimper trois escaliers pour arriver au moindre endroit, si ils ne servaient pas de LIT, nous allions taper à côté… Pour clore cette mémorable soirée, nous nous sommes fait jeter du Buddha Bar (B-Bar ici, pour respecter la mémoire de Bouddha) parce qu’il faut absolument réserver une table. C’est bien la première fois que je vois deux filles se faire refuser l’entrée du moindre endroit en Inde. Voire n’importe où. Mais passons, peu importe. Ca fait toujours du bien de se faire remette à sa place.

Le vendredi suivant, nous nous retrouvions à son « Club ». Et nous rejoignaient quelques-unes de ses copines. Deux d'entre elles, des sœurs, se joignirent à nous pour toutes les soirées qui suivirent. Le gang féminin des LIT du vendredi était est né !!

Pour feter ca nous sommes retournées au B-Bar, avec réservation cette fois, et on leur a piqué toutes leurs orchidées pour se le mettre dans les cheveux!! Si si j'ai des photos!

Il y a donc S., 36 ans, entrepreneuse, mariée, un gosse, mais malheureuse dans son mariage.

Po., 36 ans, sa copine d’enfance, entrepreneuse, mariée, deux gosses, hyper heureuse en mariage.

P., 32 ans, sœur de Po., marketing manager, divorcée (d’un Kéralais) et du signe du lion.

Et moi, l'étrangère passablement a côté de mes pompes...

Une belle brochette quoi !! 

Aucune de nous ne sacrifierait la soirée du vendredi pour rien au monde ! On attend toutes ce moment avec une de ces impatiences ! Et si jamais le vendredi n’est pas possible, c’est le jeudi ou le vendredi que nous nous retrouvons, toutes les quatre et quelques électrons libres. On s’éclate tellement que nous avons envisagé d’étendre ça au mardi soir. Mais vu qu’on travaille toutes, c’est pas gagné. Faut assurer le lendemain !

 

Allez, santé!!

 

 

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