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jeudi, 18 septembre 2008

Le Chinglish c'est trop marrant

Dans un article récent (Article_TOI_Why Hinglish will beat Chinglish_310808.pdf,) une journaliste, qui simplifiait un peu en faisant de tous les Indiens les héritiers du sanscrit mais passons, expliquait pourquoi l’Inde ne se ferait pas voler par la Chine son titre incontesté de leader mondial des call centers (trop bien!).

Et c’est parce que les Indiens parlent mieux anglais que les Chinois. Et c’est quand même bien vrai. Même si ils se sont approprié l’anglais à leur manière (voir notamment a l’Hinglish, simple mixte anglais-hindi (bien pratique pour comprendre les Bollywoods)). Beaucoup d’Indiens ne parlent pas un anglais de qualité parce qu’ils traduisent instinctivement leurs phrases en Anglais, ce qui est souvent rigolo. Comme lorsque je traduis littéralement des expressions françaises pour Shiv, du genre « you give me the hand, I want the arm »…

 

Mais il paraît que c’est encore plus rigolo en Chinois ! Voilà par exemple des panneaux que l’on peut trouver en Chine, devant les toilettes :

- Go Into the Toilet Beard Know

- The service object of this toilet is limited by a person only.

- The toilet provides only into the toilet place, the dissatisfied foot goes into the toilet to have a bowel movement outside of other request.

- The one who go into toilet want to take good care of toilet facilities, strictlying forbid to move this toilet tool to did it touse.

- Go into the toilet beard to place excrement the tool is intestablishment inside, cannot spread to leak.

- The one who go into toilet cannot clamour loudly. The in order to prevent make other go into toilet is frighten.

- Go into toilet and cannot will boil to make food to take isedible into this toilet, the in order to prevent break good go into toilenvironment.

- Can not move bowels in the urine the pond.

- Please read this beard to know hard into the toilet and act according to carry on.

 

Et voici d’autres exemples, du site engrish.com.

- Sign at a counter of China Eastern Airlines. Check in animals and alcoholics, passengers may carry 2 bottles wine.

- Sign in a garden. Little grass is having rest, don’t disturb them.

- Sign in a garage. If you are stolen, call the police at once.

- Sign at a river. Take the child, fall into water carefully.

- Space for rent: Please inform office if you are interesting.

- Sign at a cliff. Be careful the safe. No jumping.

- Sign at river. Take care to fall into water.

- Sign at a clothes shop. Kids swear.

- Sign on a wall. Dying right here is strictly prohibited.

- Sign in East China Hotel, regarding stoppage of water in taps. We are awfully sorry for the convenience to you. Thank you for your uncooperation.

- Sign at cliff: Care for life, do not fun.

- Sign near a low roof. Bump the head care sully

- Sign at a railway platform. Please don’t cross any railings lest suddenness happens.

- Sign at an airport. Pregnant woman over 70 and disabled people lounge.

- Sign at a hotel. Please present your voucher before breakfart.

 

Some signboards have inadvertent sexual connotations:

- Poster for body cream: Whitening peeling cream, removes horniness.

- Sign at a pond. Please do not feed the fish with your privates.

- Poster outside a shop. Pleasanty surprise of groping.

- Sign in a store. May your satisfaction sincerely aroused by me.

- Piano teaching manual. Piano Teachers’ Intercourse Book.

- Sign at a park. No kicking of balls.

- Sign in a store. Please don’t touch yourself. Let us help you try out.

- Sign in a department store. Rear-service Department.

mercredi, 17 septembre 2008

Langues indiennes

Et toi, tu parles Indien ? Mais bien sûr…

 

En bref

 

En il faut bien se représenter que l’Inde qui ne connaît une unité territoriale que depuis 61 ans (Indépendance) n’a jamais connu d’unité linguistique. C’est juste plein de petits territoires. Et donc plein de langues… Le sanskrit, le persan puis l'anglais furent donc successivement et concurremment les langues de pointe du sub-continent qui, tardivement, et de l'extérieur, fut nommé Inde.

