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mardi, 25 novembre 2008

XY: 3. Une nana exigeante

Attention, tout ce que je peux dire ci-dessous sur ma nouvelle colocataire – on l’appellera XY pour des raisons que j’expliquerai plus tard – ne prétend en rien la caricaturer en tant qu’indienne.

 

Un autre jour, je me prépare un café. Je propose à chaque fois mais elle n’en boit jamais. Alors ce matin-là, je ne propose pas. Et bien elle se pointe à coté de moi et me sort « I want coffee also. » Alors déjà ma poulette, chez moi on dit « tu pourrais me faire un café s’il te plait ». Ok, ici on ne s’embarrasse pas de ce genre de tournure mais ce ton impératif, tu vas me le changer direct.

 

Je reçois d’autres ordres : embaucher une nouvelle bonne. Les problèmes avec toutes les précédentes et la qualité de leur travail m’a fait renoncer… Je préfère faire tout moi-même, de toute façon je lave déjà ma chambre et mes fringues. Ses vêtements, elle a qu’à les donner à laver au type qui passe tous les jours mais non she « needs a bhai ». Pas de problème, on en prendra une, mais je veux même pas en entendre parler…

Je dois aussi lui ouvrir une ligne de portable à mon nom (un vendeur lui pose des problèmes à cause de sa preuve de résidence et elle a la flegme d’en essayer un autre). Mais si c’est une terroriste cachée ?? Sur qui ça retombe ? Bibi… - euh oui, je suis pas mal orientée terrorisme en ce moment… J'ai donc esquivé la chose, mais mademoiselle est revenue à la charge en me disant qu'elle avait pas que ça à faire de trouver un autre vendeur de puces. Elle a beaucoup d'humour... Comme si moi j'avais que ça à faire....

 

Et puis il faut voir l’impatience de madame quand je réponds pas à ses questions comme elle veut. Son thème préféré : Shiv. Et ses questions du genre « mon endroit le plus romantique en Inde » , « la chose la plus sauvage que j’ai faite avec Shiv » (oui je suis SA référence en matière d’histoires de cœur, d’ailleurs le reste n’existe pas, à part la bouffe). Eh ben ce genre de questions, soit j’ai pas la réponse soit j’ai pas envie de la donner… Dans les deux cas, elle insiste pendant 10 minutes, me traite de relou et menace de ne plus me parler. Je retombe en enfance…

 

Ma revanche : mettre mes pieds sur le journal lui-même posé sur la table de la cuisine et refuser de les enlever en faisant la fille butée : « je ferai une prière à la déesse t’inquiète pas ». Je sens bien que ça la perturbe. Comme les maniaques qui ne supportent pas les coins de table et les cachent avec des torchons (j’en ai connu une comme ça récemment). La vue de mes pieds sur le journal, insupportable. En Inde, il est interdit de mettre ses pieds (impurs) sur toute forme de connaissance, y compris le Pune Mirror (la plus grosse merde journalistique jamais écrite).

 

On sent la fille unique ouhlala ! Je plains déjà son mari… D’ailleurs, on s’oriente là-dessus dans le prochain épisode ;)

samedi, 22 novembre 2008

XY: 2. La rencontre

Attention, tout ce que je peux dire ci-dessous sur ma nouvelle colocataire – on l’appellera XY pour des raisons que j’expliquerai plus tard – ne prétend en rien la caricaturer en tant qu’indienne.

 

Dimanche matin, 7 heures du matin. Je débarque plus tôt (d’une heure) que prévu de mon bus et la porte d’entrée est fermée à clé de l’intérieur. Ca m’énerve direct. Pour couronner le tout, XY a tout chamboulé dans l’appartement.  Voilà le deal au départ :

-          La chambre du fond : avec le balcon et les étagères mais un lit simple et pas d’eau chaude.

-          La chambre du milieu : avec lit double, armoire et eau chaude mais pas de balcon.

Et bien elle a choisi la première. Soit. Mais elle a échangé les lits, et heureusement que l’armoire était trop lourde pour elle… Elle exige le transfert. Je refuse immédiatement et catégoriquement de transporter l’armoire. Je fais quoi avec une chambre vide moi après ?

Là-dessus je vais me reposer...

 

Et à partir de midi et jusqu’à 23 heures, impossible de la faire taire ! J’ai eu droit à : ses courbatures (malgré son ramdam dans tout l’immeuble dimanche, elle n’a pas trouvé la bonne et s’est fait mal à force de nettoyer (c’est SUR c’est la première fois de sa vie qu’elle fait du ménage !!)) ; à ses sacs de dal et riz qui trainent dans la cuisine parce qu’elle ne sait pas cuisiner (et pourtant le dal-riz c’est le basique, comme mes pates…) ; à un caca nerveux pour que je sorte le téléphone fixe de ma chambre (pas de bol, y a un fil, et une seule prise pour ce fil !) etc.

Une chieuse…

 

Entre-temps nous sommes allées déjeuner. A pied. Pour lui montrer le coin. Ah ben j’en ai entendu parler des kilos qu’elle a perdus après avoir marché 10 minutes ! Et ce n’est que par politesse et parce qu’on ne se connait pas qu’elle n’a pas râlé (dixit elle-même) et pris un rickshaw. Ca promet… Et dire qu’elle veut maigrir…

jeudi, 20 novembre 2008

Les perles magiques...

C’est génial, on n’arrête pas d’apprendre…

 

Ce matin, une inspiration : et si je mettais un collier ?? Ca ne m’arrive qu’une fois par an, faut savoir… Donc je prends un de mes 3 colliers, une bricole achetée à l’aéroport : un truc hyper grand avec des boules vert d’eau.

Et tout le monde qui me regarde bizarrement…

Je me dis que c’est normal, quand on met un truc qu’on n’a pas l’habitude de porter, ça doit se sentir.

Mais voilà qu’au bureau, mon collègue me demande si je veux devenir une sainte.

????

Et mon autre collègue de me demander si je me retire du monde ??

Mais qu’est-ce qu’ils ont tous ??

Explication toute simple : mes boules rappellent des boules de chapelet et une femme qui les porte indique à la société qu’elle est sur le point d’aller s’enterrer dans un monastère…

Si j’eus su…