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dimanche, 22 décembre 2013

Interview pour Internations.org

Mon blog a été mis en avant sur Internartions.org (une bonne plateforme pour rencontrer d’autres expatriés partout dans le monde). Et voici ce que j'avais à leur dire !

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 Parle-nous un peu de toi. Qui es-tu, d'où viens-tu, quand es-tu arrivée en Inde, etc.  

Je suis une (jeune) trentenaire parisienne. J’ai débarqué en Inde en 2006 ; c’était pas trop un choix. Mon choix c’était de travailler un bout de temps à l’étranger et je n’ai trouvé d’option qu’en Inde une fois terminée mon école de commerce. Et quelle aventure depuis lors ! J'ai changé de boîte, de job, de ville et tout kiffé ! Je suis actuellement basée à Mumbai. 

Quand et pourquoi t’es-tu mise à bloguer tes expériences ? 

J'ai commencé mon blog le jour que j'ai atterri en Inde. Initialement, l’idée était de partager mes expériences avec ma famille et mes amis et finalement mon blog est devenu une espèce de « thérapie » : écrire m’aide à réfléchir et comprendre certaines situations, échanges, bref tout ce qui me fait halluciner dans ce pays incroyable. 

As-tu des notes de ton blog que tu recommenderais ? 

J'ai quelques notes qui ont fait pas mal réagir et reçu pas mal de commentaires. Certaines qui font rire comme celle-ci Quand Jane rencontre Tarzan... ; certaines qui surprennent comme Quand Superman sauve IndianSamourai et, enfin certaines qui intéressent comme Pourquoi en Inde. 

En quoi ta nouvelle vie en Inde est-elle différente de celle en France. As-tu eu des difficultés à t’adapter à ton pays d’accueil ? As-tu vécu le « choc culturel » ? 

J'ai eu un « atterrissage » plutôt en douceur parce que j'ai rencontré un Indien quelques semaines après mon arrivée et il a m’a aidée à comprendre beaucoup de choses. J'ai eu quelques difficultés avec mon premier patron indien qui ne m’a pas rendu la vie facile. J'ai bien eu des chocs par-ci par-là – comme les trois semaines après mon premier retour en France après huit mois en Inde (j’étais pas au top et je ne mangeais que des chips ou des frites !). Mais de manière générale, je fais un beau voyage... 

Penses-tu que tu étais préparée à ce qui t’attendait en Inde ? Si tu le pouvais, changerais-tu certaines décisions/préparations ? 

J'ai voyagé en Inde (et dans d’autres pays en développement) depuis mon plus jeune âge ; j’avais donc une idée de là où j’allais mettre les pieds. A part ça je n'étais pas vraiment préparée. Mais aussi je dois dire que je n’avais aucune attente (bonne ou mauvaise) et je pense que ça m’a beaucoup aidée : je ne risquais pas trop d’être déçue. 

Tout expatrié a des anecdotes hilarantes et expériences drôles. Pourrais-tu en partager avec nous ?  

J'en ai tellement ! Peut-être que vous pouvez consulter cette liste sur mon blog, qui se réfère à ma vie quotidienne ici.: Histoires de Samourai. 

Si tu devais donner trois conseils aux futurs expatriés qui pensent tenter l’aventure en Inde ?  

  • Soyez patient – il faut des années pour commencer à comprendre l'Inde, et il n’y a pas de fin – on découvre tous les jours quelque chose qui vient tout remettre en question... (J'aime ce dicton : « si vous avez de la patience, l’Inde vous la fera perdre, si vous n'avez pas patience, l’Inde vous l’apprendra. » Je pense que c'est vrai, et aussi que c’est un cercle vicieux !)
  • Être ouvert d'esprit (souvent plus facile à dire qu'à faire quand on vit ici croyez-moi !).
  • Toujours essayer de comprendre pourquoi les Indiens font ce qu'ils font (surtout au travail), sinon ils vous rendront fou et les choses n’avanceront pas pour autant. 

Comment est la communauté des expatriés en Inde ? As- tu trouvé difficile de trouver des personnes partageant les mêmes idées ou des expatriés? 