 

Le sanskrit et le tamil sont les langues classiques de l’Inde d’après le Gouvernement : la littérature sanscrite (dans le Nord de l’Inde) remonterait à 5 000 ans avant J.-C.* et le Tamil à 3 000.

Vers 5 000 ans avant J.-C. apparaît donc le sanskrit, la langue du védisme, la religion ancêtre de l’hindouisme. Le sanscrit, la plus vieille langue écrite de l’Inde (dans les années 400 avant J.-C., le grammairien Panini a écrit une description très détaillée du Sanskrit classique), va se développer comme la langue des brahmanes, réservée à une élite et ne sera jamais une langue d’usage ; mais c’est aussi la base de nombreuses langues modernes, y compris l’Hindi et l’Urdu.

Puis vers le 10ème siècle commence le déclin du sanscrit, au profit du persan. Le persan, une langue cousine du sanskrit mais modernisée et pénétrée d'influences arabes, s’est imposé avec la domination moghole. C’est d’ailleurs demeuré la langue officielle de « l'empire des Indes » jusqu'en 1947 et continue à jouir d'un grand prestige, même en Inde indépendante. Dorénavant, les sultans musulmans – parfois des convertis – sont au pouvoir.

Et puis l’anglais, comme on sait…

 

Les langues parlées aujourd’hui

 

Il y a aujourd’hui, en Inde :

-          22 langues officielles, et plus de 1 000 langues parlées (1 652).

-          D’après un recensement en 2001, 29 langues maternelles étaient parlées par plus d’un million de gens, 122 par plus de 10 000.

-          L’article 343 de la Constitution indienne reconnaît l’Hindi et son script Devanagari comme la langue officielle du gouvernement central de l’Inde.

-          Pour assurer une continuité, la Constitution permet l’usage de l’Anglais pour des communications officielles.

-          L’article 345 stipule la reconnaissance constitutionnelle aux « langues officielles » de l’union : toute langue adoptée par la législation d’un Etat est reconnue langue officielle de l’Etat.

 

Les langues indiennes appartiennent à 4 familles (les 2 premières étant les plus importantes : 98%) :

-          Indo-européenne** (les 54 langues de ce groupe sont surtout parlées dans les régions Nord et Centre à 75% de la population indienne les parlent),

-          Dravidienne (les 20 langues de ce groupe sont surtout parlées dans le Sud à 23% de la population indienne les parlent : tamoul dans le Tamil Nadu, kannada dans le Karnataka, telugu dans l’Andrah Pradesh, malayalam dans le Kerala),

-          Mon-Khmer ou austrio-asiatique (les 20 langues de ce groupe sont surtout parlées dans les régions Est),

-          Sino-tibétaine ou tibéto-birmane (les 98 langues de ce groupe sont surtout parlées dans les régions himalayennes, au Nord).


Population selon la langue parlée (en 2000) : hindi 337 millions, bengali 69 millions, telugu 66 millions, marathi 16 millions, tamoul 53 millions, urdu 43 millions, gujarâtî 40 millions, kannada 32 millions, malayalam 30 millions, oriya 30 millions, punjabi 23 millions, assamais 13 millions et sindhi 2 millions.

 

Une petite histoire du sanscrit (extrait de :  Une histoire de l'écriture et de la littérature sanscrites_Michel Angot_Avril 2002.pdf)

 

