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lundi, 24 octobre 2016

Trop c'est trop! Ou pas...

Récemment, je trouvais l’Inde trop polluée, trop bruyante, trop chaude, trop puante, trop chaotique, trop compliquée, trop emmoustiquée. Trop quoi. C’était sans doute l’effet ‘trois semaines en Europe en septembre, avec un climat idyllique, les paysages superbes d’Ecosse (sans pollution, sans bruit, sans chaleur, sans humains ; sans rien quoi)''. Avec cela, il y a ces dix  questions qui reviennent toujours sur la vie en Inde, et qui me donnent plutôt l’occasion de revenir sur les difficultés - où j'en finis d'ailleurs par me demander ce que je fais toujours là-bas ! - que les points positifs, je sais pas pourquoi. Le retour à ma « réalité » sous 40 degrés et en plein brouillard de pollution a été un peu rude cette fois-ci.

Too much.jpegJusqu’au jour (moins d’une semaine après le retour) où, dans les toilettes de l’aéroport de Chennai, alors que je galérais depuis cinq bonnes minutes à mettre mes boucles d’oreille – j’ai les oreilles percées depuis deux ans mais je suis toujours aussi manchote et me blesse à chaque fois ou presque – quand la technicienne de surface m’offrit son aide. Ce qui valut à mon oreille droite un charcutage limité !

lundi, 01 août 2016

Alors, la vie à Gurgaon??

Ben pas facile facile l’adaptation… Ne serait-ce qu’au niveau du climat et de la faune.

Par exemple de mai à juin il a fait chaud. Tellement chaud que même les moustiques n’y survivaient pas, et ça c’était chouette ! A près de cinquante degrés, on frôle la liquéfaction, au moins du cerveau. D’ailleurs même l’eau de la piscine devient trop chaude (et ça il faut le faire). Une ou deux petites tempêtes de sable pour agrémenter le tout et donner un peu de fil à retordre à la femme de ménage, la maison apparemment complètement perméable à la poussière. De temps en temps on aperçoit un serpent qui cherche à boire, éventuellement dans la piscine, même lui il pète de chaud le pauvre…

Fin juin-début juillet il y a eu des hauts et des bas et un tout petit peu de pluie. Juste de quoi faire éclore les mouches. Pas mal chiantes les mouches. C’est évidemment quand il fait bien chaud que le gars de la clim vient vérifier que tout marche bien au bureau. Et comme tout marche bien, il décide de faire un peu de zèle et desserrer des vannes. Suite à quoi, il crée un dégât des eaux et se carapate loin de la scène de crime, laissant l’eau couler du plafond allègrement. Sympa l’ambiance on transpire sous les cocotiers au bureau pendant la semaine qui suivit !

Et puis mi-juillet il s’est mis à pleuvoir un peu plus, genre une fois par semaine. Juste de quoi redonner la patate aux moustiques ! Jusqu’à la fin du mois et des pluies diluviennes pendant 2 jours qui détruisirent un paquet d’infrastructure – faut dire, y a pas de système d’évacuation des eaux à Gurgaon, ils pouvaient pas penser à tout quand ils ont construit la ville – et laissèrent la ville en plan pendant presque toute une nuit (voir ci-desous ce que les pauvres riches de ma copropriété ont dû vivre !). Et redonnèrent vie aux… fourmis ! Mais oui mais oui !! Donc en ce moment c’est la valse des mouches, des moustiques et des fourmis. Et il fait presque bon (à part l'humidité qui vient nous rappeler que rien n'est jamais parfait!).

A part ces considérations estivales, climatiques et entomologiques, la vie n’est pas si mal dans notre grande maison tout au calme. Ce qui est un peu pénible c’est de ne rien pouvoir faire à pied. Mais bon, on ne peut pas avoir la crémière, ses fesses et son beurre !

Gurgaon

lundi, 09 mai 2016

Un Samouraï à une soirée de l’Ambassadeur

Intéressantes ces soirées chez l’Ambassadeur suisse, en l’honneur de la visite d’un gros bonnet d’une grosse boîte. Une expérience à faire, pas forcément à renouveler (surtout quand on s’est brillamment illustré comme moi ce soir-là)…

D’abord parce qu’une bonne moitié de l’assistance bosse pour la boîte en question, qui ne t’intéresse que moyennement vu que tu n’as pas de projet à court terme de te reconvertir dans l’agriculture.

Ensuite parce que si tu te disais « tiens chouette je vais me faire des copains suisses » tu t’es fourrée le doigt dans l’œil : il y a exactement six pelés suisses dans toute l’assistance... Et puis c’est pas les plus sympas tu vois, ils ont cette petite arrogance de ce qui ont « vécu » l’Inde, tandis que toi, pauvre gourde… C’est comme ça que l’un d’eux m’a demandé depuis combien de temps j’étais ici. Spontanément j’ai répondu 2 mois. Bah t’aurais vu le regard complice que les pelés se sont échangés… J’ai préféré ne pas relever. Enfin si un peu. Mais ce n’est pas tellement un regard d’admiration qui me fut adressée quand je rectifiais la durée de mon séjour en Inde, mais plutôt le genre de regard qu’on balance aux timbrés !

Et puis surtout il faut faire bien attention à ce que tu dis. Pas comme moi quoi. Par exemple, quand son ‘Excellence’ est venu me serrer la main, je n’étais pas encore bien au fait du protocole :

  • Lui : Hello
  • Moi : Hello
  • Lui : Et vous êtes ?
  • Moi : Emilie
  • Lui : D’où
  • Moi (il commence à être un peu indiscret celui-là !) : De France
  • Lui : Non, je veux dire quelle entreprise ?
  • Moi : Oooops

D’ailleurs la réponse à cette question – réponse que j’affectionne particulièrement parce qu’elle me fait hurler de rire intérieurement à chaque fois – à savoir « je vends des tire-laits » n’est pas du plus bel effet chez Monsieur l’Ambassadeur. En plus comme ils comprennent pas je dois faire pouêt-pouêt avec mes nénés pour expliquer. Tu vois le genre ! Donc finalement je me suis positionnée comme General Manager dans le matériel médical high-tech.

Sinon on peut éviter de placer les commentaires suivants :

« Ah bah si le chef du département légal venait en Inde, il aurait pas droit à une réception comme ça ! »

Ou d’imiter l’accent suisse allemand à voix haute (ça donne à peu près ça : « rrrrrggrrrrrrgrrrr »).

Ou « Ah vous travaillez pour Truc ! Je connais bien, c’est le concurrent de Muche ! ».

Ou « Si on se fait pincer l’Ambassadeur viendra nous sauver ! » (pas top quand l’Ambassadeur en question est juste derrière vous)

 inde,ambassade de suisse,cocktails de l'ambassadeurQuand on arrive à balancer toutes ces âneries à jeun, il est également recommandé d’éviter de se jeter sur les verres de vin (indien) qui passent et repassent. Pareil pour le gâteau au chocolat – c’est moins grave de passer pour une morphale que pour une pochtronne (et le risque de se discréditer complètement est moins grand), mais ça fait quand même pas très classe… (J’ai essayé de la jouer discrète mais il était trop bon !)

J’étais en pleine forme de Samouraï moi ce soir-là ! Débordante de connerie !!