J'ai toujours eu 3-4 très bons amis expats, pour la plupart français, mais je ne connais pas vraiment la communauté des expatriés. Il est relativement facile d’en trouver (via Internations.org ou writers.com) même si nous sommes relativement peu nombreux en Inde... Cependant, je ne trouve pas si facile de trouver des personnes qui partagent les mêmes intérêts – le fait que les étrangers restent le plus souvent un ou deux doit jouer, surtout que l’on évolue beaucoup par rapport à la culture locale après ce seuil des 2 ans en Inde.  

Comment pourrais-tu résumer ta vie d'expatriée en Inde en une phrase simple et accrocheuse ? 

Vivre en Inde, c'est probablement le défi plus difficile et le plus enrichissant que j’aurais jamais connu !

lundi, 18 novembre 2013

Quand Jane rencontre Tarzan…

Ma pote le sait maintenant, il faut être un aventurier pour voyager avec un samouraï ! Après la rencontre avec les terroristes Naxalites à Bastar (Chattisgarh), avec les rhinocéros et les moines danseurs d’Assam, je lui proposai cette fois-ci une plongée au cœur de la jungle du Karnataka…  

Bonne âme, elle me fait confiance et ne se penche pas trop sur la destination. Bonne âme, elle ne fait pas de commentaire quand nous arrivons dans notre maison d’hôtes à une heure du matin, après une heure et demie de vol et cinq heures de route sur un chemin plus que cabossé. Moins bonne âme, elle me réveille au milieu de la nuit en hurlant : « Je suis terrorisée !! Je veux partir !! » Et je la vois, assise dans le lit, son portable à la main, tentant de battre l’obscurité la plus totale et d’éclairer le lit dans lequel une bête semble s’être invitée. Prudente, avant d’allumer la lumière je lui demande si elle pense que c’est un rat. Prudente elle aussi – elle sait que si elle répond par l’affirmative je serais dehors en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire et elle n’aurait plus qu’à se débattre seule avec le monstre – elle répond qu’elle pense que non. J’allume donc la lumière. Samouraï jusqu’au bout de la nuit… Et je dégage bravement le fautif : un oreiller. Si si ! L’oreiller lui pesait sur les pieds et suivait ses mouvements à elle, imitant sournoisement un serpent. Ou un rat. 

 

inde,karnataka,mojo plantation,rainforest retreat,coorg,madikeri,tarzan,george de la jungleAprès une nuit donc un peu agitée, quelle récompense en ouvrant la porte au petit matin : des hibiscus, des bananiers, des plantes en veux-tu en voilà ! Et des papillons. Et des libellules. Et des araignées. Et des insectes tout droit sortis d’Alice Au Pays des Merveilles. Et là, en pleine observation faunique, nous tombons en arrêt devant un mâle de plus belle espèce… Euh allo ?? Mais questufoulà Gael* ?? Epoustouflant !! C’est donc là, dans le trou du cul du Karnataka, que se cachent les beaux gosses… Qui l’eût cru ?? 

 

Nous entrons rapidement dans le vif du sujet avec le spécimen chilo-italo-belgio-basque français en question : dans la jungle, pas de place pour les faux-semblants. Nous les filles sommes fringuées comme des camionneuses, avec le bronzage qui va avec (dû à un coup de soleil méchant pendant la première balade), et poilues, les camionneuses !! (Les poils semblent inspirés par la luxuriance de la végétation et qui dit jungle dit pas d’électricité dit pas d’épilation et avec l’humidité on ressemble vite plus à Cheetah qu’à Jane !). Et notre Apollon passe ses journées à jardiner, torse nu, avec des sangsues collées entre les doigts de pied, des toiles d’araignée dans la barbe, de la peinture sous les ongles et un maillot de bain qui le gratte. Ce ne serait que ça, on pourrait faire fi ! Mais non. Après un mois et demi de travaux manuels (et de solitude) dans la jungle, il est tellement content de trouver des compatriotes (et des filles, seules et jeunes) qu’il se livre tout entier, et impossible de l’arrêter.  

 

Il nous raconte donc par le menu la fréquence de ses douches (à savoir deux par semaine), sa frustration sexuelle (ou comment il a découvert le moyen de télécharger des photos pornos sur son ipod pour ses soirées en solitaire), ses difficultés liées à l’absence de papier toilette, son comportement de Don Juan qui se tape tout ce qui bouge, ses études ratées et son « école de la vie » indian-style, ses tendances macrophages avec les filles (se définissant lui-même comme un « champignon » qui phagocyte ses copines et s’épanouit grâce à elles), ses envies de courir tout nu dans notre chambre. Oui oui, nous aussi nous en sommes restées comme deux ronds de flanc… Surtout qu’il venait de préciser qu’il aimait bien les poils chez les femmes (message subliminal (confère ce que j’expliquais précédemment)??). Et qu’il aimerait bien passer la nuit entre nous deux ! Ah la fougue des jeunes mâles de 25 ans !!  