Le sanskrit : une langue raffinée qui n'a jamais été une langue d'usage

Le nom du sanskrit, contrairement à ceux des autres langues, n'est en rien lié à un peuple ou un État déterminés. Le persan, l'anglais, le français, furent d'abord le nom de la langue régionale parlée par un certain peuple avant de devenir, de gré ou de force, les langues parlées dans un certain État et même d'être exportées selon des modalités diverses dans quelques parties du monde. Or il n'y a jamais eu un « peuple sanskrit » ni un « État sanskrit », ni un État ayant porté un autre nom mais où le sanskrit aurait été la langue nationale ou la langue prépondérante. Quand ce mot fut employé en l'appliquant à cette langue, le « sanskrit » avait déjà un long passé anonyme : le terme est ignoré du Veda et même des fondateurs de la grammaire. Et, quand elle fut adoptée, cette épithète signifiait seulement que la langue en question était soumise, plus rigoureusement que d'autres, aux lois de la grammaire. Samskritam dont nous avons fait « sanskrit », ou « sanscrit » selon certains dictionnaires, signifie en effet « raffiné, achevé » et ce raffinement était fonction de la manière dont ses utilisateurs brahmanes se représentaient cette langue. Il faut attendre l'époque contemporaine pour qu'un certain nationalisme indien imagine le sanskrit comme langue nationale de l'Inde. Ce trait doit être souligné car il constitue un caractère essentiel du sanskrit et explique une partie de sa spécificité : le sanskrit n'a jamais été soumis aux pressions de l'usage comme le furent et le sont le français ou l'allemand.

 

Une langue fixe, pérenne et sacrée au seul usage des brahmanes

Il faut nécessairement comprendre ce que furent les brahmanes, les créateurs et principaux utilisateurs du sanskrit. Que ce soit la langue védique, alias le sanskrit « archaïque », ou la langue « classique », le sanskrit est demeuré attaché à cette infime minorité de la population. Le sanskrit, tant védique que classique, fut d'abord la langue des brahmanes, ces êtres qui, dans la hiérarchie des créatures, jouissent d'un statut supérieur, les seuls qui soient réputés être pleinement des hommes.

Qu'est-ce qui à l'époque – rappelons que nous ne sommes ni en train de décrire la société indienne d'aujourd'hui ni la façon dont le sanskrit est considéré de nos jours – assurait aux brahmanes leur supériorité sans cesse affirmée dans les textes ? Ce n'est pas leur fonction religieuse d'officiants, de « prêtres » dirait-on, car ils n'ont pas le monopole de cette fonction et, à la différence de nos prêtres, ils sont choisis par ceux qui les emploient et les payent. D'ailleurs ils ne sont officiants que pendant la durée de la cérémonie. Ils n'ont pas non plus, loin s'en faut, le monopole du religieux, une dimension qui est diffuse dans tout le corps social. Les brahmanes n'ont pas accès par statut aux pouvoirs politique ou économique. Ils ne sont pas comparables aux scribes de l'Égypte antique : le sanskrit n'est écrit que tardivement et plutôt contre la volonté des brahmanes pour qui toujours la connaissance est parole et qui réservent les grises nuances du monde à la noirceur de l'écrit. Les brahmanes ne forment pas non plus, comme les mandarins de l'Empire chinois, un corps d'administrateurs au service de l'État. Ces deux fonctions, scribes et administrateurs, étaient réservées à une caste spécifique dont le statut fut toujours inférieur à celui des brahmanes même si certains de ces derniers pouvaient participer, à titre de conseillers, à l'exercice du pouvoir.

Non ! Ce qui assurait leur prééminence c'était le privilège qu'ils avaient d'énoncer en sanskrit, de transmettre par la voix et de garder en mémoire les normes du monde et des hommes ; ils étaient en position d'énoncer des normes pures, de dire le vrai c'est-à-dire ce qui, condamné à ne pas exister, devait être mis à l'abri pour demeurer à jamais la source du réel changeant. Cette distance entre le vrai qu'ils énoncent et le réel qu'ils inspirent caractérise les brahmanes pour le principal et donne sa saveur à la langue sanskrite qu'ils utilisent à cette fin. C'est ainsi qu'on peut expliquer les trois caractères majeurs de la langue des brahmanes : comme les normes sont fixes, appartiennent à tous les temps et doivent se tenir à distance de l'histoire, la langue qui les énonce se doit d'être fixe, pérenne et sacrée. Adoptant la vieille langue védique archaïque, les brahmanes l'ont adaptée à leurs besoins spirituels et intellectuels et ont ainsi créé le sanskrit qu'ils ont fixé, pérennisé et sacralisé. Il fallait bien que cette position des brahmanes soit fondamentalement acceptée par tous ou par une majorité et, même si elle a été discutée par certains, les bouddhistes notamment, les opposants ont eux-mêmes constitué une classe d'érudits qui a finalement adopté le sanskrit pour discuter avec les brahmanes ; souvent ces érudits étaient d'origine brahmanique.

 

Début d'un lent déclin

Vers le 10ème siècle, commence un lent déclin : une nouvelle religion s'installe brutalement dans la plaine indo-gangétique et avec elle la langue de culture des nouveaux arrivants : le persan, une langue cousine du sanskrit mais modernisée et pénétrée d'influences arabes ; le persan est demeuré la langue officielle de « l'empire des Indes » jusqu'en 1947 et continue à jouir d'un grand prestige, même en Inde indépendante. Dorénavant, les sultans musulmans – parfois des convertis – sont au pouvoir. En 1565, le dernier grand Empire hindou disparaît. Tout cela a évidemment un impact important sur le sanskrit. Notamment, même si les brahmanes n'ont pas été totalement écartés des cercles du pouvoir, même s'ils ont appris le persan et ont été associés à la gestion des différents sultanats musulmans, ils ont cessé de fait d'occuper dans la société la place qui était la leur jusque-là. Ils n'ont pas vaincu l'islam comme ils avaient vaincu le bouddhisme et en Inde même, ils ont été sur la défensive. Les circuits économiques se détournent d'eux. Or ils ne pouvaient se consacrer à l'étude des lettres sanskrites que parce que des rois hindous et vainqueurs, en leur octroyant régulièrement des terres, leur permettaient d'avoir des revenus. Dès lors que les rois hindous sont systématiquement vaincus, qui va entretenir les brahmanes ? Comment vont-ils survivre ? Cela les fait dépendre plus étroitement qu'auparavant de la générosité des fidèles, de la société civile. Par ailleurs, avec le persan, arrivent d'autres lettrés, en liaison directe avec l'espace arabo-musulman, lequel brille alors de tous ses feux. De nouveaux savoirs, de nouvelles pensées se font jour. Le quatrième millénaire de l'histoire du sanskrit est celui d'une lente décadence : confite dans sa perfection, la langue sanskrite n'est plus au service d'une pensée neuve ou novatrice ; les ouvrages oscillent entre résumés ou exposés didactiques et commentaires prodigieux d'érudition mais quelque peu vains. Même le domaine du religieux échappe peu à peu au sanskrit : les grandes œuvres sont traduites, ou plutôt adaptées dans les langues vernaculaires. Le Râmâyana sanskrit de Vâlmîki est ainsi la source principale de l'Irâmâvatâram, « L'avatâr de Râma », de Kamban (entre le IXe et le XIIe siècle), considéré comme le chef-d'œuvre de la littérature tamoule, au sud de l'Inde. De même, le Râmcaritmânas, « Le lac spirituel de la geste de Rama », écrit en hindî par le brahmane Tulsî-Dâs (1532-1623). Dans l'Inde d'aujourd'hui, quand on parle du Râmâyana, on fait référence à ceux de Kamban, de Tulsî-Dâs, ou à d'autres adaptations qui ont été parfois totalement réécrites dans les langues indiennes. Les ouvrages proprement religieux rédigés en sanskrit sont alors doublés par leurs traductions en hindî, en tamoul… aujourd'hui certains religieux ont même oublié l'original et sont tout surpris quand ils apprennent que le texte qu'ils tiennent pour l'original est en fait une traduction ou une adaptation du sanskrit.