 

J’avais choisi l’endroit pour être au calme : pas de réseau téléphonique, pas d’internet, pas de télé, pas d’ordinateur, pas de rien du tout. Mais le destin en avait décidé autrement et m’imposa d’écouter les élucubrations de George de la Jungle, qui ne semblait pas avoir percuté du tout le concept du « sois beau et tais-toi ». Huit heures non-stop. J’avoue avoir commencé à perdre le fil après sa tirade sur la zoophilie… Et le pire, oui le pire, c’est qu’après ce déballage d’atrocités tu le regardes et tu te dis « mais qu’est-ce qu’il est beau » ! Va comprendre les nanas… 

 

Pendant nos parties de scrabble, ma pote et moi observions Georgie biner avec ferveur dans son jardin. Et entre deux parties, nous le regardions attraper des cafards pour nourrir ses scorpion et grenouilles, s’ébattre dans les rivières, transporter des bambous, répondre aux sourires des jeunes paysannes toute émoustillées…  Ah Georgie… Qui refusait d’ailleurs de répondre à ce doux surnom d’un « Tarzan raté » ! 

 

Rien de tel que des discours sur l’agriculture organique pour calmer des hormones en ébullition… J’avais en effet choisi la guesthouse d’une plantation organique gérée par un couple de chercheurs botaniques (lui Canadien d’origine indienne et elle Indienne) qui avaient fui leur labo de Delhi pour aller voir comment l’agriculture marchait dans la vraie vie… Nous avons ainsi appris que les monocultures extensives et les pesticides détruisent le sol, l’écosystème et nos organismes. Et que la prolifération des plantations de café dans la région menace l’habitat naturel des éléphants, les poussant à attaquer les champs et les villageois. Nous avons également parfait notre culture herpétologique et arachnoïdienne.  Ce qui n’empêcha pas les yeux de ma pote de jaillir de leurs orbites chaque fois qu’ils repéraient une énorme araignée poilue alors qu’elle bouquinait tranquillement au lit ! Ou d’appeler Georgie à la rescousse quand un criquet géant s’offrait une partie de trampoline sur le pieu ! Parce qu’en plus d’être beau, il se baladait partout avec son piège à filles, un petit filet avec lequel il attrapait les grenouilles… 

 

Notre beau mâle en rut fut obligé de se dépasser pour assouvir ses besoins sexuels – et il avait sacrément faim ! C’est ainsi qu’il nous invita à boire du rhum épicé autour d’un feu préparé par ses soins. Devant notre peu d'enthousiasme pour chanter des chansons paillardes, il eut la bonté de s'abstenir !  

Pour finir, il jeta son dévolu sur votre humble serviteur et… repartit bredouille. Comme je disais, va comprendre les nanas… ;) Enfin pas complètement bredouille non plus : je lui fis don de notre fin de rouleau de PQ pour éponger les souvenirs de ses soirées en solitaire!

 

On ne le remerciera jamais assez d’avoir pimenté notre séjour junglistique de 3 jours qui aurait autrement seulement consisté en treks matinaux, nourriture goûtue et saine (peut-être même un peu trop !), siestes, jeux de société et découverte de l’agriculture organique !  

 

*C’est un sosie de Gael Garcia Bernal.  

 

Coorg, Karnataka - Nov 2013

 

Je recommande vivement Mojo Plantation, Madikeri district, Coorg, Karnataka.

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lundi, 04 novembre 2013

La couleur ne fait pas l’Indien !!

Ca fait tout drôle quand ton chauffeur de rickshaw se fait insulter par une jeune Indienne en tenue de joggeuse bien moulante, et ce avec le plus pur accent américain ! Moment d’hébétude suivi d’un élan de solidarité avec le chauffeur : mais qu’est-ce qu’elle fait là celle-là ?? Et pourquoi elle s’énerve comme ça juste parce qu’on a failli l’écraser ?? Puis petit moment de solitude : réactions indiennes de la Blanche, réactions pas-indiennes de la pas-Blanche… C'est le monde à l'envers !