 

Sources :

http://www.dma.ens.fr/culturemath/histoire%20des%20maths/htm/Keller06_Inde/Keller_Inde.htm

http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/une_histoire_de_la_langue_et_de_la_litterature_sanskrites_1.asp

http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/college/04-05/conferences/01-05-langage/02-demoule-renfrew/index.htm

http://www.indianlanguages.com/main/index.php

http://pagesperso-orange.fr/compilhistoire/vedisme.htm

http://www.cs.colostate.edu/~malaiya/scripts.html

http://indiansaga.com/languages/index.html

 

* Les plus anciens textes que nous connaissons de l’Inde s’appellent les Védas ; ce sont des textes sacrés. La date de fixation des Védas (qui comme la Bible ou l’Odyssée sont formés d’une succession de textes oraux d’âge divers) est sujet à débat : la fourchette pour la fixation de ces poèmes va de 5 000 avant Jésus-Christ à 1 500 avant Jésus-Christ ; en général on coupe la poire en deux et on évoque environ 2 500 avant Jésus-Christ pour marquer le début de l’ère védique, qui succède à une civilisation dont nous avons les traces archéologiques mais dont nous ne savons pas grand chose, faute d’avoir déchiffré son écriture.

Vers 500 avant J.-C. naissent de nouvelles religions en réaction au védisme, il s’agit notamment du Bouddhisme et du Jainisme. Leurs premiers textes ne seront pas en Sanskrit, mais dans des langues régionales, «vernaculaires», le pali et le prakrit. Cependant, au fur et à mesure que des écoles de logique, de grammaire et de poétique se créeront au sein de ces religions et qu’elles en viendront à débattre avec leurs collègues hindous, les savants intellectuels issus de ces traditions religieuses se mettront aussi à produire des textes en sanskrit.

 

** Depuis la fin du 18ème siècle (1813 : naissance du terme « indo-européen »), on a reconnu l'existence en Europe et ailleurs d'une « famille » linguistique, dont les origines doivent remonter jusqu'à une époque préhistorique lointaine. La plupart des langues européennes actuelles, ainsi que l'iranien et un certain nombre de langues indiennes, sont membres de cette même famille, que l'on appelle « indo-européenne », et toutes présumées descendues d'une seule langue ancestrale.

Caractères.JPG

 

jeudi, 22 mai 2008

Indian English / English in India

NB : L’anglais est arrivé en Inde au début des années 1600, avec la Compagnie des Indes et aurait dû en partir en 1947 – les Anglais ayant en effet exigé que les Indiens « désapprennent » l’anglais (ah l’humour britannique). Aujourd’hui, l’anglais est une « associate official language », une langue officielle associée, même si il est moins important que l’hindi. L’objectif affiché est qu'il soit remplacé par le seul hindi comme langue de communication interne mais cela pose problème dans les Etats du Sud où la pénétration de l'hindi est très faible et par ailleurs l’intégration à l’économie mondiale rend cet objectif impossible. L’Inde compterait 350 millions d’anglophones (les chiffres varient complètement de 10 à 35% mais à ma petite échelle d’expatriée, ça suffit très bien). L’anglais s’est développé à sa manière, s’agrémentant de mots hindi (ce qui donne le « hinglish »), conservant des formules désuètes etc., un peu comme le Français au Québec en somme. On trouve même des dictionnaires d’Indian English…

Et voilà comment l’autre jour, tandis que je demandais à mon tailleur de me faire la réplique d’une robe, je me suis entendue lui dire: “I want the EXACT SAME”. Et là, j’ai flippé ! Et puis finalement, c’est normal de choper les tournures de langue du pays, non ??

Voici donc quelques exemples d’expressions et de formules de grammaire anglaise version indianisée, qui m’ont bien fait marrer (à chaque fois je reconnais mon collègue !) et également surprise – quelques tournures incorrectes que je croyais bonnes !