De fait, je découvre ces derniers temps une nouvelle espèce : les Indiens qui ont grandi à l’étranger. Et c’est en espèce qui semble se développer carrément exponentiellement ; j’en rencontre de plus en plus de ces « fraîchement débarqués ». Ils sont marrants. Ils ont des accents pas possibles (pas indiens donc) et sont parfois complètement perdus ici (autant, de fois plus, que des étrangers d’origine pas indienne sauf que ça fait bizarre parce que ça ne colle pas à leur couleur de peau). 

 

Alors qui sont-ils ? Des « cerveaux » qui reviennent ? Des « cerveaux » qui s’en viennent ? Des « moitié-de-cerveaux » qui s’en viennent (cf la dernière anecdote ci-dessous pour plus de clarté) ?

 

Il n’aura échappé à personne que depuis les années 60 beaucoup de « cerveaux » indiens ont « fui » aux Etats-Unis  en Europe (surtout au Royaume-Uni). Le rêve américain quoi. Alors même si 11,4 millions ça fait beaucoup de monde qui part (1)), il n’empêche que ça représente seulement 4,3% de la population avec une éducation tertiaire indienne (3,5% pour la France). (2)

 

Or on parle maintenant d’un retour des cerveaux, et de circulation des cerveaux. En 2010, 100 000 Indiens seraient rentrés au bercail et on a crié au loup ! (3) Pourtant, de là à parler d’un rapatriement des cerveaux…. 

 

Déjà 100 000 sur les 10 millions de citoyens indiens vivant hors d’Inde (1), ça fait pas bésef.

Ensuite, la même année, plus de 150 000 étudiants indiens seraient partis étudier à l’étranger (4) ! Faut dire que même si l’Inde a fourni un vrai effort en matière d’éducation (5), il n’y a quand même pas assez de places et le niveau de qualité est sujet à débats. Et puis comme près de la moitié des places sont réservées aux castes inférieures (qui représentent la même proportion de la population) (6), de très bonnes notes ne garantissent pas l’accès à l’université.

Témoin la jeune fille que j’ai rencontrée dans la queue du consulat et qui allait faire ses études de médecine aux Etats-Unis parce qu’avec les quotas en Inde, elle était sûre de ne pas trouver de place. Après c’est pas le même budget… Du coup beaucoup d’étudiants restent après leurs études pour pouvoir rembourser leur prêt (avec un salaire américain).

 

Il n’y a pas vraiment d’étude ni de données gouvernementales sur le retour des Indiens à la mère patrie. Toutefois certains estiment que la majorité (80%) des Indiens qui rentrent ont moins de 35 ans. (7) Ce qui corrobore les dires des « nouveaux Indiens » que je rencontre : Abhishek, la trentaine, né à Dubai, est venu tenter sa chance dans le cinéma et ses parents sont limite « horrifiés » à l’idée qu’il puisse vivre en Inde : « On s’est cassé le c… pour que notre famille puisse vivre ici et toi tu veux y retourner ! C’est crade, ça pue, c’est le bordel, blablabla ». Y comprennent pas… Et quand il en chie trop, lui aussi se demande ce qu’il fabrique ici !

Faut dire que les « cerveaux » qui sont partis il y a plusieurs décennies ont bien fait leur beurre : le million d’Indiens aux Etats-Unis qui représente 0,1% de la population indienne gagnerait l’équivalent de 10% du revenu national indien. (8) Donc pas trop envie de rentrer…

 

En revanche la génération suivante, celle de leurs enfants nés hors d’Inde et celle des Indiens qui ont émigré il y a moins d’une décennie, montre une réelle curiosité pour l’Inde. Qui s’explique par l’incertitude économique dans les pays d’accueil et des opportunités de croissance en Inde.