Vous savez que vous avez passé trop de temps en Inde quand par exemple vous dites (le détail et la mise en page dans le fichier:Indian English.pdf) : 

ILS DISENT / THEY SAY à AU LIEU DE / INSTEAD OF

I am liking it very much. I am understanding it. She is knowing the answer. à I like it very much.

Let us discuss about this. à Let us discuss this.

They did it, no? / He is here, isn’t it? / She closed the door, did she? à They did it, didn’t they? / He is here, isn’t he? / She closed the door, didn’t she?

A: You didn't come on the bus? B: Yes, I didn't." à A: You didn't come on the bus? B: No, I didn't."

My all closets are empty. à My closets are all empty.

He does this always. à He always does this.

Where you are going? / Tell me where are you going. à Where are you going? / Tell me where you are going.

I only told her to do that. à I Ø told her to do that.

She had so much of work to do that… à She had so much Ø work to do that…

Let’s go out for some ice-cream-ice-cream. / She has curly-curly hair. / You will get used to the humidity slowly-slowly. / Don't worry about small-small things. à Let us go out for some ice-cream Ø.

Seriously / Actually etc., she is a good person. à Ø she is a good person.

What is your good name? à What is your Ø name?

Please do the needful. à Could you help me with this?

Where do you stay?à Where do you live?

I don't take meat/milk. à I don't eat meat / drink milk.

It is really bad. / There is none. à It is worst. / There is less.

Out of station.à Out of town.

Tell me (used when answering the phone) à How can I help you?

T-K. ("theek hai" literally means "fine is") à O-K.

Hotel à Restaurant

Kindly disregard the previous message. à Please disregard the previous message.

My head is paining. –> My head is hurting.

Cover à Envelope ou shopping bag

I got fired today at the office. à I have been given an oral (not written) dressing down by a superior / sacked / dismissed.

To revert à To reply to

Today morning / Yesterday night –> This morning / Last night

Healthy à Fat people

To reduce à To lose weight

Bring it this side. / We went that side. à Bring it here. / We went there.

Metro (for Metropolis) à Big city

When are you shifting? à When are you moving?

Do you have sugar? à Do you have diabetes?

I have BP! à I am suffering from high BP or hypertension.

I met my friend last night. à I spent time with my friend last night.

I also need a blanket. / He was late also. à I too need a blanket. / He was late as well.

Open / Close the air conditioner. à Turn on / Turn off the air conditioner.

Open your shirt. à Take off your shirt.

Current went and came. à The power went out and came back.

You are gifting me a new cell phone? à You are giving me a new cell phone?

Curd à Yoghurt

Batchmate or batch-mate à Not classmate, but a schoolmate of the same grade

Eggitarian à A person who is eats vegetarian food, milk and eggs but not meat

Brother / Sister à Male brother & first cousin / Female sister & first cousin

Deadly à Intense

Hi-fi à Stylish or beyond the perception of the average person

Sexy à Excellent or extremely cool

Gone for a toss. à Something got ruined.

Bucks à Rupees

I had gone. à I went.

I would be going to New York this weekend. à I will be going to New York this weekend.

I have been working since four years. à I have been working for four years ou I have been working since four years ago.

Can you drop me? à Can you drop me off?

Throw it. à Throw it out.

Wish her. à Wish her a happy birthday.

Let's go to city. à Let's go to the city.

I heard that you have written a document on... Could you send me the same? à I heard that you have written a document on... Could you send it to me?

What I did? à What did I do?

I met him five years back. à I met him five years ago.

Arey! C'mon, yaar! Don't be such a killjoy! / Long time no see, bhai. / Ay, bhaiyya! Over here! / How much to go to the train station, boss? /Arey! What a good job you did!, Accha, so that's your plan. 

Pour ce qui est de l’accent, l’accent indien surprend toujours mais au final il est assez proche de l’accent français : inutile donc de vouloir se la raconter avec un accent britannique !

Sources: chillibreeze.com par Dr. Roopa Nishi Vishwanathan et Wikipédia, article de John Lawler.