 

Dans la génération des étrangers d’origine indienne, on trouve des « cerveaux » et des gens « normaux ». J'en ai rencontré pas mal dernièrement, presque tous dans la trentaine et tous en Inde depuis moins d'un an. Il y a Jesh, un Américain dans les assurances qui est venu en Inde parce que sa mère y est retournée, malade (elle n'avait plus personne aux Etats-Unis) et il déteste l'Inde. Il y a Tosh, un banquier anglais très riche envoyé par sa boîte avec des conditions d'expatriés et qui n'envisage même pas de jamais monter dans un rickshaw et que l'Inde dégoûte. Il y a Bob qui a passé 10 ans aux Etats-Unis et que son entreprise d'équipements médicaux a envoyé en Inde pour s'occuper du marché asiatique et qui a parfois des réactions très indiennes, et parfois très américains. Il y a Suchi qui est venue en vacances en Inde, s'est fait une amie et est revenue monter avec elle un business de décoration d'intérieur. Il y a Naveed qui a bossé quelques années à Dubai avant de venir tenter sa chance comme acteur à Bollywood. Et il y a tous les autres qui sont venus et ont pris des jobs « normaux » en attendant une meilleure opportunité (ou de monter leur boîte).  

C’est ainsi que je me suis retrouvée en moins d’un mois avec deux amoureux éperdus de la dernière catégorie, un Sikh de Buenos Aires et un Kéralais de Manchester, qui en plus de m’inonder de whatsaps débiles m’ont envoyé des photos de leur torse. C'est des malaaaaaades !!

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 (1) L'Inde ne reconnaît toujours pas la double nationalité, donc beaucoup d'Indiens qui ont émigré ont abandonné leur nationalité indienne. Ceux qui ont émigré mais ont gardé leur nationalité sont appelés NRI (Non Résident Indien) et ils seraient 10 millions (alors qu'on compterait entre 40 et 100 millions de personnes d'origine indienne éparpillés dans le monde entire). Mais l'Inde a mis en place des systèmes pour reconnaitre ces personnes: la carte PIO (Person of Indian Origin) pour n'importe qui qui a des parents d'origine indienne (jusqu'à 4 generations) ou un époux d'origine indienne) et la carte OCI (Overseas Citizenship of India). Les 12 millions détenteurs de ces cartes peuvent séjourner et travailler en Inde (15 ans pour les PIO, à vie pour les OCI) et acheter des proprieties (sauf agricoles dont ils ne peuvent qu'hériter) mais ils ne peuvent pas voter ni avoir de passeport. 

Sources: http://www.nri-worldwide.com/; http://www.immihelp.com/nri/pio-vs-oci.html; Ministry of Overseas Indian Affairs: http://moia.gov.in/writereaddata/pdf/NRISPIOS-Data%2815-06-12%29new.pdf;  http://link.springer.com/article/10.1007%2Fs40320-012-0002-3/fulltext.html 

(2) En 2000 ; source : http://wdi.worldbank.org/table/6.13

(3) Dont 60% d’actifs ; source : http://www.rotaryclubofbombay.org/Article.aspx?articleid=0906d154-6b98-4d44-b856-037684af38eb

(4) Quand même 3 fois moins que la Chine mais trois fois plus qu’en 2000 ; source http://www.studyabroad.careers360.com/brain-drain-boon-developed-countries-bane-india

(5) 500 universités et 26,000 « colleges » avec un total de 13,6 millions d’étudiants en 2012 ; source : http://www.unom.ac.in/asc/Pdf/Higher%20Education-1.pdf

(6) Seulement 16% des Indiens ont accès  au système éducatif tertiaire (55% dans les pays développés, 11% dans les pays en voie de développement ; source : http://www.india-eu-migration.eu/media/CARIM-India-2012%20-%2004.pdf ; http://www.ugc.ac.in/oldpdf/pub/report/12.pdf

Scheduled Castes (SC) and Tribes (STREAM) constitute approximately 22.5% of the country’s population. Accordingly, a pro-rata reservation of 22.5% (SC 15% and ST 7.5%) has been made for them in educational institutions which come under the administrative control of the Ministry of Human Resource Development and other Central Ministries. Seats are also reserved for other categories of the backward community (OBC). The Government of India implemented the following recommendations in 1990 leading to violent protests: the reservation of 27% of the seats in all scientific, technical and professional institutions run by the Central as well as State Governments for other backward communities (OBCs). Source: http://examcrazy.com/Education-System/India/Indian-Education-Reservation-Quota-System.asp

(7) http://www.kauffman.org/uploadedfiles/americas_loss.pdf

(8) http://www.india-eu-migration.eu/media/CARIM-India-2012%20-%2004.pdf